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Tome XV.
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attachés par l’extrémité inférieure de leurs'fibres charnues, immédiatement à la peau& aux apophyses angulaires de l’os frontal ;leurs fibres s’avancent jusqu’à la partiemoyenne & presque supérieure de cet os,où elles fe terminent à la face externed’une eípece de coeffe ou calotte aponé-vrotique, qui , après avoir recouvert lecrâne, semble se continuer autour ducoujusqu’au haut des épaules ; c’est dans lesmuscles frontaux que fe distribue une bran-che du nerf ophtalmique qui passe par letrou sourciller.

Les muscles occipitaux, attachés par leurextrémité inférieure immédiatement au-destùsde l’apophyse transversale de l’occi-pital, s’avancent jusqu’aux apophyses maf-toïdes, & vont aussi se terminer à la ca-lotte aponévrotique. Ces quatre musclesparoistènt toujours agir de concert, lesoccipitaux n’étant que les auxiliaires desfrontaux. Telle est du moins, l’opinion de |la plupart des anatomistes, à laquelle M.Winslow n’a pas donné son suffrage.

Quoi qu’il en soit, il est bon d’avertirles jeunes chirurgiens de prendre garde,en faisant des incisions profondes au front ,de couper les muscles frontaux transversa-lement ; il faut les couper en long, selonla direction de leurs fibres : cependant,quand les incisions fe font seulement à lapeau, pour détruire des sinuosités super-ficielles , il vaut mieux suivre la directiondes rides de la peau que celle des muscles ;

& l’on peut en ce cas faire des incisionstransversales : mais s’il arrivoit à un chi-rurgien de couper par impéritieun musclefrontal transversalement & totalement,le sourcil tomberoit sur la paupière , cequi laistèroit une difformité considérableau visage, empêcheroit même le globe del’ceil de pouvoir se découvrir dans touteson étendue , & nuiroit à faction de cetorgane.

Alors , dans les coupures & les plaiestransversales du front , où les fibres desmuscles frontaux font coupées, & les sour-cils pendans, & où la peau du front nepeut plus fe rider comme auparavant, lameilleure méthode, après avoir nettoyéla blessure , fera de rapprocher les ievresau moyen de deux points d’aiguille, d’y >

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appliquer quelque poudre ou baume vul-néraire , & par-dessus une emplâtre agglu-tinative que l’on assurera par le moyendu bandage. Le malade, de son côté, doitle tenir en repos pendant quelque tems.

II arrive pourtant quelquefois, siir-toutquand le sujet est jeune, que les fibresdes muscles qui ont été coupées, se réu-nissent fans que la plaie tourne en suppu-ration ; mais s’il survendit une hémor-ragie violente , on tâchera de s’en rendremaître avec des bourdonnets, des com-presses , & un fort bandage ; ensuite onlavera la blessure avec du vin tiede, & onréunira ses Ievres avec une emplâtre agglu-tinative.

Dans presque toutes les plaies du front,il faut commencer par bien essuyer le sang,& oindre la plaie avec quelque baume, telque celui de Copahu , du Pérou, ou autresemblable ; on doit ensuite rapprocher les| Ievres de la plaie au moyen d’une emplâ-tre vulnéraire: cependant lorsque la plaieest considérable, ces moyens ne suffisentpoint pour la cicatriser également ; il fautdonc, pour y parvenir, saupoudrer la plaiede poudre de sarcocolle, ou d’une poudrepréparée avec la racine de grande consoude»de la gomme adragant, & de la gomme ara-bique ; on appliquera par-desiùs les emplâ-tres dont nous avons parlé, & on assurerale tout avec des compresses & un bandage.

II ne convient point d’user de suturedans ces sortes de plaies, fans une néces-sité indispensable, non plus quejdans toutesles autres plaies du visage ; parce que la su-ture augmente l’escarre, & rend la cica-trice beaucoup plus difforme. Dans lesplaies longitudinales du front , le bandageunissant est ce qu’on peut employer demieux pour cicatriser la blessure sans dif-formité.

II se forme aisément des plis au front desenfans ; plis qui ne manquent pas d’augmen-ter avec l’âge, & qui font très-difficiles àeffacer. Le meilleur moyen pour y réussir,seroit peut-être de mettre sur leur frontun bonne bande d’une largeur convena-ble , & de l’y laisser très-long-tems.

D’autres enfans ont le haut du frontcouvert de cheveux, qui leur viennent jusques fur la racine du nez. Il faut, pour les