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Tome XV.
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en embrasure , on ouvre les registres , &on expose de nouveau le tout à l’air jus-qu’à parfaite déification ; après quoi on faitcuire.

Le four qui sert à cet usage, est une ca-'■vite de cinq pieds de profondeur fur quatrede large, cinq de haut dans le fond , &cinq &: demi ou plus à l’embouchure ; ilest fait en-dehors d’une maçonnerie capa-ble de soutenir la poussée de la voûte , &revêtu en-dedans de briques de Bourgo-gne , placées fur deux rangs, excepté à lavoûte. Du fond à l’embouclnire règnentdes deux côtés deux petits murs de brique,épais & hauts ,de neuf pouces , appliquésaux murs du fourneau : fa porte est mar-quée par deux petits pieds droits, de mêmelargeur & épaistèur que les deux petitsmurs d’appui : ils s’étendent de bas en-liaut.

Quand on veut ranger les fourneauxdans ce four , on met pour les soutenir , desbarres de fer fur les petits murs d’appui ,& on les place debout ou couchés ; peuimporte : c’est le sens qui permet qu’on enmette davantage, qui décide. Le four étantplein, on ferme le devant avec de grands.carreaux ou de grandes pierres plates quis’étendent d’un côté à l’autre de la porte ,avec toutefois la précaution de le laisser.ouvert en-bas à la hauteur des petits mursd’appui, pour le passage du bois, & en-jhaut d’environ autant dans toute la largeurde la porte , pour le passage de la flamme :on remplit de menu bois tout l’efpace com-pris entre les petits murs , & on entretientle feu de la forte pendant huit heures ; onconsume environ le quart d’une voie debois. La cheminée de ce four est placéecomme celle du four du boulanger, aveccette exception que la fabliere en est pres-que auílì bastè que la partie inférieure de■î’ouverture qu’on a laissée pour le pastàgede la flamme.

L’endroit du four où le feu est le plusvif, c’est la partie de la voûte qui est prèsdu passage de la flamme : le fournaliste metcependant au milieu le; grosses pieces qu’ila à cuire , fans doute parce qu’elles fontenvironnées d’une plus grande masse de feu,& non pas parce que le feu y est plus actif.L’ouverture supérieure ne devrai t avoir

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que la moitié ou les deux tiers tout au plusde l’inférieure. Si l’on examine ce qui frtrouve dans la cheminée, on voit à la paroiantérieure quantité de cendres bien calci-nées ; & à celle qui est mitoyenne avecle four , un noir de fumée fort sec : cequi indique que la matière fuligineuse estmêlée en petite quantité avec beaucoup decendres.

L’argille de Genrilli est d’un bleuâtreassez foncé ; ce qui, joint aux pyrites quis’y trouvent fréquemment, peut faire soup-çonner qu’elle contient du fer ; austì est-ilinutile d’y ajouter de la limaille, que quel-ques artistes regardent comme nécessaire àla composition de leur pâte. Toute argilles’amollit dans l’eau & y devient une pâtetenace & bien liée ; elle fe durcit quand onla feche à l’air : si on ne l’expofe qu’à unfeu médiocre, d’abord elle y devient duregmais si on augmente son activité , elle feconvertit en un verre demi-opaque, d’unverd tirant fur le roux. C’est pour cetteraison que les fournalistes ne donnent unfeu ni trop long ni trop vif ; car leurargille est d’autant mieux disposée â pren-dre la vitrification , qu’elle est mêlée d’unematière ( les pots de grès ) qui la favorise.On fait par expérience qu’un corps vitrifiéveut être échauffé & refroidi lentement ;mais on ne peut pas observer ces précau-tions à l’égard des fourneaux , dans les-quels il faut pouvoir mettre le feu tout-d’un-coup , de même qu’il faut être lemaître de l’en retirer de la forte : ils nedoivent donc pas être vitrifiés; il y a plus ,c’est qu’il faut qu’ils soient astèz poreuxpour soutenir constamment fans altérationles vicissitudes de chaleur & de refroi-dissement qu’exigent l’opérationou la com-modité de l’artiste. On n’a pas encoretrouvé de matière qui remplit mieux cesvues que l’argille mêlée d’un corps étrangertel que le grès. L’argille a assez de con-sistance pour fe lier malgré les obstaclesqu’elle trouve ; mais en même tems sesparties ne s’unissent pas assez fortementpour former un corps qui ait les incon-véniensdu verre : d’ail'eurs le grès , quoi-que susceptible de fe vitrifier avec cetteterre, demande pourtant un feu assez vif ;enforte que celui qu’on donne aux four-neaux.