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Tome XV.
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FOU

Elle sert à nettoyer ou à écurer les uraps,les étoffes, Ùc. à repomper toute lagraiíïè& toute l’huile néceíTaire à la préparationdes étoffes de laine. Voy. LAINE, Car-der , Tistre , ou Fabriquer au mé-tier , Drap ou Etoffe ,ùc.

On tire une grande quantité de terre afoulon de certaines fosses proche Brick-hill en Staffordshirc , province _d’Angle-terre , de même que prés de Riegata enSurry, proche Maidstone , dans le comtéde Kent ; proche Nutley & Petworth, aansle comté de Suffex, & près de Wooburnen Bedfordslrire.

Cette terre est absolument nécessairepour bien préparer les draps ou les étoffesde laine ; c’est pourquoi les étrangers quipeuvent faire venir clandestinement deslaines d’Angleterre , ne peuvent jamaisatteindre à la perfection des draps d’An-gleterre , fans cette terre ìfoulonA

C’est la raison qui a déterminé à en faireune marchandise de contrebande : il y ales mêmes peines établies contre ceux quitransportent de cette terre en pays étran-gers , que pour l’exportation des laines.Voye\ Contrebande.

Excepté en Angleterre , on fait par-toutun très-grand usage d’urine, au lieu deterre à foulon. Cette terre abonde en selvégétal, qui est fort propre à accélérer lavégétation des plantes : c’est pourquoi M.Plot & quelques autres la regardent commeun des moyens les plus capables d’amélio-rer les terreins. Quand elle est dissoute dansle vinaigre , elle dissipe les boutons ou lespustules, les élevures ; elle arrête les inflam-mations , & guérit les brûlures.

Herbe â foulon, chardon à carder.Voyez Chardon. Chambers.

FOULQUE , f. f. fulica, ( Hifi. nat..ornicholog. ) oi'eau aquatique, auquel ondonne plus communément le nom âe pouled.'eau. Voyez POULE D’EAU. On Fa aussiappelle diable , parce qu’il est noir. ( I )FOULURE, f.f. Voye\ Entorse.

FOULURE, (ATanege , mare'chall. )terme qui dans notre art a plusieurs accep-tions ; il indique une extension violente &.forcée des tendons, des ligamens, d’unepartie , ou d’un membre quelconque; ence cas, il a la même signification que les

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mots entorse y effort. On s'en ícrt encorepour désigner une contusion externe occa-sionnée par quelque compression ; telle est,par exemple , celle qui résulte du frotte-ment & de l’appui de la selle sur le garot,lorsque les arçons trop larges ou entr’ou-verts ont permis à l’arcade de reposer surcette partie, &c. (e)

Foulure ; ( Corroyeur. ) il se dit dela façon que les cuirs reçoivent quand onles roule. Les corroyeurs ont deux sortesde foulure , savoir, la foulure d sec , & lafoulure avec mouillage ; mais toutes les,deux se donnent avec les pieds nus. U'ojvçCorroyer.

FOUR , f m. (Architecture.) c’est dansun fournil ou cuisine, un lieu circulaire àhauteur d’appui, voûté de briques ou detuileaux , & pavé de grands carreaux, avec;une ouverture ou bouche, pour y cuireIe pain ou la pâtisserie. V~oye\ Varticle-suivant.

On appelle four banat ou four seigneu-rial & public, celui où des vasiàux fontobligés de faire cuire leur pain. ( P )

Four de boulanger; il se dit de toutrle lieu où l’on fait cuire du pain , mais par-ticulièrement d’un ouvrage de maçonneriecomposé de tuileaux ou de briques liés avecdu plâtre ou de la chaux, & fermé par en-haut d’une voûte surbaissée, sous laquelleest un âtre ou aire plate , où l’on range làpain. Le four n’a qu’une feule entrée par-devant, qu’on nomme proprement bouchede four.

Construction d’un four à pain sansbeaucoup de frais. Pour en poser les fon-demens, on creuse l’enceinte jusqu’à sar-gille, s’il est possible \ sinon l’on souilleenviron deux pieds au-deííous du terrein ,une enceinte aussi large que doit l’être tout1 efour ; on bat bien la terre de cet endroit - rensuite on y met une assise de pierres pla-tes , puis une couche de mortier , & une-assise de gros cailloux ou pierres à lùíil& ainsi successivement, pour former 1 en-ceinte du mur. Cette enceinte a commu-nément environ, un pied & demi d'épais-seur.

II n’est pas besoin de creuser la terre que-cette enceinte environne : c’est le lieu des-tiné à recevuírles cendres., ou à niîctre dui