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Tome XV.
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FOU

La fourrure que l’on nomme petit-grìs ,est la peau de Pécureuil des pays froids ;il différé des nôtres en ce qu’étant rouxcomme ceux-ci en été , il devient gris enhiver. Avec la peau du dos on fait le petit-gris; mais le ventre est auíli blanc &plus blanc que P hermine. II est bordé dechaque côté d’une raie noire qu’on a grandfoin de conserver. Quand la fourrure estalternativement varice du ventre & du dosde P animal, elle en est beaucoup plusriche.

Les fourreurs s’appellent marchandspelletiers-haubaniers-fourreurs ; ils font lequatrième des fix corps des marchands deParis. Leurs premiers statuts font de 1596 ,& les derniers de 1648. Pour être admisdans ce corps, il faut avoir fait quatre ansd’apprentiísage & autant de compagnonage.Six gardes gerent les affaires de la com-munauté ; ils peuvent porter la robe con-sulaire dans toutes les cérémonies où ils fontappellés. On ne compte à Paris qu’environcinquante ou soixante marchands pelletiers.Les manchons , les palatines, les fourrurespour doubler les habits des hommes & lesmantelets des femmes, font les principauxobjets de leur commerce.

II leur est défendu de mêler du vieuxavec du neuf, de fourrer des manchonspour les merciers, de travailler pour lesfrippiers, de faire le courtage de la pelle-terie & de la fourrure , & de contracter au-cune société avec des marchands qui ne fontpas de leur corps.

FOURRIER , f. m. (Hifl. mod.) c’estainsi qu’on appelle les officiers de la mai-son du roi, qui, lorsque la cour voyage,ont soin de retenir des chariots pour trans-porter les équipages & bagages du roi : c’est:ce qu’on nomme fourrier de la cour.

Dans l’infanterie françoife il y a auíli dessoldats nommés fourriers , chargés de dis-tribuer à leurs camarades les billets de lo-gement lorfqu’ils arrivent dans une ville.Ces fourriers marchent toujours en-avantdu corps. Dans la cavalerie on les nommemaréchaux des logis. Voy. MARÉCHALDES LOGIS. ( G )

FOURRIERE, f. f. ( Jurifpr .) fe ditdes bestiaux trouvés en délit, pris & em-menés par le propriétaire ou fermier de

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l’héritage fur lequel ils ont commis le délit.Ces bestiaux doivent être remis à la gardede la justice; c’est ce qu’on appelle lesmettre en fourrière , parce qu’on les donneà garder & nourrir. Lorsque le délit estprouvé, on condamne le propriétaire desbestiaux à payer non - feulement le dom-mage , mais auíli les frais de la fourrière .( A )

FOURRURE, f. f. ce qui sert à garnir,doubler, soit pour la solidité , soit pour lacommodité , soit pour le luxe & l’orne-roent. On fourre les bijoux d’or & d’argentde corps étrangers, pour les rendre soli-des : on dit dans ce cas plutôt garnitureque fourrure. On fourre un habit de peauxgarnies de leur poil. On fourre aussi quel-quefois pour tromper , comme des bottesde foin fourrées. La fourrure est encoreun habit paticulier aux docteurs , licen-tiés , bacheliers , professeurs, &c. de l’u-niveríìté. Voye\ DOCTEUR.

FOURRURE , ( Marine . ) c’est une en-veloppe de vieille toile à voile, ou de fils& cordons des vieux cables, que l’on mecen tresse ou petite natte , & dont on en-veloppe toutes les manœuvres de servicepour les conserver. On en met auíli autourdu cable , pour le conserver à l’endroit oùil p aile dans l’écubier, & lorsque l’ancreest mouillée. (Z)

Fourrure ou Rombaliere , (Ma-rine.) c’est un revêtement de planchesqui couvrent par-dedans les membres desgrands bâtimens à rame. (Z)

Fourrure , f. f. (Blason. ) émail. IIy a deux fourrures en armoiries ; le vair &l’hermine.

Le vair est d’azur, chargé de petitespieces d’argent, en forme de clochettesrenversées.

L ’hermine est d’argent, chargé de mou-chetures de labié.

Ces fourrures signifient grandeur , au-torité , empire.

Du Fresnay de Faouet, en Bretagne;plein de vair.

De Conaisque , fieur de Marteau , enFontaine ; plein d'hermine ( G. D. L. T.)

II est vrai que les auteurs qui ont écritjufqu’ici fur le blason, ne comptent quedeux especes d q fourrures , {'hermine &. le