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Tome XV.
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resserrement de ces mémes capillaires ? &par conséquent cette cause interne de cha-leur animale ne se détruit-elle pas elle—même , dès qu’elle commence à produireces effets ? 2°. En admettant le resserre-ment constant dans les capillaires, ne s’en-suit-il pas an moins que le mouvement dusang doit y être diminué à proportion ? d’oùil semble qu’il doive se faire une compen-sation entre l’augmentation des surfacesexposées au frottement & la diminution del’impulíion des globules, qui doivent opé-rer le frottement : compensation qui doitrendre de nul effet ce changement de dis-position. f. En ne s’arrêtant même pasaux deux difficultés précédentes contre fau-teur Anglois, pourroit-on en passer foussilence une troisième, qui n’est pas moinsforte ? Elle consiste à faire observer qu’ensupposant avec lui que la chaleur ne s’en-gendre que dans les seuls capillaires, lesinstrumens générateurs font bien peu pro-portionnés à la masse qui doit être échauf-fée par leur moyen , puisqu’alors le foyerde la chaleur est censé n’exiíter que dansla peau.

L’auteur de ces objections contre le sys-tème du docteur Douglas, les laisse subsis-ter comme une preuve que ce système ale sort de tant d’autres ; que quelque satis-faisant qu’il paroisse au premier abord , iln’est cependant pas parfait, & que la causede la chaleur animale qui nous a été jus-qu’à présent cachée comme un de ses mys-tères , ne nous a pas encore été révélée.

Mais si l’on convient que le système an-glois approche plus qu’aucun autre de laperfection, on ne peut disconvenir auffiqu’il ne soit avantageux au progrès des con-noissances humaines , de lever autant qu’ilest possible les obstacles qui l’empêchentd’y atteindre. C’est dans cette vue que l’onva placer ici quelques réflexions fur lestrois objections qui viennent d’être remisesfous les yeux au sujet de ce système; ce quisera d’autant moins étranger au sujet traitédans cet article, qu’il en résultera un grandnombre de conséquences qui y font rela-tives , & serviront à rendre raison de biendes phénomènes qui en dépendent.

Premièrement, ne peut - on pas direque, quoique lá chaleur qui naît des frot-

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temens des globules sanguins dans les ca-pillaires , puisse être conçue se commu-niquer en même tems aux solides même deces vaistèaux, & les relâcher par la raré-faction qui s’ensuit, ce dernier effet seratoujours d’autant moindre qu’il fera pluscontrebalancé par celui du froid extérieur ,qui cause le resserrement de ces vaisseaux ;parce que le relâchement seroit bien plusconsidérable, tout étant égal, par l’effetde la cause interne de la chaleur , si cefroid extérieur ne s’y opposoit pas ? Ainsi ,ne peut-on pas conclure de là, qu’il restetoujours que le resserrement doit être plusconsidérable par les effets du froid , qu’iln’est empêché par les effets synchrones dela chaleur dont il occasionne la génération ?D’où doit résulter plus de frottement, plusde chaleur par conséquent dans le cas dufroid externe, que dans le cas opposé. Nepeut-on pas concevoir ainsi une contreni-tence continuelle entre la cause de la cha-leur animale ’&c le froid extérieur ? D’oùl’on peut inférer que dans l’hiver la chaleuranimale appartient davantage à l’animalmême ; que dans l’été elle appartient plusaux causes externes ; qu’il y a donc en quel-que forte moins de vie dans les animauxen été qu’en hiver, puisqu’il y a moinsd’action vitale ; que l’on est plus fort, plusvigoureux en hiver, tout étant égal ; parceque le froid , qui condense tous les corpsen tenant les vaisseaux dans un état de plusgrande constriction, & en donnant lieupar-Iá à l’augmentation des résistances , oc-casionne plus d’action , plus d’efforts parconséquent de la part de la puissance mo-trice pour les vaincre : d’où l’augmenta-tion du mouvement progressif des hu-meurs , plus de frottement dans les capil-laires , plus de chaleur, fans que ces efforts,ce mouvement , puistènt être regardéscomme des effets de fievre proprementdite , puisqu’ils augmentent fans diminu-tion de forces ; au contraire , attendu quel’augmentation d’action dans les solidesprocure une plus grande élaboration , uneplus grande atténuation d’humeur , d’oùrésulte une préparation , une sécrétion plusabondante de fluide nerveux ; plus de dis-position par conséquent au mouvement■musculaire, à l’exercice : au lieu qu’en été,