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Tome XV.
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nique nommée élecluaire diasatyrion deNicolas Myrepse. (D. J.)

FRENESIE, FRENETIQUE, voye\Phrénésie , Phrénétique.

FREOUER , ( Vén. ) marque que faitle cerf aux branches des arbres, quand ily touche de son bois pour détacher la peauvelue qui le couvre. ( + )

FRÉQUENTATIF , adj. ( Gramrn. )c’est la dénomination que l'on donne auxverbes dérivés, dans lesquels ridée primi-tive est modifiée par une idée accessoirede répétition ; tels font dans la languelatine les verbes clamitare , dormuare ,dérivés de clamare , dor mire. Clamaren’exprime que ridée de faction de crier ;au lieu que clamitare , outre cette idéeprimitive , renferme encore Fidée modifi-cative de répétition , de forte qu'il équivautà clamare fcepe ; criailler est le mot fran-çois qui y correspond. De même dormirene présente à l’efprit que l’idée de dormir ;& dormitare ajoute à cette idée primitivecelle d’une répétition fréquente, de ma-niéré quî'il signifie dormire fréquenter ,dormira différentes reprises; c’est l’étatd’un homme dont le sommeil n’est ni suivini continu , mais coupé & interrompu.

Le supin doit être regardé dans la languelatine , comme le générateur unique & im-médiat , ou la racine prochaine des verbesfréquentatifs : l’on voit en effet que leur.formation est analogue à la terminaison dusupin, & qu’ils en conservent la consonnefigurative : ainsi de faltum, supin defalio ,vient faltare de verfum , supin de verto ,vient verfare & tYampkxum , supinà'ampleélor , vient amplexari. D’ailleursles verbes primitifs, auxquels l'usage arefusé un supin, sont également privés del’espece de dérivation dont nous parlons ,quoique faction qu’ils expriment soit sus-ceptible en elle-méme de Fespeee de mo-dification qui caractérise les verbes fré-quentatifs.

11 faut cependant avouer que le détailprésente quelques difficultés qui ont induiten erreur d’habiles grammairiens : maisonva bientôt reconnoître que ce sont ou desimples écarts qui ont paru préférables à lacacophonie , ou des irrégularités qui nesont qu’appareutes, parce que la racine

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génératrice n’est plus d’usage. j

Ainsi , dans la dérivation des fréquenta-tifs , dont les primitifs sont de la premièreconjugaison , l’usage qui tâche toujoursd’accorder le plaisir de Foreille avec la sa-tisfaction de l’esprit, a autorisé le change-ment de la voyelle a du supin générateurterminé en atum , afin d’éviter le concoursdésagréable de deux a consécutifs : au lieudonc de dire clamatare , rogatare , selonf analogie des supins clamatum , rogatum,on dit clamitai e , rogitare : mais il n’en estpas moins évident que le supin est la racinegénératrice de cette formation.

Dans la seconde conjugaison, on trouvehcerere, dont le supin hœjum semble devoirdonner pour fréquentatif hœfare ; & ce-pendant c’est h fJi tare : c’est que le supinlia'Jum n’est effectivement rien autre choseque h xf taie , insensiblement altéré parlasyncope ; & ce supin hccftum est analogueaux supins territum, latitum , des verbesterrere , latere , de la méme conjugaison rd’ou viennent territare ,latitare , selon laréglé générale. Au reste, il n’est pas rare de:trouver des verbes avec deux supins usités ,f un conforme aux Ioix de l’analogie , &l’autre défiguré par la syncope.

C’est par la syncope qu’il saut encore,expliquer la génération des ficquentatifsdes verbes qui ont la seconde personne cuprésent absolu de l’indicatifengv-s, commeago , agisle go , legis jfugio , fugis. Pris-cien prétend que cette seconde personneest la racine génératrice des fréquentatifsagi tare , legitare,fugitare : mais c’est aban-. donner gratuitement l’analogie de cetteespece de formation , puisque rien n’em-pêche de recourir encore ici au supin..Pourquoi ago & lego n’auroient-ils pas eitautrefois les supins agitum & legitum ycomme fugio a encore aujourd’hui fugi-tum , d’où fugitaie est dérivé ? Ces lupins,ont dû astèz naturellement se syncopes..Les Latins ne donnoient à la lettre g quele son foible de k , comme nous le pro-nonçons dans guerre .- ainsi dspror.í nçcicntagitum,legitum , comme notre mot gui—tarre se prononce parmi nous : ajoutez que:la voyelle i étant breve dans la syllabe gi deces supins , les Latins la proncncoienravectant de rapidité qu’elle échappent drus la