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Tome XV.
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ùc. qui se vitrifient difficilement', jamaisfans addition ; ou 3 0 . une terre moyenne,qui naît de la combinaison des deux ,comme dans le diamant, le rubi , l’éme-raude, le saphir, la topase , la cornaline ,l’opale; ou 4®. une substance métallique ,comme dans l’hématite , l’hyacinte , le gre-nat, la pyrite, qui contiennent du fer ; lamalachite , le lapis-lazuli, qui tiennent ducuivre, Ùc.

A ces matières fossiles hypostatiques,selon lui, se sont jointes des matières moinsessentielles, qui font 1°. ou salines, commedans les coraux , plusieurs stalactites, labélemnite , la pierre de porc , la pierre-ponce , ùc. ou 2°. huileuses, comme dansles charbons de terre , la pierre alumi-neuse, l’ardoise grasse, Ùc. 3 0 . ou métal-liques , comme dans les stalactites bleues,teintes parle cuivre , dans le jaspe , la cor-naline , ùc. 4 0 . ou sulfureuses , commedans la pierre de Bologne, les pyrites, Ùc.

Les principales maniérés dont on peut-concevoir , selon lui, que se forment lespierres, font, i°. la congélation, commela pierre cornée , les pierres à fusil. II sup-pose une matière fossile visqueuse, gélati-neuse , qui s’unit, se coagule , se desseched’une maniéré simultanée. De là vient quedans ces pierres on trouve des corps étran-gers , des corps marins renfermés , ainsique les insectes se trouvent enfermes dansle fuccin. Mais c’est dans la craie , qui estcalcaire & qui est unie à la pierre à fusil,que se trouvent d’ordinaire ces corps étran-gers. 2®. La seconde maniéré est la concré-tion. Des particules terrestres flotta i tesdans l’eau, divisées & soutenues fans latroubler , s’affaissent, se filtrent ou se sé-parent de l’eau, s’attirent, & fe réunissantforment enfin un corps solide. Ainsi naissentles pierres calcaires, les stalactites, les tufs,les marnes pétrifiées, les ardoises. S’il sejoint dans la concrétion ou la coalefcence,d’autres matières , comme du fable , depetites pierres , il en naît des pierres degrès, ùc. que la partie grasse de Peau liefortement ; c’est donc une coalefcencelente ; & s’il se joint encore quelques par-ties de fer , qui donnent de la liaison &plus de dureté , il en résulte les pierres lesplus dures. 3 0 . Une forte de végétation est

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la troisième maniéré dont fe formefit quel-

? ues pierres. Tels font tous les lithophytes.

)n y voit un tronc, des branches, dontl’extrêmité est molle lorsqu’ils font ré-cemment tirés de la mer. II est démontréaujourd’hui que ce font les habitations depetits vers marins, à qui ces lithophytesfervent de loges. II y a quelqu’analogieentre la formation des lithophytes & celledes ostéocolles, qui croissent dans les terressablonneuses ; mais on ne peut supposerdans ceux-ci ni semences ni insectes. 4®.La cristallisation est une quatrième ma-niéré dont fe forment une multitude defossiles. Des particules solides, fort petites,régulières , uniformes , fe trouvant éten-dues & soutenues dans un fluide, fe réu-nissent , adhèrent & forment un corps dur,continu , plus ou moins transparent , quiaffecte une figure géométrique , qui naîtde la forme & de la réunion des moléculesprimitives uniformes. 5 0 . Enfin la pétrifi-cation proprement dite est la cinquièmemaniéré dont fe forment grand nombre defojjìles. Telle est l’origine de tous les vé-gétaux & de tous les animaux qui fe trou-vent pétrifiés dans le sein de la terre , ensi grande quantité, & par-touj changés enpierre. D’abord , tous les végétaux & tousles animaux renferment une quantité departies terrestres, salines & minérales, quientrent essentiellement dans leur composi-tion. Tous les règnes font donc déjà liés parune affinité & une chaîne indissoluble. Ainsicomme tous les corps ont commencé parêtre de la terre , ils se réduisent de mêmeen terre. Ainsi encore, quand des végétauxou des animaux , ou leurs parties , font assezsolides pour être garanties de la putréfac-tion dans le sein de la terre, & quTlfetrouyedes sucs propres à former les pierres, cescorps étrangers qui en font pénétrés, de-viennent de vraies pierres.

On comprend fans peine qu’en ne con-sultant , comme Pott, que l’analyse des fos-siles , ou comme Henckel, que leur com-position ou leur origine, on ne fau roi t bâtirun système commode pour ranger les fos-siles , un système qui réponde à leurs ap-parences , à leurs qualités sensibles, à leurscaractères extérieurs. II est donc bien plusI difficile d’imaginer pour les fossiles une