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interrompus, retournés ou pliés, & celafans autre but que de varier leurs composi-tions , & de placer dans le tympan de cesfrontons des ornemens frivoles, fans choix& fans convenance. Enfin il n’est pas unde nos artisans qui ne s’imagine avoir pro-duit un chef - d’œuvre, lorsqu’il a terminéun ravalement par ce genre d’amortisse-ment.
La source de cet abus vient fans doutede ce que l’on perd de vue l’origine qui adonné naissance aux diyerfes parties quiconstituent l’architecture. Loin d’avoir re-cours à nos historiens & à nos auteurs lesplus célébrés, on prend pour modelés lesexemples récens, & on laisse derriere foila doctrine de l’art : insensiblement & àforce «Limitation, on prend la partie pourle tout. Les meilleures productions prisesdans leur origine, ne présentent plus quedes licences intolérables, des inadvertan-ces monstrueuses, & des compositions ha-sardées. Or, pour éviter ce dérèglement,prévoyons l’effet que produiront les fron-tons dans l’édifice , & réservons-les princi-palement pour les frontispices de nos égli-ses; ensorte que si par tolérance nous lesemployons dans la décoration de nos palaisou de nos édifices publics, que ce ne soit'quepour faire prééminer la partie supérieure duprincipal avant-corps. En supposant mêmeque la saillie de ce dernier semble exigerséparément ce genred’amortisièment, pourlui tenir lieu de couverture, évitons qu’ilcouronne jamais plusde trois croisées ; pré-férons les triangulaires aux circulaires, &ne souffrons jamais qu’ils soient interrom-pus ni dans leurs bases, ni dans leurs som-mets , si nous voulons que nos composi-tions soient conformes aux principes del’art & aux loix du bon goût. ( P )
Fronton ou Miroir, (Marine.)c’est un cadre ou un cartouche de menui-serie , qui est placé sur la voûte à Parrieredu vaisseau. On le charge des armes duprince qui a fait construire le vaistèau ; quel-quefois on y met la figure dont le vaistèauporte le nom. Communément on appellecet endroit le miroir. Voyez marine,planche III, fig. i , le fronton cotté o.(Z)
ï ROS ou FROCS , ( Jurìfpr. ) ce font
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des terres en friche ; c’est la même chosequ efraux. Voyet{ FraUX. ( A )
FROTHON I, ( Hifl. de Danemarck.)roi de Danemarck, étoit fils de cet Had-ding qui se fit donner la mort pour ne passurvivre à son ami. A peine fut-il sur letrône, que la manie des conquêtes s’em-para de son ame. II entra à main armée dansla Courlande. Les peuples effrayés s’en-fuirent à son approche, emportant aveceux tous les fruits de leur récolte. Us es-péroient que la disette forceroit les Da-nois à se retirer ; ils ne se trompaient pas»Mais ceux-ci, dans leur retraite, creusè-rent des précipices qu’ils couvrirent d’ungazon légèrement soutenu. Les Courlan-dois s’avancerent à la poursuite des Da- 'nois ; ils tomberent dans le piege qui leurétoit préparé, & furent presque tous mas-sacrés. Cette ruse meurtrière prouve queles anciens rois du nordfaisoient la guerremoins pour conquérir que pour verser dusang, comme certains animaux qui se con-tentent d’étrangler leur proie, & dédai-gnent de s’en nourrir. Frothon parut furles frontières de la Russie, & soumit quel-ques places : déjà ses vues ambitieuses setournoient vers la Suede; mais fa sœur,épouse du roi Régner, à la tête d’une ar-mée , osa arrêter sa marche triomphante.
Pendant ces expéditions, Frothon avoitlaissé les rênes du gouvernement entre lesmains d’Uffon, son ministre & son beau-frere. L’ingrat avoit profité de son absencepour former une conspiration contre sonbienfaiteur; il vouloir lui enlever la cou-ronne & la vie. Frothon reparut, le com-plot se dissipa ; sauteur tomba aux pieds duroi qui, satisfait de rompre son mariage ,daigna lui pardonner. Frothon soumit laFrise Cymbrique , remporta une victoirecélébré fur le souverain de cette contrée.Le même bonheur_accompagna ses armescontre les Saxons, qu’il força de lui payertribut. Lorsqu’i! crut avoir poulie ses con-quêtes assez loin dans le continent, il cher-cha dans l’Océan un nouvel aliment à sonambition ; il soumit l’Angleterre & l’E-cosse. 11 mourut dans une seconde expédi-tion qu’il entreprit contre la Suede versl’an 68 avant Jésus-Christ. C’ctoit un roispadassin, comme l’étoient alors tous les