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Tome XV.
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s’éteint point, comme dans les fourneauxde Glauber. Le corps est muni de deuxanses.

Vient ensuite le cercle ou la couronne,qui n’a que deux variétés dans nos planches ,comme on voit en B i, & B z , & qui dansBeccker en a cinq que nous avons cru inu-tile de représenter , parce qu’elles peuvents’en tendre fans ce secours. La couronne B isert à amplifier le fourneau , & à donnerle feu de suppreífion dans la distillation &le coupellage ; à la cémentation, auréver-bère , à l’ignition, & à la calcination. Pourdonner le feu de suppression, on met doncce cercle B i sur le corps C, & on luiadapte le dôme A avec ia seconde grilleseulement ; car il en faut trois pour ce four-neau. La premiere est celle qui íe met en-bas tout près du cendrier ; la seconde, celledu milieu ; & la troisième, celle qui se metsur le corps C au-dessius de fa porte. Cestrois grilles tiennent par la feule figure dufourneau. C’est leur largeur qui fixe leurplace, parce que \cfourneau est un cônerenversé. 11 est à propos, quand le garnie^l fait, d’y enfoncer un peu chaque grille,de façon qu’elieyfasse une petite gouttièrequi , quand il fera sec & dur , la sou-tiendra plus exaótement. Dans cette cir-constance où l'on emploie la seconde grille,on met le piédestal ou trépied Dz, s’il nefaut pas un grand feu , ou D i , s’il le fautvif ; auquel cas on emploie le soufflet dontnous nous sommes contentés de représen-ter le mufle e. Pour lors on ajuste une cor-nue de terre ou de verre , de façon queson col passé par la porte ou échancruredu corps C , qu’on lute tout autour de lacornue : ou bien on y met une monde dansla même situation, mais ensorte qu’onpuisse fermer la porte. Les choses étantainfidisposées, on jette par le trou du dôme ,d’abord des charbons ardens, fi l’on veutdistiller de l’eau-forte ; ou bien fi l’on veutun feu de suppression, on ne mettra lescharbons ardens que les derniers. On lais-sera le feu s’allumer par les degrés qu’onvoudra, & l’on continuera l’opération deméme avec un feu plus ou moins violent.A l’aide de cet appareil, on pourra dis-tiller à la cornue, de l’eau-sorte , de l’huilede vitriol , & autres esprits concentrés à

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la violence du feu. Mais si Pcn vent calci-ner , cémenter, ou réverbérer, on ôterala grille du milieu : on mettra la premiereau-dessous , & on ajoutera la troisième ;après quoi on adaptera le dôme après lecercle ou couronne B i. On met les vais-seaux cémentatoires sur la troisième grille.On peut examiner les degrés du feu par laporte du cercle. Dans ce cas en se sert dupiédestal en trépied. On peut gouverner laflamme par le registre du dôme. On metles charbons par la porte du corps ; ainsila flamme surpassé la grille la plus haute ,loche & rougit les vaisseaux que cette grillesoutient. Si la grille à cémenter, à réver-bérer, ou à calciner, étoit volatile, & qu’onvoulût en retenir la partie la plus subtile& la plus mobile , il faudroit mettre auregistre du dôme, des vaisseaux sublimatoi-res, comme on en voit dans la figure. Onvoit évidemment futilité qu’on peut reti-rer d’une opération qui se fait sur un corpsqui demande la troisième grille & le dôme.On peut encore estàyer & réduire des mi-nes dans des petits pots de cémentation ,avec le flux noir ou un autre, à limita-tion des métallurgistes. On peut mettreplusieurs vaisseaux en même tems dans cefourneau.

Le second cercle B z s’ajuste avec lecorps, de la même maniéré que le cercleB i ; avec cette différence, qu’on n'em-ploie ni la troisième grille, ni le dôme.On a par ce moyen trois bains secs , àl’aide desquels on peut distiller dans descornues de verre non lutées, fans observerles degrés de feu ; & il ne faut pas craindremalgré cela qu’elles fe brisent. On peutmême pousser le feu au point de les fairefondre, pourvu qu’elles restent dans leurentier : l’opération n’en est pas moins sure,& elle en va plus vîte ; car il ne faut quetrois heures pour l’achever. Beccker dit1 qu’une pareille opération avoit été admi-rée du roi d’Angleterre, qui l’avoit vueavec le prince Rupert ; qu’il avoit faitquantité d’expériences par cette méthode ;qu’on étoit surpris qu’il les fît avçc tantd’exactitude en si peu de tems , avec si peude dépense & de charbon ; qu’il luieût été impossible de s’en tirer à l’aide deson fourneau , de quelque genre qu’elles