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Tome XV.
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la société. II est vrai que ces derniers reli-gieux paroistènt suivre le grand préceptede l’évangile , qui nous ordonne d’aban-donner pour Dieu, notre pere, notremere , notre famille, nos amis & nosbiens. Mais s’il falloit prendre ces motsà la lettre , soit comme précepte, soitmême comme conseil , chaque hommeseroit obligé, ou au moins seroit bien des’y conformer ; & que deviendroit alorsle genre humain ? Le sens de ce paíïàgeest seulement qu’on doit aimer & honorerPÊtre suprême par-dessus toutes choses ;& la maniéré la plus réelle de l’honorer ,c'est de nous rendre le plus utiles qu'il estpossible à la société dans laquelle il nousa placés. (O)

Freres : ce nom étoitdonnéà des em-pereurs collègues. C’est ainsi que Marc-Aurele & Lucius Aurelius Verus font ap-pellés freres , divi fratres , par Théo-philus, & qu'ilsfont représentés dans leursmédailles , se donnant la main pour mar-que de leur union fraternelle dans l’admi-nistration de l’empire. C’est ainsi queDioclétien & Maximien - Hercule , quiont régné ensemble , sont nommés jrerespar Lactance. Cette coutume se pratiquoitde tous tems entre des rois de diversroyaumes, comme on peut le confirmerpar les auteurs sacrés & profanes. Elleavoit lieu en particulier entre les empe-reurs Romains & les rois de Perse : témoinles lettres de Constance à Sapor, dansEusebe, & du méme Sapor á Constance,fils de Constantin , dans Ammien Mar-cellin. (Z). J.)

Freres d’armes. Voye\ Frater-nité d’armes.

Freres blancs, secte qui parut dansla Prustè au commencement du quator-zième siecle. C’étoitune société d’hommesqui prirent ce nom , parce qu’ils portoientdes manteaux blancs où il y avoit unecroix verte de S. André. Ils le vantoientd’avoir des révélations particulières pouraller délivrer la Terre-sainte de la domi-nation des infidèles. On vit quantité deces freres en Allemagne ; mais leur fana-tisme ou leurs impostures ayant été dé-voilés , leur secte s’éteignit d’elle-méme.Harsfnoch, Dijsert. 14, de origine reli-

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gioms chrifiianœ in Prujjìa. ( G)Freres Bohémiens ou Freres deBoheme , nom qu’ont pris dans le quin-zième siecle certains huílïres, la plupartgens de métier, qui en 1467 fe séparèrentpubliquement des calixtins.

Ils mirent d’abord à leur tête un nomméKelinski , maître cordonnier , qui leurdonna un corps de doctrine , qu’on ap-pella les formes de Kelinski. Ensuite ilsse choisirent un pasteur nommé MatthiasConvalde , simple laïc & ignorant. Ilsreietoient la messe, la transsubstantiation,la priere pour les morts, & rebaptisoienttous ceux qui venoient à eux des autreséglises. Ils reconnoiíibient cependant septsacremens , comme il paroît par leur con-fession de foi présentée en 1504 au roiLadislas. Mais dans la fuite, Luther quivouloir les attirer à son parti, leur per-suada de réduire les sacremens à deux , lebaptême & la cene. A consulter leursautres écrits, il paroît qu’ils admettoientla présence réelle de Jésus-Christ dansl’euchariftie , quoiqu’ils ne voulusiènt pasqu’on Py adorât. Ils avoient aussi conservébeaucoup de pratiques de l’église romaine,comme les fêtes, les jeunes, le célibatdes prêtres , &c. ce qui n’empécha pas lesluthériens & les zvvingliens de Pologne deles admettre à leur communion , lorsqueles freres Bohémiens eurent été chastësd’Allemagne par Charles V, contre lequelils avoient favorisé les intérêts de sélecteurde Saxe. Bossuet, Hifi. des variat. (G)

Freres Polonois , nom qu’on adonné aux sociniens ou unitaires , anti-trinitaires, nouveaux ariens , & qu’ils ontpris eux-mêmes, parce qu’ils étoient enfort grand nombre en Pologne, avantqu’ils en eussent été chassés par un arrêtrendu dans une diete générale en i6éo.Nous avons un recueil des ouvrages deleurs principaux auteurs, imprimé fous letitre de Bibliothèque des freres Polonois.Quant à leurs opinions & à leurs erreurs,voye\ Sociniens & Socinianisme.(G)

FRERE SERVANT. {Hifi. mod.) C’estle nom que l’on donne dans l’ordre deMalte , à ceux qui font dans la derniere destrois classes dont cet ordre est composé.