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de la inîrtie profondeur , large de six âsept pouces, ouvert par-devanc, coupé parune grille qui porte le charbon. On y metchauffer les fers à souder , fondre l’étaindans la cuiller à jeter les anses ou autresgarnitures , &c. Les potiers d’étain ontdes fourneaux portatifs de fer , de tôle oude brique, qui leur fervent aux mêmesusages.
Fourneau , ( Raffineur de sucre. )est un mastif de brique à plusieurs feux ,d’environ six pieds de large fur quinze delong ; il est ordinairement chargé de troischaudières , séparées par des élévationstriangulaires, fous lesquelles font les éventsdes fourneaux. Au-deffous des chaudièresqui y font descendues jusqu'à un pied deleur bord, font des grilles fur lesquelleson jette le charbon , & qui donnent pas-sage aux cendres & au vent qui vient desafpiraux. Voye^ AsPlRAUX. Ce fourneauest fermé fur le devant d’une porte de fer ,couvert de plomb & garni de trois poe-lettes. Voye\ POELETTE.
Fourneau , ( Fontaines salantes. )Voyez Sel & Saunes.
FOURNEAU des teinturiers. Voyez
Teiníure.
Fourneau de verrerie. Voyez VER-RERIE.
II y a dans les arts un beaucoup plusgrand nombre de fourneaux ; mais nouscroyons devoir en renvoyer la confiruc-tion & les usages aux articles principauxde ces arts.
Fourneau , ( Chymie.) fumus , defirvus , c’est-à-dire noir ; in furnum ca-lidum condito. Plant. Cas. act. II, fcene 5,vers 1. II fe rend encore en latin parfornax Ikfornacula , qui ont de même étéemployés forcément pour signifier les four-neaux dont nous avons à parler , pendantqu'il est évident qu’ils ont toujours dési-gné de grands fours ou fourneaux : quan-tis jluerent fornacibus œra effigies ducluratuas. Claud. &c. Les fourneaux font desustensiles destinés à contenir la pâture dufeu , & à appliquer cet élément commeinstrumentaux substancesqu’on veut chan-ger par son action : on peut les ranger par-mi les vaistèaux. Nous allons proposer desexemples des différentes efpeces de ceux
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que des travaux assidus-& une longue fuited’expériences ont perfectionnés, notre butn’étant point d’en dcnner un traité com-plet , c'est-à-dire une vaste compilation detout ce qui a été fait de bon & de mauvaisdans ce genre. La plupart de ceux qui fetrouvent dans nos planches , font représen-tés avec les vaistèaux qu’on a coutume deleur adapter, afin de donner une idée desdifférons appareils. Ici il ne fera questionquant au fond que des fourneaux : si on yparle des vaistèaux , ce ne fera qu’en pa!-fant ; réservant pour leur article le détailqu’ils exigent chacun séparément, la ma-niéré de les ajuster ensemble & avec leursfourneaux ; enforte que par cette réunionqui porte le nom A'appareil , il y feraquestion des fourneaux , comme ici desvaisseaux.
Pour observer quelqu’ordre , nous tire-rons notre division des opérations.
Des fourneaux à difiiller par ascen-sion. Ce font ceux qui fe trouvent repré-sentés dans nos planches de chymie , fig. 2.,13., 76,84,96 Ù 113. D11 moins ce der-nier-ci l’est-il en partie ; celui de la fig. 2est fait en terre. II a un pied 10 pouces dehaut, fur quatorze pouces de diamètre à fapartie inférieure & dix-fept à la supérieure,hors d’ceuvre. Foye\fon explication. Oncommence par faire une plaque circulairede terre , épaisib de deux pouces , & onéleve les parois de la mémo épaistèur. 11est divisé en trois corps ; l’inférieur a septpouces de haut : on l’appelle le cendrier ,cinerarium , conijlerium ; on y ouvre uneporte ou soupirail large de cinq pouces, &haute de trois. Cette porte est embrasée ;on peut toutefois fe dispenser de séparer cecorps du suivant : celui-ci s’appelle le foyer,focus , pyriaterium : il a huit pouces &demi de haut ; à fa partie inférieure il atrois ou quatre pitons en terre pour sou-tenir une grille de fer ; ces pitons parod-ient imités de ceux que Lerevre met dansson fourneau à lampe. Immédiatement au-destiis de cette grille est la porte ou bou-che du foyer ; elle est large & haute detrois pouces &. demi, & lémi-circulairepar fa partie supérieure ; au milieu de cecorps extérieurement, font deux poignéesou anses de terre-pour le manier aisément.