Band 
Tome XV.
Seite
176
JPEG-Download
 

576 FOU

Relie enfin le troisième corps ou supérieurqu’on appelle l’ouvroir, le laboratoire ,ergajterium : celui-ci n’a rien de particu-lier que trois ou quatre trous faits à íapartie supérieure pour servir de registres.Ces trous vont de bas en haut, & font très-larges intérieurement. Au-destùs, dans lebord intérieur & supérieur de ce corps, estun rebord de terre appliqué dans le terrisqu’on a fait le fourneau , qui sert à éloi-gner le vaisseau distillatoire de ses parois :cesourneau est donc conique. Il est mieuxde le faire d’une feule piece que de trois ;on le relie avec de gros fils d’archal pour lesoutenir & empêcher qu’il ne se fende ;on s’en sert pour distiller avec l’alambic decuivre polychreste; on le monte ordinai-rement sur un piédestal qui le met plusà portée des mains de Fartiste.

La grille, craticula , doit être faite pre-mièrement d’un cercle de fer auquel oncloue de petites barres de cinq ou sixlignes d’équarrist'age , posées en losange, &éloignées de cinq ou six lignes aussi les unesdes autres. Cette disposition a pour butde favoriser la chute des cendres & despetits charbons qui pourroient nuire aupasiàge de l’air. C’est par la même raisonqu’il faut que la grille soit de telle gran-deur. qu’il y ait un bon doigt entre sa cir-conférence & les parois à\i fourneau. Nousparlerons plus particulièrement dans la fuitede la manière dont on construit un four-neau en terre , & nous dirons les raisonsde la plupart des faits que nous avonsavancés.

Ce fourneau doit être garni de ses por-tes pour le soupirail & la bouche du feu.On les trouve marquées op; ces deuxportes font les mêmes pour le fourneauque nous venons de décrire, & pour celuide la fig. i. La porte o est creusée par deuxpetites fostèttes faites de façon qu’on peutle prendre avec des pinces ou les doigts ,& la porte q a une petite poignée pourle même sujet. II est bon de remarquerque cette poignée ne peut la faire tomber ,par la raison qu’clle porte sur une men-tonnière ou saillie extérieure, qui est deniveau avec la bouche du feu.Nous n’avonspoint donné ici de grille en particulier;nous aurons assez occasion d’en voir dans

FOU

la fuite. Ce fourneau n’est que celui de lapi. U, de Lémery, dont on a ôté le dôme.On le trouve communément chez lesfour-naiistes de Paris.

Le fourneau marqué fig. 14, ne diffèreguere du précédent que par ses dimensions ;il est destiné aux cucurbites de verre baf-fes. II est de terre & a treize pouces dehaut fur dix & demi de diamètre par lebas, & un pied par le haut hors d’ccuvre.Le fol du cendrier , ainsi que les autresparois , est épais d’un pouce & demi ; ilest d’une feule piece ; son soupirail est largede trois pouces & haut de deux ; la bou-che du feu est arquée & a les mêmes di-mensions ; la grille est éloignée de troispouces du fol du cendrier ; il a deux ansesde terre extérieurement, quatre registresau haut comme la fig. 2 , & une grille dela même façon : mais à trois ou quatrepouces au-dessus de la grille, font deuxtrous qui percent ses parois de part en part,destinés à recevoir une barre de fer capa-ble de soutenir le vaisseau qu’on y met ;il y faut aussi deux portes comme à la fig. 2.

Le fourneau de la fig. 76, destiné à ren-fermer entièrement une cucurbite , peutêtre considéré comme celui de la fig. 2, àlaquelle on a ajusté un dôme, fomix ; ilest de terre & conique également ; il esthaut de deux pieds deux pouces ; il a neufpouces de diamètre par le bas , & quatorzeà la partie la plus large de son dôme horsd’oeuvre ; il est communément divisé enquatre corps ; le premier ou cendrier &les deux fuivans font hauts de sept pouces,& le dôme F est de cinq ; le fol du cendrier& les parois des autres corps ont deux pou-ces d’épais, excepté que le dôme est un peuaminci vers fa grande ouverture. La portedu cendrier est large de trois pouces 6c hautede deux ; la grille ni ce qui la porte n’ontrien de particulier. La bouche du feu quiíe trouve au second corps est large & hautede trois pouces, & demi-circulaire par lehaut ; il est, comme les précédens, muni dedeux anses ; le troisième corps ou l’ou-vroir n’a rien de particulier : ce n’est qu\mcercle de terre fait en cône renversé. DansFendroit où il lè joint avec le second , ona fait au bord supérieur & intérieur de ce-lui-ci quatre échancrures pour loger deux

barres