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Tome XV.
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cularion du sang, du cours des humeurs,avec toutes les dispositions nécessairespour la conservation de leur fluidité ; en-sorte qu’il arrive quelquefois que les par-ties supérieures du corps font brûlantes,tandis que les inférieures font glacées ;qu’un côté du corps est refroidi, pendantque l'on sent beaucoup d'ardeur dans lecôté opposé ; que l’on sent comme un airfroid se répandant sur un membre, commepar un mouvement progressif, tandis quel'on est fatigué de bouffées de chaleur,qu’il fe fait des transports d’humeurs, desengorgemens dans d'autres parties, avecles symptômes les plus violens. On nepeut attribuer la cause de semblablesphénomènes qu’à faction des nerfs , quipar l’effet d’un cours irrégulier des espritsanimaux , font tendus & resserrent lesvaisseaux dans quelques parties ; d’où leshumeurs devenues surabondantes par rap-port à la diminution de la capacité des jvaistèaux , font comme repoussées dansd’autres parties qui n’opposent point derésistance extraordinaire , où elles fontportées avec beaucoup d’agitation, tandisque leur courç, est presque arrêté dans lesvaistèaux resserrés ; de maniéré qu’il Ré-tablit dans ceux-ci une disposition, tellequ’elle peut être produite par le froidexterne , pour exciter la sensation quirésulte de son application sur les partiessensibles ; & dans ceux-là une dispositiontelle qu’il la faut pour faire augmenter lagénération de la chaleur animale, & lesentiment qu’elle fait naître. Voye\ CHA-LEUR animale , & sur ces effets singu-liers , ce qui est dit en son lieu de chacunedes différentes maladies dans lesquelles onles observe , telles que la Fievre NER-VEUSE, la Passion hypocondria-que , historique , les Vapeurs,/'Epilepsie, &c.

Dans d’autres cas il survient en peu detems , & quelquefois subitement , à despersonnes qui ont toute leur chaleur na-turelle , tant au-dehors qu’au-dedans , unfroid répandu fur toute la surface du corps,avec pâleur , frisson , tremblement dansles membres, sueur froide ; tous symptô-mes que l’on ne peut encore attribuerqu’au resserrer» ent plus ou moins prompt

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qui fe fait dans les vaistèaux capillaires parle moyen des nerfs , ensuite d’une distri-bution irréguliere, plus abondante qu’ellene devroit être, du fluide nerveux dansl’habitude du corps, & dans les organesdu mouvement ; resserrement qui arrêtele cours des humeurs dans tous les tégu-mens, & en exprime fous forme sensiblela matière de la transpiration condenséepar le défaut de chaleur animale.

On observe ces différons phénomènesavec plus ou moins d’intensité dans lesgrandes passions de famé, comme le cha-grin , la peur, la surprise, l’efsroi, la ter-reur, &c.V. Passions, animi pathemata.

Après avoir considéré quelles font lesdifférentes causes tant externes qu’inter-nes, qui peuvent nous affecter de la sen-sation du froid , il reste à dire quelquechose des différons moyens que l’on peutemployer pour faire cestèr la dispositioncontre nature qui produit cette sensation.;parce que l’on peut inférer de l’estet deces moyens , la confirmation de tout cequi a été avancé ici concernant la théoriedu froid animal.

Parmi les causes, tant externes qu’in-ternes , qui peuvent produire la dispo-sition à laquelle est attachée la sensa-tion , il n’en est point de si générale L: desi commune, que supplication du froidde l’air ambiant. Or comme c’est par sa-gitation de Pair , par le renouvellementcontinuel de la partie de ce fluide quinous environne, que le froid est le plussensible , tout étant égal ; le premiermoyen que les hommes nés nus& laisiësà peu près fans défense à cet égard , onttrouvé de fe garantir un peu de cette im-pression désagréable , a été vraisemblable-ment de se mettre à couvert du vent der-rière des arbres, ou tout autres corps, quipouvoient être interposés entr’eux & lecourant d’air. On eut ensuite bientôtoccasion de découvrir quelque creux derocher , quelque caverne, où l’on pouvoitencore fe mettre plus aisément à sa bri detoutes les injures de l’air ; mais on ne pou-voit souvent pas y rester autant qu’elîesduroient ; il falloit pastèr d’un lieu a, unautre pour pourvoir à ses besoins. On s’ap-perçut que la nature avoit donne aux bêtes