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d* autres ouvrages. (O)
Foyer. ( Econ. anim . ) Les anciensphilosophes & médecins désignoient parce terme le íìege principal de ce qu’ils ap-pelloient calìdum innatum , chaud inné.Ils fixoient ce íìege dans le cœur ; d’où ilspensoient qu’il se distribue dans toutes lesparties du corps. Selon eux, ce chaud innéqu’ils regardoient comme une substance ,& qu’ils distinguoient de la chaleur natu-relle, qui n’étoit dans leur système qu’unequalité, réíìdoit principalement dans cetorgane, où ils trouvoient tout ce qui estnécessaire pour Fy entretenir ; parce que,d'après les idées qu’ils s’en étoient faites,il a beíbin non - seulement de F humideradical pour lui servir d’aliment, voye\Humide radical , mais encore de Fairqui lui sert, comme au feu domestique,pour le fomenter & Fexciter continuelle-ment. Or , cet air se renouvelle sans ceílèdans les poumons, qui font, par rapportau cœur, fonction de soufflet pour Fuíagequi vient d’étre dit.
Les modernes ont abandonné cette théo-rie fur les causes de la chaleur animale,pour en substituer d’autres , analogues auxdiíFerentes maniérés dominantes de philo-sopher ; causes fur lesquelles on a par con-séquent beaucoup varié depuis un siecle,mais fans avoir fourni jusqu’à présent riende bien satisfaisant. On n’est pas mémoencore parvenu à déterminer si c’est àdes causes méchaniques ou physiques, qu’ilfaut attribuer cet ester si important dansF économie animale; & dans les differenssystèmes qui Font attribué à des 'causespurement méchaniques, on n’a pas pu nonplus s’accorder fur le lieu du corps où lachaleur est principalement produite ; furla partie que Fon peut regarder commeen etant le foyer : les uns Font fixe dansle cœur ; d’autres dans les poumons ; d’au-tres ensin dans les vaisseaux capillairessanguins, fans qu’aucune de ces opinionssoit incontestablement reçue ; ainsi on n’aencore rien de bien décidé sur ce sujet engénéral , d’autant moins qu’on commencea appercevoir que les causes méchaniquesne font pas suffisantes pour rendre raisonde tous les phénomènes relatifs aux diffé-rentes altérations qu’éprouvent les hu-■Tome XV.
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meurs animales dans les corps vivans. Onrevient à chercher dans les causes physiquesl’explication que celles-là n’ont pu donnerjusqu’à présent d’une maniéré bien com-plété ; on parviendra peut-être à décou-vrir , à trouver dans les influences de l’é-lectricité, dans Faction universelle de cettepuissance physique , & dans la nouvellethéorie que se sait la chymie, d’après lesseules expériences, les lumières que n’ontpu fournir fur ce sujet les autres partiesde la science des corps, qui ne font fondéespour la plupart que fur les productions deF imagination. V. CHALEUR ANIMALI?,COCTION. {d)
Foyer le dit aussi , dans la pratiquemédicinale , de la partie du corps où l’onconçoit que sent déposées des humeurs,des matières morbifiques, qui étant sus-ceptibles d’étre portées de là dans la massedes humeurs, leur communiquent, leurprocurent & produisent de mauvaises qua-lités ; d’où s’ensuivent différons désordresdans l’éconoime animale. On trouve sou-vent dans les écrits des praticiens moder-nes , le mot foyer appliqué fous cette ac-ception , principalement aux premieresvoies ; en tant qu’ils supposent que c’estle résultat des mauvaises digestions ; quece font les mauvais levains qu’elles four-nistènt aux secondes voies ; que c’est lacorruption des sucs digestifs qui y fontportés : d’où se forment les causes effi-cientes de la plupart des maladies. VoyezMaladie, (d)
Foyer, ( Marine. ) ce font des feuxqu’on allume la nuit au-haut de quelquetour élevée, pour servir de guide aux vais-seaux par leur lumière. Voye\ Phare(Z)
Fo yer , s. m. ( Gramm. ) Fatre de lacheminée , où Fon sait le feu. Ménage dé-rive le mot foyer du latin foculare. On ditau figuré, les foyers pour la maison, com-battre pour ses foyers.
Foyer, ( Architecl. ) c’est la partie deFatre qui est au-devant des jambages d’unecheminée, & qu’on pave ordinairementde grands carreaux de terre cuite, oude marbre ; alors c’est le plus souvent uncompartiment de divers marbres de cou-leur, mastiqués fous une dale de pierreM m