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Tome XV.
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table, la chaleur qui nous est naturelle. Ainsion peut regarder le milieu dans lequel nousvivons , comme étant toujours froid res-pectivement à ce que nous en sentons : cerapport est variable , selon que ce froids’approche ou s’éloigne plus ou moins dela chaleur animale , non-seulement pourles hommes en général, mais encore pourchacun en particulier, selon la différenced u tempérament & de sage, à proportionde l’intensité ou de la foi b lesté de cettechaleur naturelle, dans la latitude des limi-tes auxquelles on vient de dire qu’elles’étend plus ou moins : de même tousles corps dans lesquels Faction du feu peutfaire monter le thermomètre à un degréquelconque supérieur à ceux de la chaleurhumaine, sont constamment regardés com-me chauds, à proportion de l’excès de cetteaction en eux fur celle qui a lieu dans noscorps. Telle est l’idée que l'on peut donneren général des qualités des corps, que nousdistinguons en chauds & en froids , rela-tivement à nos sensations à cet égard.-Ainsi nous attachons toujours l’idéed’un sentiment de froideur ou de fraîcheurà f impression que nous sommes suscepti-bles de recevoir de Fapplication à la sur-face de notre corps, de l’air renòuvelléde I’eau laistês à leur température natu-relle , selon que cette température est plusou moins éloignée de la nôtre ; ce qui faitque l’air agité pàr le vent, par un éven-tail , nous paroît froid ou frais; que Fontrouve plus de fraîcheur en été, en fe bai-gnant dans l’eau courante ; parce que cesfluides, par íè changement qui fe faitj con-tinuellement de leur maslé; autour de no-tre corps, y font toujours Appliqués avecJpur propre température , & ne le font Pasassez pour participer à Fexcès de chaleurde la nôtre fur la leur : il en est de mêmede tous les corps qui n’ont d’autre. cha-leur que celle du milieu dans lequel ilsfont contenus ; ils font réellement tous;froids, c’est-à-dire, moins chauds' qnenotre corps dans son état naturel : ainsi ilsnous paroisiént tous en général être froidsau toucher ; & ce froid est au même degrédans tous , quoiqu’il nous paroisse plus oumoins sensible, comme dans les métauxle marbre comparé au bois &c à d’autres

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corps. Cette diffèrence ne vient que duplus ou moins de facilité avec laquelle no-tre propre chaleur fe comunique aux corpsque nous touchons : ainsi les plus deniéss’échauffent plus difficilement ; ils doiventdonc nous proître fus froids , parce qu’ilsrésistent, pour ainsi dire, plus long-temsà devenir chauds : la durée de la disposi-tion à procurer la sensation du froid , noussemble être son intensité , respectivementaux corps moins denses , qui participentplus promptement à la chaleur que nousleur communiquons en les touchant, &dont le froid ceste si-tót qu’il ne nousdonne pas, pour ainsi dire-, le tems de lesentir & de nous appepeevoin qu’jls ontmoins de chaleur que notre corps.

Cette différence de Fimprefsion plus oumoins froide , que font fur nous ces dis-,férens corps, ne doit effectivement être at-tribuée qu’à cette cause ; puisque par le ther-momètre , on leur trouve la même tempé-rature , & que c’est une chose démontrée,qu’il n’est aucun corps dans la nature qui aitplus de chaleur par lui-même qu’im autrejdans le même milieu ; unp pierre à-feu n’apas plus de chaleur par elle-même., qu’unmorceau, de glace ; & les corps même desanimaux ehauds, n’ont après leur mortpas plus de chaleur que tous les corps ina-nimés qui les environnent, à moins quece ne soit par F esse t de là putréfaction çainsi qu’il arrive au foin, qui est suscepti-ble , par les. différens mouvemens intestinsqui peuvent s-’exciter dans fa substance, dedevenir plus chaud que le milieu dans !e-queUl se trouve : de même l’effei veícencechymique sait naîtrp. de la chaleur dansFunivnq le. melaflAe. de certains corps,par le rapport qu’il y a entre eux , quifé-parément n’auront que la chaleur.de tousles autres corps ambians inanimés..

; - II fuit encore de ce qui a été établi pré-! cédemraent y que : nous pouvons même,-,fans qu’un corps change de milieu., & avecune'température constamment la même,juger différemment relativement au chaud/& au froid dont ce corps peut exciter ennous la sensation; ce qu’on né doit attri-buer qu’à la différente disposition de For-gane der.os sensations, Qu’on expose enthiver une main à l’air. julqu’à ce qu’elle