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Tome XV.
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deux tables, dont l’une est mobile & Vautredormante, font tout le secret de cetteinvention : la table immobile est un fortmadrier de bois de chêne d’environ sixpouces d’épaistèur, fortement assembléavec des sommiers qui traversent les faceslatérales.

La table mobile est une forte planchede bois de chêne d’environ deux poucesd’épaistèur , enduite par - dessous d’unecouche de ciment d’afphalte d’un demi-pouce d’épaisseur, dans lequel on a mêlédes cailloux pilés & non pulvérisés ; il fautfeulement qu’ils soient réduits à la grosseurde la graine de chenevis. On dreslèla facedu ciment qui doit porter fur Vétoffe,on frottant la table ainsi chargée fur unegrande piece bien droite, fur laquelle onL répandu du grès en poudre, de mêmeque l’on dégrossit les glaces. Voye\ VER-RERIE.

Cette table s’applique fur Vétoffe quel’on a posée sur la premiere, contre la-quelle on la fait presser au moyen de plu-sieurs étréfilions qui portent par leurs ex-trémités supérieures contre une planche ,& par leurs extrémités inférieures fur latable mobile. La planche, contre laquelleles bâtons ou étrésillons portent par leurpartie supérieure, porte eîle-méme contretrois planches clouées à la partie infé-rieure du châssis qui sert de couronne-ment à la machine ; ensorte que les deuxtables font comprimées l’une contre Vautrepar la force élastique des planches. Onferre plus ou moins les tables l’une contreVautre, en introduiíànt des calles entrele pied des étrésillons & la table mobile.

Pour faire mouvoir cette table, il ya un arbre auquel le mouvement est com-muniqué , au moyen d’ime lanterne, parun manege ou une roue à Veau. Aux ex-trémités de cet arbre, qui est horisontal ,font deux roues à couronne , garnies d’unnombre d’aluchons convenable pour fairetourner promptement les deux lanternes;une de ces roues est en-dedans de la cage,& Vautre en - dehors ; & leurs aîuchonsregardent du même côté, pour faire tour-ner les deux lanternes du même sens : cesdeux lanternes, aussi bien que les roues quiles conduisent, doivent avoir exactementTome XV.

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les mêmes nombres. La tige de ces lan-ternes traverse par sa partie supérieure lesíbmmiers qui soutiennent la table immo-bile. La partie inférieure de la tige , quiest faite en pivot, entre dans une cra-paudine de cuivre ajustée fur un sommierplacé parallèlement & à une distance con-venable , au-destòus de celui qui soutientla table. Plus bas est encore un autre som-mier soutenu par deux tasseaux, qui re-çoit sur des coussinets les tourillons dugrand arbre. La partie supérieure de latige des lanternes , après avoir traversé latable immobile, est un peu coudée, en-sorte que le centre de ce tourillon décrit uncercle autour de Taxe vrai de la lanterne ;ce qui fait décrire à chaque point de latable un semblable cercle : ces cercles peu-vent avoir environ quatre lignes de dia-mètre. Par ce moyen ingénieux, chaquepointe de caillou dont la table est parse-mée , accroche plusieurs poils de l’étoffequi doit avoir été chardonnée avant d’êtremise à la frise, & en forme une petitehouppe ; ce qui est ce qu’on se proposede faire. Par cette méchanique, ces houp-pes font d’autant plus également parse-mées fur l’étoffe, que la table mobile l’estde petites pointes de cailloux.

Pour retirer l’étosse d’entre les tablesoù elle est fortement serrée par les étré-sillons , on a un arbre cylindrique, placéà la partie moyenne & antérieure de lamachine, qui est revêtu de vieilles cor-des, dont on resserre seulement les ba-sannes armées de leurs pointes; on lesattache fur la surface du rouleau, commeelles étoient fur le fût de la carde , obser-vant que la pointe des crocs regarde lapartie vers laquelle elles marchent : le mou-vement est communiqué à cet arbre parle moyen d’une ou plusieurs roues quifont menées par une lanterne sixée à l’ex-trêmité de l’arbre, à Vautre extrémitéduquel est un volant dont l’usage est d’en-tretenir le mouvement & son égalité dansla machine. Voye\ Volant.

D u rapport des dents des roues & deslanternes , dépend la vitesse du rouleau,qui tire à chaque révolution une longueurd’étoífe égale à fa circonférence, par lemoyen des pointes dont il est armé, quiHhh