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Stockholm & de Russie fut resserrée par unnouveau traité ; on se promit des secoursmutuels si l’une des deux puissances étoitattaquée. Un pareil traité fut conclu avecla Prusse ; & les cours de Londres , de Pé-tersbourg, & les Provinces-Unies se hâtè-rent d’opposer une ligue défensive à cettealliance. Cependant le roi faifoit défricherdes déserts jufqu’alors incultes , attiroitdans ses états des Juifs commerçans, & fai-soit commencer un canal depuis Stockholmjufqu’à Gottenbourg. Ainsi, les vaisseauxSuédois n’étoient plus obligés de s'engagerdans le Sund , dont le péage fut si long-tems un sujet de guerre entre les deux cou-ronnes de Danemarck & de Suede. Fré-déric mourut Pan 1751 , fans postérité.Dans un siecle de barbarie ce prince paci-fique auroit joui pendant fa vie d’unefoiblerenommée qui feroit morte avec lui ; maisdans un tems où la philosophie a fait sentiraux hommes que le seul héros véritable estcelui qui les rend heureux, le íàge & bonFrédéric obtiendra une place parmi lesplus grands princes. (M. DE Sacy .1FREDELINGHEN ou Fridlingen ,( Géog. hifi. ) forteresse d’Allemagne ,près de Huningue , à trois quarts de lieuede Bâle, où le marquis de Villars défit Pal-mée impériale, commandée par le princede Bade , le 14 octobre 1702. Cette vic-toire due en partie à P intelligence de M. deMagnac, valut à M. de Villars le bâton demaréchal de France, sauva P Alsace, ou-vrit un pastàge pour joindre le duc de Ba-vière , & facilita la prise du fort de Kehl.Les ennemis avoient cinquante-quatre es-cadrons contre trente-trois. Préface de laHenriade. (C)
FREDON , f. m. vieux terme de mu-sque , qui signifie un pajsage rapide &presque toujours diatonique de plusieursnotes fur la méme syllabe : c’est à peu prèsce que Pon a depuis appelle roulade ; aveccette difïerence que la roulade s’écrit, &quel efredon est ordinairement une addi-tion de goût que le chanteur fait à la note.
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FREDONNER , v. n. & act. vieuxterme de musque , est faction de fairedes fre lons. - Foyer FreDON. (S)FREÛPU Y ou F14.41S-PUITS. ( Hist,
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nat. ) Nous transcrirons ici la belle description que Pelisibn a faite de cette mer-veille. " Ce prodige, connu fous le nom» de frais-puits, & qu’on ne peut appcl-n ler proprement ni fontaine, ni riviere,n ni étang,ni gouffre d’eau, ni torrent,» mais tout cela ensemble, est une pe-» rite montagne qui, égalant les plus» hauts clochers des environs, & ne lais-» fan t sortir d’ordinaire qu’une fontaine» médiocre par les côtés du roc, vomitn & élance quelquefois à son sommet au-» tant d’eau que le Vésuve de flammes,,, par une ouverture large de vingt toises.n L’amas ou gouffre d’eau fans fond, qui» paroistòit dormir auparavant au bas de» -ce puits, s’éleve en fureur, non-seule-» ment jusqu’au haut, mais six toises au->, dessus , en forme de gerbes , ou plutôt» de montagnes d’eau qui épouvante pre-„ miérement, & puis noie & ravage les„ campagnes voisines, jusqu’à ce que trou-» vaut un canal fortuit entre deux monta->, gnes, elle coule déformais comme une» paisible riviere, & se décharge dans» celle de la Pouilleuse auprès de Ve-» foui
Ce puits s’étant débordé fort â proposlors du siégé de Vesoul, par le baron dePolnitz ou Polviler, en 15 57, le força àfe retirer, & sauva la ville. Gollut, Mém .des Bourg. p. 92.
Le puits de Braine, fur le chemin deBesançon à Ornans, a les mêmes effets ;apparemment que le canal ordinaire desgrands réservoirs d’eau qui forment lespuits, se trouve trop étroit pour que toutePeau qui s’y est amassée pendant les pluiespuisse y passer : cette eau s’éleve & fe dé-gorge impétueusement par un autre pas-sage. Ainsi Pon voit, près de la source deP Ain, sortir après les grandes pluies, d’unantre profond, une quantité prodigieused’eau qui entre dans le lit de la riviere ,& qui tarit après quelques jours de beautems. Pelisson, Voyage de ér anche-Comté;Dunod , Hifl. du comté de Bourgogne ,tome II, p. 461. (C)
FRESLAND , (Géog.) isle des terresarctiques , entre l’Islande & le cap deFarewel. Elle gît entre les 340 & 34;-!de longitude, & depuis le 6o l1 de latitude