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Tome XV.
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prend Tair par-dessous & par les côtés. Onmet dessous un dôme qui finit en-haut parun tuyau d’un demi-pied, qu’on peut alon-ger à volonté. A ce dôme il y a une portepar laquelle on introduit ce qui est néces-saire à Fopération. Cette notice est de M.Hellot • on ne l’a mise ici que pour en dis-suader l’usage, comme cet illustre artiste,qui a reconnu qu’ils étoient peu propres àla fusion, & conséquemment aux estais,page 90. Elle répond & à la description dupetit fourneau de fusion qu’on voit pi. Ide Lémery , & à celle du dôme de Glaser,dont nous avons dit qu’on appliquoit l’u-sage au petit fourneau , figure 3 7 , n°. 1,qu’on peut voir avec la figure 6 dans nosplanches.

La sig. 36 représente un petit fourneauquarté portatif pour les estais. 11 a 7 ou 8pouces d’ouverture, & 8 ou o de hauteur.On s’en sert à la place de la forge dontnous avons parlé. On y fait faire à un pouceau-destùs de son fond , deux trous opposés,ou vis-à-vis l’un de l’autre, dans lesquelson ajuste avec du lut deux goulots de bou-teilles de grès pour servir de tuyere, &diriger le vent de deux soufflets, quandon a besoin d’un feu extrême , sur Ja par-tie de la tu te où le bouton doit se rassem-bler. Dans le troisième côté de ce four-neau quarté, M. Hejlîot a fait faire uneporte qui lui sert, lorsqu’un essai est fini,à retirer la braise, pour pouvoir y placerle creuset d’un nouvel estai fans être ex-posé à la grande chaleur de cette braise,qu’il est difficile d’enlever entièrement sanscette porte. Si l’on a à faire un estai demine douce, comme le font presque toutesles mines de plomb , on approche d’unefeule tuyere le soufflet à deux vents, qu’onsuppose monté pour cet usage sur un châssisde fer mobile. Si c’est une mine de cuivrejointe à une roche de fusion difficile, àlaquelle il faille un feu plus fort que pourla mine de plomb, on couvre 1 e fourneaud’un couvercle aussi quarté, pour concen-trer la flamme du charbon & la réverbérerfur le creuset. Dans l’un & dans l’autre cas,il faut boucher exactement d’un bouchonde terre enduit de lut, la tuyere qui estvis-à-vis celle par laquelle on introduit levent du soufflet double. Enfin, lorfqu’il

FOU,

s’agit de fondre une mine'deTer, ou pourconnoître la quantité de fer qu’elle peutrendre dans les travaux en grand , ou pourscorifier le fer avec du plomb, & intro-duire dans celui-ci l’argent & l’or que ce-lui-là peut contenir , on se sert de deuxsoufflets qu’on applique aux deux tuyèresopposées. L’un est le soufflet double donton vient de parler, l’autre peut être abso-lument un soufflet simple. Mais il faut quele canal de fer qu’on ajuste à son tuyau soitlong de deux pieds au moins ; fans quoi ilpomperoit la flamme jusque dans son inté-rieur , & se brûleroit \page 88. Mais il vautmieux que les deux soufflets soient chacunà deux âmes. Cela peut se trouver dans unlaboratoire où il y a une forge & un souf-flet monté sur un châssis. En mettant lefourneau fur Taire de la forge, il n’est plusquestion que d’avoir un canal un peu re-courbé , qui aille du soufflet mobile à la se-conde tuyere du fourneau.

La figure 16 , avec laquelle doivent allerles suivantes jusqu’à la trente - cinquièmeinclusivement, est un fourneau de fusionen tôle , varié pour la facilité de l’appliquerà différentes opérations. C’est le second deceux qui sont nécessaires à Tessayeur , celuide coupelle étant le premier. On le fait detôle ; on peut le construire à l’aide du mouleelliptique, fig. 35. Ainsi on fera une ellipsecreuse, de façon que ses deux foyers soientéloignés Tun de l’autre de douze pouces,& les ordonnées soient de cinq pouces. Onretranchera ensuite les deux extrémitéscomprises entre le foyer & le sommet dela figure : ensorte que celle qui en résul-tera, sera notre 26 e . i°. On fera près deson bord inférieur quatre trous de 8 lignesde diamètre, deux desquels seront vis-a-visdes deux autres cc. 2°. Les bords inférieur& supérieur de cette cavité elliptique se-ront garnis chacun d’un anneau de tôle c/,large de près d’un pouce & demi, que Tonattachera en-dedans. On placera aussi inté-rieurement â 3 ou 4 pouces les uns desautres, de petits crochets de fer de la lon-gueur de 6 lignes, pour tenir conjointe-ment avec les anneaux, le garni qu’on yappliquera. V. cet article. Reste mainte-nant , pour que le corps du fourneau soitachevé, à lui attacher supérieurement en-