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luge universel, mais feulement Cfue la ferreest sortie à la longue & peu à peu de l’O-céan. L’eau , les terres & les sels, voila lesprincipes de tous les corps fossiles , végé-taux & animaux , qui à leur tour font dé-composés & réduits en terre par un cercleperpétuel.
Les sels solubles dans l’eau , & capablesde fe cristalliser, unis aux terres & dansles terres, ont formé, par la cristallisa-tion , les pierres. Le nitre, qui est répandudans l’air , accroît le fable ;le sel, qui estdans la mer, attire l’argille ; le natre, quiest dans les animaux, coagule la chaux ;l’alun , qui est ramifié dans les végétaux,endurcit les terres, & voilà les peres detontes les pierres.
Ce savant regarde les argilles commeLester de la précipitation des eaux marinesgrasses ; le fable comme la crystallisationdes eaux pluviales troubles ; le terreaucomme la résolution des végétaux acidu-laires ; la chaux comme la résolution desanimaux putréfiés. Des argilles naissent lestalcs , les asbestes, les micas , &c. Dessables viennent le sablon , le gravier, legrés, les roches, le quartz, &c. Du ter-reau fe forment les schistes, les charbons depierre, les ochres , le tuf, &c. De la chauxsortent les marbres, les gypses, les craies,les spaths, &c. & voilà les meres de toutesles pierres.
- Les pierres ainsi nées d’une concrétionterrestre, se résolvent par diverses décom-positions , pour se former de nouveau ; d’oùrésulte un cercle perpétuel & des différen-ces innombrables. L’argille, par exemple,se liepour former le talc, se résout en marnepierreuse, & se régénéré en amiante. Lefable s’unit pour faire le grès, & la pierreà aiguiser se résout en sablon & se régé-néré en roche. Le terreau s’endurcit enschiste , fe résout en ochre & se régénéréen tuf. La chaux se coagule en marbre, serésout en craie, & se régénéré en gypse.Telle est la marche perpétuelle de la na-ture , toujours agissante, dans la forma-tion & la reproduction des fossiles , dont lescombinaisons deviennent indéfinissables.
Les cailloux tranfparens sortent d’unematière fluide, les opaques d’une matièrefisc, diversement teints par un alun vitrio-
Tome XV.
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Iique. Le mica est une concrétion de l’ar-gille; le quartz,une crystallisation dans l’eauélémentaire ; le spath, une crystallisationdans l’eau calcaire.Tous les crystaux naissentdans l’eau , & de l’eau imprégnée de sels vfans être saturée, & remplie d’atomes ter-restres impalpables, & font colorés enfinpar les métaux.
Le vitriol né d’alun , marié avec le mé-tal , prend diverses figures selon la naturedu métal, fer, cuivre ou zinc. De là sor-tent les pyrites sulfureuses, d’où par la dé-composition viennent les ochres; jaunâ-tres si c’est de fer, lesquelles deviennentrouges par le feu ; vertes avec le cuivre &un acide ; bleues avec le cuivre & un alkali.De là tant de pierres jaunâtres & rougeâ-tres par le fer, comme les vertes & lesbleues par le cuivre.
Les métaux sont combinés & fur-com-posés de terre, de sel & de soufre : ils sedécomposent & se régénèrent diversement,d’où naissent la variété, la richesse & lesmodifications diverses des minerais.
Les rochers solides, vastes, profonds ,antiques, qui affermissent le globe, commeles os dans les animaux, sont composéspar la concrétion des sables, des petitespierres & des plus grandes, mêlées çà & làd’argille endurcie, quelquefois devenue tal-queuse, avec des interstices occupés pardes crystaux de quartz, de spath, & desmicas. Ces rochers font disposés, dans leurmasse, en lits ou par couches, ce qui an-nonce leur ancienneté & leur origine dudépôt des eaux. C’est dans leur sein que lesmétallurgistes vont chercher les matricesdes mines.
Les pétrifications font plutôt les peresdes montagnes dejmarbre ou calcaires, queles enfans, & il y en a autant de possiblesqu’il y a & qu’il y a eu de végétaux & d’ani-maux existans. Ces pétrifications se présen-tent sous quatre formes , fossiles ou en na-ture propre ; réintégrées après une décom-position ; en impression, ou transsubstan-tiées. C’est ainsi qu’il s’en trouve fréquem-ment par-tout dans se marbre, 1e caillou,le schiste & 1e grès, mais jamais dans sesapyres, la roche, le quartz & se spath ex-térieur.
Le célébré Linné regarde donc la psi;-