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Tome XV.
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iani quelques especes, ces capsules n’é- cgalent pas la troisième , ni même la qua- ftrieme partie d’un grain de fable , & pa- ]roissent comme de petites vessies entourées id’anneaux ou de bandelettes en forme de :vers. 3 0 . Que néanmoins quelques-unes jde ces petites vessies contiennent environcent graines si petites, qu’elles font abso-lument invisibles à l’œil, & qu’on ne peut ,les distinguer qu’à l’aide d’une excellentelentille. 4 0 . Que l’ofmonde 011 la fougerefleurie, qui surpasse en grandeur les fou-gères communes, a des capsules ou vési-cules séminales, d’une grosseur égale à celledes autres qui appartiennent au mêmegenre. 5 0 . Enfin , que l’extrême petitessede ces vésicules , étant comparée avec lagrandeur de la plante, on n’y trouve pasla moindre proportion ; enforte qu’on nepourroit s’empêcher d’admirer qu’une aussigrande plante soit produite crune aussipetite graine, si l’on ne voyoit souvent desemblables exemples dans la nature.

Les observations de Swammerdam furles graines de la fougere , se trouvent dansson livre de la nature (Biblia naturce );nous y renvoyons le lecteur , parcetju’ellesne font guere susceptibles d’un extrait. IIsuffira de dire à leur honneur, queM. Milesreconnoît, après les avoir vérifiées, qu’onne peut trop admirer leur justesse & leurexactitude. Passons donc à celles de M. deTournefort, qui ne font pas moins vraies.

La fougere , suivant cet illustre bota-’ niste , porte ses fruits fur le dos des feuilles,où ils font le plus souvent rangés à doublerang, le long de leurs découpures ; ils ontla figure d’un fer à cheval, appliqué immé-diatement fur les feuilles, & comme rivépar-derriere ; chaque fruit est couvertd’une peau relevée en boísette, & qui pa-roît comme écailleuse ; cette peau se flétritensuite, se ride', & se réduit en petit vo-lume au milieu du fruit 3 elle laisse voiralors un tas de coques ou de vessies pres-qu’ovales , entourées d’un cordon à grainsde chapelet, par le raccourcissement duquelchaque coque s’ouvre en travers, commepar une especede ressert,. & jette beaucoupde semences menues. Les graines de la fou-gere femelle font placées différemment furk dos des feuilles, que ne le sondes somen-

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ces de îa fougere mâle ; car dans h fougerefemelle elles sont cachées surlestordsd.espetites feuilles, cui se prolonger.t, se ré-fléchissent tout autour en autorrr.e, &forment des especes de sinuosités où nais-sent les feuilles.

L’ingénieux M. Miles a observé de plus,i°. que les capsules des graines de la fou-gere commune , de la rue de montagne,de la langue de cerf, de la diante, 6c autrescapillaires, étoient toutes semblables dansleur forme générale, 6 c que la seule diffé-rence consistoit dans la grosseur des grai-nes , leur arrangement & leur quantité.i°. Que les especes où les graines senten petit nombre , ont une substance spon-gieuse, assez semblable à l’oreille de judas,6c qui semble leur être donnée pour mettreles semences à couvert. 3°. Que lorsqu’ellessont tombées, on découvre fur la plantede petites membranes un peu frisées, quiparoissent comme si elles eussent été éle-vées adroitement de dessus la surface dela feuille avec une pointe de canif. 4 0 . Quele dordon élastique, par lequel les coquess’ouvrent 6c jettent leurs graines, est com-posé de fibres annulaires , comme 1e gosierd’un petit oiseau. 5 0 . Qu’on peut voir le jetmême de ces graines 6c l’opéradon de lanature, fous le microscope, en faisant lesexpériences avec la fougere fraîchementcueillie au commencement de septembre.6°. Que quand il arrive que la capsule estdans son juste point dematurité, le jet se faitinsensiblement 6c par degrés. 7 0 . Qu’il s’é-coule quelquefois un gros quart - d’heureavant que la capsule s’ouvre, 6c que la cordeà ressort jette la graine ; mais qu’alors on estdédommagé de son attente, parce qu’onvoit distinctement 6c complètement le pro-cédé de la nature. 8°. Enfin , que quand onfrotte les feuilles de la plante pour en avoirles graines, elles s’envolent en forme depoussière qui entre souvent dans les pores,de la-peau , 6c y cause une forte de déman-geaison r comme ces especes d’haricots desîles de l’Amérique , qu’on appelle pois grat-tes. Mais il faut lire les détails de tous cesfaits dans les l't ans philos. n°. 461, p. 774èt íuiv.. oii fauteur indique la maniéré de.répéter ces expériences, & de les vérifier.0 n g eut actuellement caractériser. la fougere*