Band 
Tome XV.
Seite
241
JPEG-Download
 

FOU

devant uns ouverture qu’on peut fermertAine porte de fer ; & en arriéré elle com-munique avec le trou inférieur d’un autrepetit poêle de fonte en cloche, dont laporte ordinaire est fermée & lutée , lequeloccupe précisément la place du mur dederrière de notre fourneau , & ferme unepartie du fond. Au-dessus de ce fol est unevoûte qui , comme le plancher de notrefg 1ç , laisse un passage à la flamme par-derriere en d: ensorte qu’elle est obligéede revenir en-devant, où elle enfile untuyau placé comme la cheminée c de notrefourneau. Le reste de la partie postérieuredu poêle est fermé par un mur qui metpar ce moyen presque tout le petit poêlede fonte en-dedans, & ne Jaistò paraîtreque son tuyau , qui passe à travers. Ce tuyauest alongé de quelques pouces , & est ou-vert dans l’étuve pour lui donner fa cha-leur. Cette chaleur y est déterminée d’a-bord par son propre mouvement ; mais ony joint encore l’air. C’est à son accès &pour l’échausser, au’est destinée la chambresituée fous le foyer. Le grand poêle estterminé supérieurement par une autre pla-quede fonte garnie de sable, pour donnerune chaleur plus douce ; & il a son ouver-ture hors de l’étuve. Les murs des côtésfont en briques ; & quand le feu est tombé,les différons massifs qui le constituent don-nent encore de la chaleur pendant long-tems. Telle est cette machine ingénieuse.Nous omettons bien des particularités quine font pas de notre objet ; mais nous yreconnoistòns un mérite réel , quoiqu’iíeût été à souhaiter qu’il s’y fût trouvé unpeu plus de simplicité, & que nous yvoyions de la ressemblance avec les che-minées de Gauger , qui existoient mêmeavant cet auteur, comme on le voit par¥ Architecture de Savot , qui dit qu’il yavoit au Louvre une cavité fous Pâtre &derrière le contre coeur de la cheminée ducabinet des livres.

On croira peut-être qu’un poêle ordi-naire peut revenir au même pour les pe-tites étuves ; il se trouve tout fait à lavérité ; mais il fera plus dispendieux, & iln’aura pas Pavantage qui fe trouve dans lepoêle italien, ou les ventouses de Gauger.Dans le poêle à Pitalienne , les surfaces seTome XV.

FOU 24 r

trouvent multipliées ; l’étuve n’en reçoitque de la chaleur, & point de fumée nide vapeurs ; & ce qui est capital, c’est quePair y est renouvellé continuellement ; &comme il est très-chaud , il en desseched'autant plus vite. D’aiîleurs la flamme yfait un trajet qu’elle devrait faire danstous les poêles , pour donner plus de cha-leur avec moins de bois. Pour cela , il neferoit question que d’une plaque de ferde plus, & de mettre le tuyau fur la portedirectement. Par-là on aurait moins defumée, parce que le feu en consumeraitplus ; & il faudrait nettoyer le tuyau plusrarement. II est encore d’autres moyensde corriger les poêles, &: de les appliqueraux étuves. Mais cette correction peut êtreappliquée aux poêles simples, dont M. Du-hamel propose Pusage pour les petites étuve*à sécher le bled.

Un pareil poêle sera préférable aux atha-nors servant à Pétuve des apothicaires ,par la raison qu’il renouvelle Pair & neporte point dans l'étuve la vapeur char-bonneuse qui sort des quatre registres dePathanor ; vapeur qui peut changer la cou-leur & la laveur de bon nombre de plantes,quoiqu’elle ne fasse point de tort au bled ,selon M. Duhamel. On peut donc renvoyerles registres , même dans Pathanor , aumoyen d’une plaque de fonte qui fera cir-'cu!er la flamme ou la chaleur comme dansle poêle, à un tuyau commun , ou à plu-sieurs qui monteraient le long de la paroiinterne du mur de séparation, & serviraientencore par-là à l’étuve.

Une chose digne de curiosité , ce feroitde savoir si on a imaginé les poêles d’aprèsles fourneaux , ou ceux - ci d’après lespoêles ; ou peut-être encore les premiersindépendamment des seconds, & récipro-quement. Ce qu’il y a de vrai, c'est qu’ony trouve le même méchanisme. Inobser-vation du feu de la cheminée, & peut-êtrede la lumière de la chandelle, a pu donnerlieu à ce méchanisme. Peut-être austì l’idéeréfléchie n’en est-elle venue que d’aprèsquelques ébauches de Pustensile en ques-tion , employé peut-être par hasard. Quoiqu’il en soit, on a vu , soit dans les pre-miers fourneaux , soit dans les premiersvaisseaux qui pouvoient en approcher ouHh