Band 
Tome XV.
Seite
157
JPEG-Download
 

FOU

jparoît-elle dans les excrémens Comme unmucilage épais , ou fous la forme d’unetoile graisseuse qui les enveloppe : elle feraplus rebelle & plus difficile à vaincre.

Tout indique d’abord la saignée dans depareilles circonstances. En désemplissant lesvaisseaux, la masse acquerra plus de liber-té , & les engorgemens diminueront. Cetteopération fera réitérée , st la fourbure^ estaccompagnée de la fievre ; elle suffira mêmepour opérer l’entiere guérison de l’animal,lorsque les symptômes ne présageront riende formidable , pourvu que l’on multiplieen même tems & promptement les bains deriviere , qui ne seroient pas convenablesdans le cas où la maladie seroit ancienne,& où les fibres auroient perdu leur ressort.Les lavemens émolliens seront encore misen usage, ainsi qu’un régime délayant &humectant ; on retranchera entièrementl’avoine ; on promènera avec soin & enmain le cheval, plusieurs fois par jour ;mais on ne lui demandera qu’un exercicecourt & modéré ; un mouvement trop long& trop violent fatigueroit incontestable-ment l’animal , & pourroit occasionnerl’inflammation, la rupture des petits vaií-seaux, & des dépôts fur les parties. Les pur-gatifs seront encore administrés avec suc-cès ; on les fera succéder aux délayans &aux lavemens , & l’on passera ensuite auxmédicamens propres à diviser & à atténuerla lymphe. Ceux qui ont le plus d’efficacitéfont les préparations mercurielles. On or-donnera donc l’Xthiops minéral, à la dosede quarante grains j ufqu’à soixante, jetésdans une poignée de son ; on pourra mêmehumecter cet aliment avec une décoctionde squine , de salsepareille , de sassafras,& terminer la cure par la poudre de vi-pères.

Ces remedes internes ne suffisent point •

il est a craindre que le séjour de l’humeurdans les vaisseaux qui font fort éloignésdu centre de la circulation , & l’engor-gement qui y augmente toujours, ne pro-duisent dans le pied les plus grands désor-dres. On s’essorcera de prévenir I’ensiurede la couronne, les cercles de l’ongle lestumeurs de la sole, la chute du sabot ,’pardes topiques répercuffifs & résolutifs, telsque l’essence de térébenthine , dont on

FOU IÇ7

oindra exactement & sur-le-champ la cou-ronne , sur laquelle on appliquera de plusun cataplasme de suie de cheminée, dé-layée & détrempée dans du vinaigre. Onmettra aussi de cette même essence chau-de , ou de l’huile de laurier, ou de cellede pétrole, ou de celle de romarin , fur lasole j on y appliquera encore un cataplasmede fiente de vache bouillie dans du vinai-gre : toutes ces précautions pourront ga-rantir la partie des accidens qui sont à re-douter. Le premier de ceux dont j’ai parlé,survenu par la négligence ou l’ignorance dumaréchal, on dégorgera la couronne parplusieurs incisions pratiquées avec le bis-touri , & l’on en reviendra aux mêmes to-piques prescrits. Si le mal est tel que l’onentrevoie des difformités sensibles dans lasole, on doit conclure de l’inutilité desmédicamens externes que j’ai indiqués ,que les pieds de l’animal seront à jamaisdouloureux , malgré toutes les ressourcesde l’art & les attentions qui suivront lesopérations de la ferrure. ( e )

FOURCATS, f. m. pi. ( Marine. ) quel-ques-uns les nomment aussi four cals , four-ques , fours , sanglons ; ce sont des piecesde bois triangulaires , dont l’une des ex-trémités est posée sur la quille ; à chaquebout vers l’arriere & vers savant, au lieude varangues, les deux extrémités qui sonten-haut se joignent au bout des genouxappellés de revers. Elles sont fourchues ,& se mettent après les varangues, accu-lées vers l’endroit où le vaisseau se rétré-cit le plus ; elles font bien plus ceintréesque les varangues acculées, & achevent dedonner les façons au vaisseau. On leurdonne les noms de fourques & de four -cats , à cause qu’elles sont fourchues. V.Marine , planche IV ,fig. i, n°. 16, lesfour cats de savant ; & n v . 17,1 es four~cats ■ de l’arriere. II y a encore des fourcatsde liaison à savant & à l’arriere ; voyez-les,dans la même figure , marqués du n°. 37.Voyez auffi, planche VI, la forme par-ticulière des fourcats. (Z)

FOURCHE , f. f. ( Arts. ) instrument,ou de bois, ou de fer, ou d’autre matiè-re , composé d’une tige, d’un manche oufust , plus ou moins long, & terminé parune, deux ou trois pointes ou branches