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part dès couches de la terre comme Pefïètou !e dépôt des eaux de l’Océan ; il n’ofepas dire toutes : ces dépôts successifs d’unelongue fuite deíîecîes ne peuvent être l’ef-fet simultané d’une révolution ou d’une dis-solution enticre de la surface, comme Pontcru Woodtvard, Scheuchzer & plusieurs au-tres. Le naturaliste Suédois partage en gé-néral ces couches en cinq portions ; l’in-férieure de pierre de grès ; la seconde deschiste ,1a troisième de marbre, où se trou-vent les pétrifications marines ; la quatriè-me schisteuse ; la supérieure de roche, sou-vent très-vaste. V. COUCHES de la. terre.
II suppose que POcéan a été troublé parles vents & les pluies nitreuses, ce qui adonné lieu à une cristallisation & à uneprécipitation de Peau de la mer, en fable,qui a couvert aussi-tôt le fond de POcéan.
Les iúcus & les plantes marines, cou-vrant bientôt aussi ce fond, ont arrêté lemouvement des eaux dans les profondeursde POcéan.
La terre formée par la destruction de cesplantes, est descendue sur le sable plus pe-sant , & de nouvelles plantes ont cru furce nouveau lit.
Les vers & les insectes marins, mollus-ques, testacés, litophytes, & zoophytes,les poissons, leurs œufs, se sont trouvésdeííús, & ont été ensevelis destòus ce litde plantes détruites. Un sédiment argil-leux a couvert peu à peu ces cadavres &ces corps marins , à diftérentes hauteurs,selon les circonstances, jusqu’à ce que cettemastè , élevée peu à peu jusqu’à la surfacede Peau , l’a preste & contraint de se re-tirer. Ainsi se sont formées les branches,les plages, les rochers , contre lesquels lamer a fans cesse rejeté les fucus détruits,réduits en terre , jusqu’à ce que la couchede terre sablonneuse de destòus ait reparuau-dessus. Si elle s’est desséchée , ç’a été dufable mobile: si elle s’estendurcie par uneconcrétion, elle est devenue un rocher.C’est ainsi que s’est formée en gros Lt engénéral la couche inférieure de pierre aré-nacée ; la seconde de terreau endurci &devenu schisteux ; la troisième d’argille &de marbre , remplie d’animaux ; la qua-trime schisteuse , à peu près comme la se-conde ; enfin la cinquième ou supérieure,
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composée de fable avec un mélange de corpsétrangers. C’est donc ainsi , selon Linné,que se sont formées les couches & que sesont élevées les montagnes, lorsque la cou-che d’argille & de marbre a été endurcieavec les pétrifications des corps marins.Ainsi les hautes montagnes font les filles dessiécles écoulés.
II y a dans la chaîne de ce système ingé-nieux , des vérités appuyées fur des obser-vations fixes & certaines, mais aussi des sup-positions qui ne font pas encore démontrées.Attachons-nous donc bien plutôt à étudierla nature qu’à vouloir Pexpliquer , à obser-ver les faits qu’à bâtir des hypothèses. Ceshypothèses, enfans de l’imagination & dela fantaisie de tout expliquer , furent tou-jours un obstacle aux progrès des observa-tions plus certaines : prévenus en faveur deleurs hypothèses, l’un ne voit dans le globede la terre que les traces d’un incendie ; &l’autre, que les effets du dépôt des eaux del’Océan qui s’est retiré peu à peu.
Après avoir ainsi parcouru les diversesidées des naturalistes fur l’origine , la for-mation & la composition des fqjsdes , ilnous reste à exposer, d’après leurs qualitésles plus sensibles, la méthode la plus sim-ple de les classisier , ou de les ranger enclasses, en ordres , en genres & en especesprincipales. Voici d’abord le tableau géné-ral des classes & des ordres : nous donne-rons ensuite celui des genres &. des especescomprises.
Classes. Ordres.
I. Terres. i.
2 .
3 -4 •
II. Pierres, i.
2 .
III. Sels.
3 -
4 -
i.
2 .
3 -
4 -
7 -
8 .
Terres maigres.
Terres grastès.
Terres minérales.Sables.
Pierres calcaires.Pierres vitrescibles,Pierres réfractaires.Pierres sur-compoíées.Vitriol.
Nitre.
Alun.
Sel commun.
Alkali fojjile.
Acide fojfile.
Sel neutre.
Sel ammoniac.