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On met un bout de métal à la pointe, & uncrochet au haut.
II y a des maîtres fourbijseurs qui nes’appliquent qu’à la fabrique des fourreaux ;d’auctes qui ne font que de; montures : &d’autres qui montent les épées, c’est-à-dire qqi y mettent la garde & ía poignée.
Les fourbijseurs de Paris ne forgentpoint les lames qu’ils montent ; ils les ti-rent d’Allemagne, deFranche-Comté , deS. Etienne-en-Forez ; ces dernieres ne fer-vent que pour les troupes ; celles d’Alle-magne font lès plus fines & les plus esti-mées ; celles de Franche-Comté tiennentle milieu : elles fe vendent toutes au cent,à la groflè, à la douzaine, & à la piece.Voyez les dicHon. de Chambers , de Tré-voux f & du commerce.
FOURBU, ( Maréchallerie. ) chevalfourbu. Voyez FOURBURE.
FOURBURE, f. f. ( Maréchall. ) ma-ladie d’autant plus aisée à reconnoître ,«qu’elle fe manifeste à tous les yeux par laroideur de l’animal, par la difficulté aveclaquelle il manie ses membres, par la fortede crainte & de peine qu’il témoigne quandil pose les pieds fur le terrein, par l’atten-tion avec laquelle il évite alors de s’ap-puyer fur la pince, par la faiblesse du trainde derriere qui, lorfqu’il est entrepris,flotte continuellement quand l’animal che-mine , fes jambes postérieures s’entre-croi-sant alternativement à chaque pas , par ledégoût qui l’assecte, par une tristesse plusou moins profonde, enfin par un batte-ment de flancs & une fievre plus ou moinsforte , selon les causes, les degrés, & lesprogrès du mal.
Ces causes font ordinairement un tra-vail excessif & outré ; un refroidissementsubit, succédant à une violente agitation ,soit que l’on ait imprudemment abreuvéle cheval au moment où il étoit en sueur,soit qu’on l’ait exposé dans cet état à unair vif & humide , soit qu’on l’ait inconsi-dérément conduit à l’eau ; une douleur quiattaquant un des membres , & ne permet-tant à l’animal aucune efpece d’exercice, lecontraint de séjourner long-tems dansl’écu-rie; une nourriture trop abondante propor-tionnément au travail qu’on exige delui ;une trop grande quantité d’avoine ; des ali-
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mens, tels que le verd de bled & méme feverd d’orge quand ils font épiés ; des sai-gnées copieuses ; des flux violens sponta-nés , ou produits par des purgatifs forts &drastiques, &c.
Lorsqu’on ^envisage les symptômes dela fourbure & tous les événemens qui ydonnent lieu , on ne peut s’empêclier depenser qu’elle dépend principalement deI’épaissiflbment de la partie blanche oulymphatique du sang , ainsi que de l’irré—gularité du mouvement circulaire , ou duvice de toute la masse, s’il y a fievre, op-pression , dégoût, &c. Les vaisseaux desti-nés à charrier la lymphe , abondent &font en un nombre infini dans toutes lesparties membraneuses : or celles qui enve-loppent les articulations, éprouvant dès-lors un engorgement plus ou moins consi-dérable , le jeu des membres s’exécuteraavec moins de liberté & d’autant plus dif-ficilement , que la liqueur mucilagineuferépandue entre les pieces articulées à l’efíètd’en favoriser les mouvemens, participerainévitablement du défaut de celle d’où naî-tront les premiers obstacles, & que les nerfsétant infailliblement comprimés , l’animalne pourra que refleurir lors de son action& même dans les instans de son repos, desdouleurs plus ou moins vives, suivant l’ex-cès & la force de la compression, & selonla quantité des particules acres & salines tdont l’humeur se trouvera imprégnée.Toutce qui pourra exciter une forte dissipation rralentir ou précipiter la marche des flui-des , forcer les molécules lymphatiques ápénétrer dans les tuyaux trop exigus qu’ellesengorgent nécessairement, susciter la cons-truction des petits vaisseaux, la coagulation,l’augmentation de la consistance naturelledes liqueurs , fera donc regardée , avec rai-son , comme la cause occasionnelle & évi-dente de la maladie dont il s’agit.
Est-elle récente ‘ ne provient-elle que dela construction des canaux, ou d’un légerembarras ; ne fe montre-t-elle que commeun simple engourdissement dans les extré-mités antérieures : elle cede facilementaux remedes. Mais l’épaissiflèment est-il áun certain degré ; les fluides ont-ils con-tracté une certaine acrimonie ; la fievre at-taque-t-elle l’animal j l’humeur intestinale