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Tome XV.
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On prétend que Raymond du Puy ,second maître de cet ordre , ayant forméle dessein d’ajouter aux statuts de l’ordrel’obligation de prendre les armes pour ladéfense des lieux saints, & ayant amenéses confrères à ses vues, fit dès - lorstrois classes de tout le corps des hospi-taliers. On mit dans la premiere ceux quipar leur naislànce & le rang qu ils avoienttenu autrefois dans les armées, étoientdestinés à porter les armes. On fit uneseconde classe des prêtres & des chape-lains , qui outre les fonctions ordinairesattachées à leur caractère , soit dans ré-gisse , ou auprès des malades , feroientencore obligés, chacun à leur tour, deservir d’aumôniers à la guerre ; & à l'égardde ceux qui n’étoient ni de maisons nobles,ni ecclésiastiques, on les appella freresserrans. Us eurent en cette qualité , desemplois où ils étoient occupés par les che-valiers , soit auprès des malades, soit dansles armées, & ils furent distingués dans lafuite par une cotte d’armes de différentecouleur de celle des chevaliers. Vertot ,Histoire de Malte , liv. i. {D. J.).FRËSAIE. Voye\ Effraie.FRESANGE ou FRESSENGE, £ f.( Jurifpr. ) est un droit de porc, dû encertains lieux, aux officiers des eaux &forêts , par le fermier des glandées &paisson.

Ce mot vient de friscinga , qui signifieporc.

II en est parlé dans un cartufaire deS. Denis, de l’an 1144, dans des lettresde Louis le Jeune , de l’an 1147. 11 donneaux lépreux de S. Lazare decem friscingas ,de trois fous chacune, qui dévoient êtrefournies par le fermier des boucheries deParis. 11 en est aussi parlé dans Y Histoirede Gand , liv. V, page z63..

Ce droit fe changeoit souvent en argentou autre espece. M. de Lauriere en rap-porte plusieurs exemples en son Glostaire >au mo tfrefange.

Cet auteur pense que ce droit peut êtrela même chose que celui qui est appelléailleurs porcellagium ou porcelatio ; maisqu e friscinga est quelque chose de moindreque porcut. 11 y a apparence que pourchaque porc r 011 ne devoit pour jresange

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qu'u n morceau d’un certain poids , oul’équivalent. M. de Lauriere rapporte unecharte de l’an 15 ^3 , suivant laquelle celuiqui avoit trois porcs ou truies ne devoitque deux fous tournois pour le droit dejresange ; & celui qui avoit voulu frauderle droit, devoit au seigneur soixante sousd’amende. (A)

FRESCATI ou FRASCATI, (Gebg.)Tusculum y petite ville d’Italie à 1 z millesde Rome, avec un évêché, un des six quifont optés par les six plus anciens cardinaux.Elle est embellie de plusieurs maisons deplaisance délicieuses par les eaux, les jar-dins , les tableaux, parmi lesquelles on dis-tingue celles des princes Ludovisio, Bor-ghefe & Aldobrandin. Les jésuites, qui yavoient une superbe maison dont le cardi-nal d’Yorck les a expulsés en 1771, ontcouvert d’un toit le pavé à la mosaïque bienconservé de la maison de Cicéron.

« Le cardinal Paífionei (comparable,» dit mad. du Bocage, au consul Romain’» en éloquence, mémoire , érudition, es-» prit patriotique) y a fait un hermitagen charmant, orné de statues antiques, d’ur-» nés, de tombeaux de marbre distribués», avec goût fur les terrasse» : de lâ Yœíl 1», traverse la plaine, s’étend jufqu’à la mer,» le promene fur les Apennins, voit l’Al-»> gide & le Soracte couronnés de neige,», s'arrête fur Rome, & fe retourne vo-», lontiers pour admirer la distribution in-« génieuse des cellules que la maison ren-,, ferme.... La paix, les muses, les ver-», tus y fixent leur demeure n. Lettres furVItalie , page 301, édit. 1764.

La salle à manger, dit M. Grosley , estornée d’une cuvette tirée des ruines du*palais d’Adrien à Tivoli, de trois pieds delong fur quatre de large , percée dans son 1centre par un jet qui-,, jouant pendant lerepas, donnoit. pour boire & rincer lesverres, de l'eau de la plus grande fraîcheur& de la meilleure qualité. « Je n’ai vu ,», dit cet auteur, aucun monument d’or-„ févrerie comparable à cette cuvette pour„ l’élégance de la forme , le goût des or-», nemens & le précieux du travail.

», Le lieu le plus apparent du cabinet du», cardinal étoit occupé par le portrait du» grand Arnaud } docteur de Sorbonne,