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effets qui concernent la chaleur naturelle ;ensorte que la vieillesse établit dans lessolides une disposition contraire à la gé-nération de la chaleur, tout comme legrand froid : senescere , sicut frigescere ,efl cqntinuo rigescere. C’est pourquoi l'u-sage modéré du vin, des liqueurs spiri-tueuses , & de tout ce qui peut fourniraux organes vitaux des aiguillons pourexciter leurs mouvemens, est si salutaireaux gens âgés, pour Fentretien ou le réta-blissement de leur chaleur naturelle. Etquant aux moyens externes qu’il convientd’employer pour le même effet, il est cer-tain que la chaleur douce & humide desjeunes personnes long-tems couchées avecles vieilles gens, est plus efficace , & leurest plus utile que la chaleur seche du feuartificiel : attendu que celle-ci raccornittoujours plus les fibres , & augmente par-là le vice qui empêche la production de lachaleur naturelle ; & que celle-là, en sup-pléant à ce défaut, assouplit les solides,ou au moins entretient le peu de flexibilitéqui leur reste.
Mais le froid animal le plus rebelle àFaction du feu artificiel appliqué tant ex-térieurement qu’intérieurementfous quel-que forme que ce soit, & à quelque de-gré que l’on le porte, c’est 1 q froid causéparle spasme de cause interne, Férétismedu genre nerveux : puisque la chaleur,sur - tout lorsquelle est excessive , ne faitqu’augmenter le stimulus qui en est lacause , par conséquent la disposition , leresserrement des vaisseaux qui s’opposentau cours des humeurs, d'où dépend lagénération de la chaleur animale. II n’ya que le relâchement procuré par la ces-sation du stimulus , de la cause qui irriteles nerfs, de l’influx irrégulier des espritsanimaux, qui en augmentent la tensioncontre nature , selon le langage des écoles,ui puisse faire ceslèr cette disposition ,e laquelle provient le froid animal dansles passions de Famé, dans les maladiesdont la cause occasionne un pareil désor-dre qui se manifeste principalement parl’effet de tout ce qui affecte immédiate-ment la partie éminemment irritable &sensible du corps humain.
Comme donc ce désordre dans le phy-
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sique animal proprement dit, dépend leplus souvent beaucoup de la relation quisubsiste entre la faculté pensante & lesorganes qui y ont un rapport immédiat,& qu’il est fur-tout entretenu par F in-fluence réciproque entre celle-là & ceux-ci , le repos de l’esprit & du corps, lacessation des peines de l’un & Fautre,les remedes moraux, font souvent lesmoyens les plus propres à faire cesser lefroid animal qui provient de la tensiondes nerfs , fans aucune cause physique quiFentretienne, 11 est cependant bien descas où , ces moyens n’étant pas suffisons,on peut avoir recours avec succès auxmédicamens propres à faire cesser cettetension morbifique , le resserrement desvaisseaux qui en est Feffet : tels font lesmédicamens anodins , narcotiques , anti-spasmodiques ; les émolliens chauds em-ployés intérieurement & extérieurement»tels que les lavemens, les bains de mêmequalité, &c. Mais ce ne sont là le plussouvent que des palliatifs : le régime,Fexercice, les médicamens propres à for-tifier les solides en général , à diminuerla délicatesse, la sensibilité , l’irritabilitédu genre nerveux, sont les moyens lesplus propres à détruire la cause du symp-tôme dont il s’agit, c'est-à-dire, du froidanimal, & de tous ceux qui proviennentdu vice mentionné, que Sydenham appel-loit ataxie du fluide nerveux. Voye\ letraitement de toutes les maladies spasmo-diques & convulsives, & fur - tout desvapeurs, (d)
Froid , considéré médicinalementcomme cause non naturelle & externe :froid de l’athmosphere, du climat, dessaisons, des bains , voye\ , ainsi que pourle mot CHALEUR , fous le même rapport,Air, Athmosphere , Climat, Sai-son , Bain , & en général ce qui fera dità ce sujet sous le mot Hygiène.
Froid fébrile ,voye\ Froid , pa-thologie, FlEVRE, FIEVRE INTERMIT-TENTE.
Froid considéré comme stgne dans lesmaladies aiguës, voye\ Fievre en géné-ral, FIEVRE INTERMITTENTE, EX-TRÉMITÉS DU CORPS, (d)
FROID. (Belles-Lettres.) On dit qu’un
morceau