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du cendrier ; il la pétrit & en fait uneplaque qu’il pose sur une pierre plate sau-poudrée de cendres criblées, & portée ho-rizontalement fur un billot de hauteur con-venable. Quand il lui a donné la mémeépaisseur par - tout, & qu’il l’a arrondieà vue d’œil, il échancre ses bords en lespinçant, afin que l’argille qu’il doit ajouters’y incorpore : pour élever la paroi , ilprend un autre morceau de fa pâte, lepétrit & le réduit en un cylindre long detrois ou quatre pieds, suivant la quantitéde cette pâte ; il en applique une extrémitésur îa circonférence du sol, la preste avecle pouce , & continue ainsi d’en imprimerles empreintes lur toute la longueur du cy-lindre qu’il applique au fol. Ainsi la gros-seur de ce cylindre est déterminée par l’é-paiíïeur qu’on veut donner aux parois dufourneau ; non qu’il doive avoir un dia-mètre égal â cette épaisseur , car il en fautretrancher ce qu’il peut acquérir étant ap-plati. A ce premier cylindre en succédé unlecond , & ainsi de suite, jusqu’à ce que lesparois soient élevées jusqu’au foyer. Alorsí’artiste donne le premier poli à son ou-vrage, en ôtant l’excédant par-dehorsavec un doigt qu’il passe à peu près per-pendiculairement de bas en haut ; il passepresque de la sorte sa main par-dedans, pourvoir s’il n’y a rien à retrancher ; car li sonfourneau est trop épais , il passe un couteautout autour pour emporter l’excédant, &il polit ensuite avec la main , puis avecune petite palette ou pelle de bois qu’iltrempe de tems en tems dans l’eau : onconçoit bien que cette palette doit êtreconvexe d’un côté. Pour lors il enleve sonouvrage de destùs la pierre, pour le placerfur la planche fur laquelle il doit sécher.
S’il veut faire le sol du foyer en terre, &qu’il veuille que ce sol soit fixe , il faitune plaque semblable à la premiere, maisconvexe supérieurement, & en couvre lesparois ; il Péchancre austi en la pinçant, &il continue d’appliqner ses cylindres.
Mais s’d ne veut faire qu’un rebord, ouméme que trois ou quatre mentonnets poursoutenir une grille de terre ou de fer, ilse contente d’appliquer en-dedans & à lahauteur requise, un cylindre qui parcourela circonférence du cendrier une fois ou
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deux , suivant la saillie qu’il veut faire ; oubien il ne l’applique que dans trois ou qua-tre endroits, mais à diverses reprises ,pour faire la saillie nécessaire ; après quoiil continue comme auparavant, d’éleverses parois.
Quand le fourneau est fini, il examines’il est bien rond, s’il n’est point plus pen-ché d’un côté que d’un autre, ou si un bordn’est point plus haut que l’autre : quant àla rondeur, elle se donne aisément enpreslànt avec les deux mains le grand dia-mètre du fourneau. On ajoute au bordqui n’est pas astèz élevé, ou l’on diminuecelui qui l’est trop ; mais on ne corrige l’o-bliquité qu’en presiànt avec les deux mainsplacées vis-à-vis l’une de l’autre , le côtéqui rentre dans le fourneau , pour lui don-ner plus d’étendue & l’en faire sortir, &en frappant doucement avec la main lecôté opposé qu’on doit refouler ; on le politensuite comme avant, premièrement avecles mains, & ensuite avec la palette, aveclaquelle on frappe d’abord également detoutes parts pour remplir le; petits inters-tices qui peuvent y être restés. On faittout de fuite la mentonnière, les poignéesdu fourneau , & celles des parties qui doi-vent devenir les portes ; après quoi on lesmet sécher à sombre.
Telle est la pratique de I’artiste à quiun long exercice a donné le cqup-d’œil quisupplée aux instrumens nécessaires à arron-dir un fourneau , ou qui se soucie peud’une exactitude géométrique , qui bail-leurs ne subsiste pas toujours. II n’en estpas de même de ceux qui commencent &qui veulent travailler avec foin ; les unsont pour guide un petit bâton poli, plantéperpendiculairement dans la planche furlaquelle ils construisent leur fourneau toutautour de cet axe , & ils l’arrondissent enle mesurant avec une ficelle qui joue aisé-ment autour de saxe passé dans son anneau ;d’autres se servent d’une fauíïb équerrequ’ils ouvrent à angle droit, par exemple ,quand c’est un fourneau cylindrique , & àangle aigu quand c’en est un en cône ren-versé qu’ils veulent faire.
, Quand il a essuyé sa plus grande humi-dité , on le frappe & on le polit encore ;on coupe avec un couteau mince les portes