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Tome XV.
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ne doit pas avoir plus d’un bon pouce delarge ; & pour le menton , on prend unmorceau de linge de quatre travers dedoigts. Une fronde est fendue égalementen deux , suivant sa longueur, jusqu’à troisou quatre travers de doigts du milieu. Leplein de la fronde s’applique fur les com-presses dont on recouvre la partie malade,

& les chefs de chaque côté se croisent &vont s’attacher à la partie opposée. Voye\fig. zo, pi. II. La fig. 7 , P l. XXVII, re-présente supplication de ce bandage à lalevre supérieure. (U)

FRONDEUR. ( Art milit. des ancd)Les frondeurs dans les armées faisoientpartie de la milice des anciens, &servoientà jeter des pierres avec la fronde. Les Ro-mains , pour entretenir leurs soldats dansles exercices militaires , en faisoient fairede publics dans le camp ; on plantoir pourcela des pieux qui tenoient lieu du faquin,contre lesquels ils s’exerçoient avec unbouclier & un bâton à la place de l’épée,tous deux beaucoup plus pesans que leursarmes ordinaires, afin que celles-ci leurparussent plus légeres à la main : de mêmepour se rendre le bras plus fort, ils lan-çoient de faux javelots beaucoup plus pe-sans que les véritables. Les archers & lesfrondeurs pareillement dressaient un butavec des fascines, contre lequel ils tiroientdes fléchés avec l’arc , & des pierres avecla fronde , à 600 pieds romains de dis-tance, qui font un peu moins de 550 denos pieds. Les frondeurs sont représentésfur les marbres antiques, ayant le bras droitnu pour ajuster leurs coups avec plus deforce ; & ayant une petite bandoulière oùpend une efpece de gibecíere, pour porterles pierres ou les balles de plomb qu’ils je-taient contre l’ennemi. {D. J.)

FRONSAC, ( Ge'og. ) ville de Francedans la Guyenne, fur la rive droite defille, près de ion confluent avec la Dor-dogne. II y avoir jadis au-dessus un châ-teau qu’on disoit avoir été bâti par Char-îemagne en 770 , mais il a été démoli. Cetteville avec la terre qui en dépend , & quiest une des plus belles du royaume , ap-partient , à titre de duché-pairie , à la fa-mille du feu cardinal de Richelieu. Long.17. zi.lat.^6. ( + )

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FRONT, f. m. ( Anat. & chir.) Le frontest une des grandes parties de la face , &une de celles qui contribuent le plus à !a>beauté de fa forme, & au plaisir de la con-sidérer ; frons ubi vipit honor / Unpoetegalant, du siecle d’Auguste, disoit, en par-lant de celui de sa maîtresse, s ons ubiludit amor !

Chezles Grecs & les Latins , c’étoit unebeauté d’avoir le front petit , & mêmecette petitesse passoit encore pour unemarque d’efprit. Horace , en parlant de sirchere Lycoris, la peint , infignis tenuefronte. Ce goût étoit si général , & lesdames si curieuses de cet agrément, qu’elless’appliquoient á cacher une partie de leurfront par des bandelettes qu’Arnobe ap-pelle nimbos.

II semble que nous avons un goût debeauté un peu plus exact que les Romainsfur cette partie du visage. II faut que lefront > selon nous, comme le dit fauteurde YHifi. nat. de ! homme , soit uni, sansplis ni rides , & d'une juste proportion ;qu’il ne soit ni trop rond, ni trop plat ,ni trop étroit, ni trop court, & qu’il soitrégulièrement garni de cheveux au-dessus& aux côtés. Mais fans nous occuper de cesidées accessoires, venons aux détails quiintéressent l’anatomiste & le chirurgien ;quelque secs que soient ces détails, il s’agitde les tracer dans cet article, & d’aban-donner tous les autres.

L’os frontal, qui forme ce que nous ap-pelions le front , est un des cinq os com-muns du crâne, dont nous donnerons ladescription au mot FRONTAL {os). Nousnous contenterons de remarquer ici, quefa figure est symmétrique , & à peu prèscomme une efpece de coquille de mer ,qui est large & presque arrondie ; de sorteque deux os frontaux d’une même gran-deur , joints ensemble par leurs bords ,représentent en quelque maniéré cettesorte de coquillage dans son entier.

Comme la peau qui couvre le crâne aun peu de mouvement, principalementdans fa partie antérieure , où elle se ridesensiblement dans quelques personnes, cesmouvemens font exécutés par faction dequatre muscles ; deux nommés frontaux ,& deux occipitaux. Les premiers fontO o o ij