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Tome XV.
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auísi d’une voûte, au milieu de laquelle onlaisse le trou S. On fait une porte arquée Rdans la partie antérieure. Ah trou S onmet une grille pour soutenir un bain, sil’on veut se servir du trou T ; enfin onéleve les derniers murs d’un pied & demicomme les précédens, pour former le cin-quième étage E, en laissant encore ouverteune perte arquée pour donner la facilitéde fermer le trou S d’une brique. On fermela partie supérieure de ce cinquième étageavec de l’argille, mais on laide encore untrou T au milieu pour une capsule de terreou de cuivre. Áux quatre angles font qua-tre registres capables d’admettre le doigt,qu’on ferme avec des bouchons quand ilksi nécessaire. Telle est la structure de cefourneau. Libavius , page 168.

La capsule X contient du sable, au moyenduquel on distille de l’esprit-de-vin ou del’eau-de-vie. Le récipient Y est dans cetauteur une cornue appesantie par un cer-cle de plomb à la maniéré d’Ulstadius, pourempêcher qu’elle ne flotte dans le bac-quet Z plein d’eau froide. On voit encoreune cornue servant de récipient dans lafeule figure du laboratoire de Kunckel.Dornxus se fervoit de ce fourneau pourtirer des huiles des végétaux & des ani-maux, comme il l’apprend, livre III,chap. 4 de fa Chymie ; fans doute qu’i! sai-si» t quelque digestion dans la quatrièmechambre.

Je ne vois nul inconvénient à se servird’un pareil fourneau. Je ne présume pasqu’on y puisse faire toute forte d’opéra-tions indistinctement ; mais je crois qu’ilpeut s’en trouver qui s’accordent assez bienpour aller ensemble, avec toutefois lesrestrictions que nous avons déjà mises. Aureste, on n’y dépense pas plus en charbonpour un vaisseau seul, que dans un autreplus simple. On peut, je crois, le regardercomme unfourneau de distillation latérale,dont la troisième chambre est l’ouvroir ,les deux inférieures le cendrier , & les deuxsupérieures le tuyau de cheminée. 11 sem-ble que Glauber y ait pris Aidée des cham-bres qu’il met à côté du tuyau de son four-neau de fusion, fig 6 , & que Kunckel l’aitimité dans son fourneau de verrerie quenous avons donné, corrigé par Cramer .

F ° U

fig. 39. Ces derniers vont bien, celui-cidoit aller de même.

Le fourneau du laboratoire portatif deBecker, fig. 71, dont nous avons renvoyéici la description , à la section de ceux quiservent à la fusion , a trois pieds trois pou-ces de haut, 16 pouces de large dans laplus grande capacité de son ventre, & 9de diamètre dans le bas. Ainsi c’est unefigure conique ou entonnoir qui est voûtéou elliptique supérieurement. On le faitde tôle forte, & on lui donne un pouce &demi d’épais ; car c’est jufqu’à ce pointqu’on le couvre d’un garni fixe au feu,qu’on soutient avec des crochets de fer ;& on met aux bords supérieurs & infé-rieurs des différons corps, des anneaux defer qui servent aussi à le soutenir , ainsi quenous Pavons dit du fourneau de fusion deCramer, fig. 26.

Ce fourneau est composé de quatre par-ties : 1°. d’un dôme , 2 0 . d’un cercle oucouronne, 3 0 . de son corps, 4 0 . de sonfond, piédestal , ou cendrier.

Ce dôme , à l’ordinaire, sert à couvrir.l’orifice du fourneau , soit que la couronney soit ou n’y soit pas. Les dimensions deí’un & de l’autre font les mêmes , & lacouronne est parfaitement cylindrique. IIsert à concentrer & réverbérer la flamme ,comme cela est nécessaire dans les estaisà la coupelle, la cémentation, la réver-bération , & la distillation à la cornue, quise fond à feu ouvert. Ce dôme est aussi garnien-dedans, pour supporter le feu. II a untrou supérieurement, qu’on peut tenir ou-vert ou fermé jusqu’à un certain point.Non-seulement il est d’un grand usage pourgouverner le feu , il sert encore à rece-voir les pots ou les balons sublimatoiresdes fleurs, des minéraux, & les distilla-tions abondantes des esprits salins ; c’est-à-dire, toutes les opérations de Géber &de Glauber ( voy. nos fig. 5, 66 , 67, & 98) ,en jetant les matériaux furies charbons ar-dens, par la porte du corps, qu’on fermesur-le-champ. On ôte les grilles de fer, &pour lors le feu tombe dans 1e cendrierD 1 ; on P anime avec le soufflet j & ainsila matière, quoique fixe en quelque sorte ,est obligée de monter, ou sous la forme defleurs, ou fous celle d’esprit ; & le feu ne