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poids, densité , frottement, &c. mais onpeut au moins tenter d’approcher de l’une& de l’autre.
Nous avons à donner deux exemples par-ticuliers de fourneaux polychrefles y fanscompter que nous considérerons fous cepoint de vue la plupart de ceux dont nousavons déjà parlé. II ne faut pourtant pascroire qu il faille autant de fourneaux qued’opérations, & que le mêm q fourneau nepuisse & ne doive servir à plusieurs d umême genre. Il faut donc entendre parpolychrefie , celui qui pourra servir à plu-sieurs opérations disparates, comme , parexemple , distillation & fusion , &c. Nousavons à parler en premier lieu, du four-neau de Dornaeus, fig. 75 , & de celui deBecker, fig. 71, le plus polychreste detous, si l’on peut parler ainsi, ou celui quife prête le mieux à la plus grande quantitéd’opérations. Nous ferons revenir ensuitecomme tels ceux qui nous paroissent plusprécaires que ce dernier. Au reste, nousne voulons point prévenir Pefprit du lec-teur : nous allons le mettre à portée d’exa-miner.
Les esprits fourmillent quelquefois d’in-ventions singulières qu’ils varient fans au-cune nécessité jusqu’à l’intempérance. Quel-quefois la nécessité ou l’économie cher-chent à abréger les travaux, fans faire at-tention que, quand on veut faire à la foisdeux choses différentes, on ne fait souventni l une ni l’autre. Un bon artiste ne cher-chera point à abréger mal-à-propos , & ilévitera avec le même foin de prodiguerses peines. II fait employer les fourneaux& les inítrumens nécessaires, quoiqu’ilvoie qu’il faudra plus de tems & de dépense.Ceux qui voudront essayer de faire plu-sieurs travaux en même tems & au mêmefeu, peuvent consulter Dornaus. Ce chy-m .ste donne un fourneau où l’on peut dis-tiller de trois façons : par ascension au bainde fable & de cendres ; par le côté à la re-torte ; & enfin par defcension , dans le mê-me tems, avec le même feu, fans beau-coup plus de peine, & dans peu d'espace ;car son fourneau est élevé & étroit, & ilne lui étoit pas même difficile d’augmen-ter son fourneau & fes vaisseaux, au casque Péiévation de l’endroit le lui eût per-Tome XV.
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mis, pour distiller aussi au bain sec, aubain-marie, & à ceux de vapeurs, de cen-dres & de fable.
II éleve deux murs de briques, fig. 75 ,à un pied & demi l’un de l’autre. 11s ontaussi un pied & demi de haut, & autant delarge ; ainsi le premier étage du fourneauest ouvert par-devant & par-derriere. IIpose fur ces deux murs deux barres de feren-avant, & autant en-arriere , pour sou-tenir les murailles & le fol du second étage.Ces barres, comme on peut juger , ne pa-roissent qu’en-destòus. Elles font à la hau-teur de O ; on peut toutefois s’en passer ehfaisant un petit arc de voûte entre les deuxmurs latéraux, comme on voit dans la par-tie antérieure du premier corps A. Onlaiste dans le fol qui sépare le premier dusecond étage B, un trou circulaire de qua-tre pouces de diamètre, pour passer le cold’un matras defcenfoire: ensuite on élevetrois murs d’un pied & demi de haut , âangles droits fur les barres O, pour for-mer le second étage. Le devant est ouvertpar une grande porte arquée. Sur les mursde ce second étage, on met des barres defer à un doigt de distance les unes des au-tres ; c’est ce qu’on voit sious la retorte,dans l’eípace I. On éleve après cela troismurs nouveaux fur la grille, pour formerle troisième étage C. Mais quand on en està la moitié de l'élévation , on place dans lesmurs latéraux deux barres de fer arquéesau milieu , comme nous savons dit du four-neau d’Evonymus , fig. 45 , à la fect. desfourneaux pour la difiillation latéraleccs barres fervent à soutenir la retorte.Dans l’un de ces murs , au-dessous des bar-res de fer, on laisiè une ouverture pourpasser le col de la cornue. Le mur antérieurest toujours ouvert, & on ne le ferme quequand la cornue est placée ; feulement ony laisse deux petites ouvertures pour re-muer le charbon. On met encore des bar-res de fer fur ce troisième étage pour sou-tenir les murs & le pavé du quatrième O.Mais avant on voûte la chambre de la cor-nue pour en faire un réverbéré, & on laislèau milieu de la voûte un trou pour y jeterle charbon. On le ferme avec une brique,s’il est nécessaire. On éleve ensuite les mursde la quatrième chambre , qu’on couvre
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