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Tome XV.
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FRISE , Frisia propria , ( Ge'og. ) unedes Provinces-Unies : elle est bornée àTest par la riviere de Lauwers, qui lasépare de la province de Groningue ; ausud, par l’Ovéristèl ; á I’ouest, par le Zuy-derzée ; & au nord, par la mer d’Alle-magne. Cette province peut avoir douzelieues du sud au nord, & onze du cou-chant au levant. Son terroir est fertile enbons pâturages, où l’on nourrit quantitéde bœufs & de chevaux de grande taille.La Frise se divise en quatre parties, quifont l’Ostergow , ou partie orientale ; leWestergow , ou partie occidentale ; le Se-ven-WoIden, ou les sept forets; & lesisles. Les villes de l’Ostergow font Leu-warde & Doreum : celles du Westergow,font Harlingen, port de mer; Franeker,université ; Bolfwert, ville ancienne ,Sneeck , Worcum , Hindelopen , Stave-ren : le pays de Seven-Wolden, ou dessept forêts, n’est rempli que de bois &de marécages, & n’a pour ville que Sloo-ten. Les isles font Ameland, Scheliing &Sch iermonickoog.

Cette province, après s’être jointe àla confédération, choisit pour son stad-houder , le prince d’Orange ; & cettecharge est depuis héréditaire dans fa fa-mille. Pour ce qui regarde la Frise an-cienne , qui a eu diverses bornes, & quia été divisée différemment selon les révo-lutions arrivées au peuple nommé Frifiipar les Romains , c’est un chaos impossi-ble à débrouiller aujourd’hui. On peutcependant consulter les savans qui Pontentrepris, comme Spener , Altingius,Kempius, Hamconius , & Winsemius.{D. J.)

FRISER , v. act. ( Perruquier. ) c’estfaction de faire prendre des boucles auxcheveux, soit fur la tête de l’homme,soit détachés de fa tête. Sur la tête del’homme , on les peigne , on en saisit uneportion par la pointe, on leur fait faireplusieurs tours fur eux-mêmes, enforteque la boucle soit en-deífus ; on enfermecette boucle dans un papier coupé trian-gulairement , dont on rabat deux anglesf un fur l’autre, & qu’on fixe en le tor-dant par le bout. Quand tous les cheveuxfont ainsi préparés, ce qu’on appelle mis

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en papillottes , on a un fer plat fort chaud ;ce fer a des branches comme une paire deciseaux ; ces branches font terminées au-delà du clou par deux plaques rqndes,fortes & épaisses; on saisit la papillotesentre ces plaques ; on la ferre fortement ;& faction de la chaleur fait prendre auxcheveux les tours ou la frisure qu’on leura donnés; on les peigne derechef; on lesoint d’effènce ou de pommade ; on lespoudre ; on dispose les boucles comme onle íòuhaite ; oh les poudre encore, & latête est frisée. Quant à la fi-isure des che-veux détachés de la tête, dont on fait oudes tours de cheveux ou des perruques,voye\ Perruque.

Friser les sabords, (Marine.)c’est mettre une bande d’étoffe de laineautour des sabords qu’on ne calfate pa> ,afin d’empêcher que seau n’entre dans levaisseau. ( Q )

Friser les étoffes de laine;cette opération s’exécute par le moyend’une machine.

Cette machine sert à velouter en quel-que forte les étoffes de laine, dont ellecache le défaut, en formant dessus uneefpece de grain, uniformément répandufur toute fa surface : on y frise cepen-dant de bonnes étoffes ; mais , pour for-dinaire, celles qui font mauvaises ou mé-diocres , font soumises à cette préparation,pour pouvoir les vendre avec plus d’avan-tage.

L’étoffe frisée est-elle bonne pour ga-rantir du froid ou de la pluie ? On pensequ’eile n’est bonne ni pour f une ni pourl’autre chose.

Si l’on veut la faire valoir pour fe ga-rantir du froid, il seroit nécessaire demettre la frisure en-dedans, & non en-de-hors. Si l’on veut fe garantir de la pluie,le poil relevé n’en laisse pas perdre unegoutte. Quelle est donc son utilité? Legoût bisarre des hommes les a détermi-nés â saisir avidement cette invention ,dont tout le mérite ne consiste que dansla nouveauté.

La machine à friser est composée d’unegrande cage de plusieurs pieces de bois decharpente: fa longueur est telle que les drapsles plus larges peuvent y passer librement :

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