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11 est vrai que P essieu & le bassinetérant de forme cylindrique & arrondis ,ne doivent se toucher que par une bienpetite iurface; & que par conséquent, lapression de l’air extérieur & l’attractionqui les appliquent l’un à l’autre, semblentdevoir produire ici peu d’effet : mais ilest aisé de s’appercevoir qu’un contactd’une ligne quarrée suffiroit seule pouroccasionner le phénomène que nous cher-chons ici à expliquer.
Quoique la pression qui applique lessurfaces de deux corps , soit une des prin-cipales causes de la difficulté qu’on éprouveà les faire glisser Tune fur l’autre , il nefaut pourtant pas croire que cette diffi-culté cessât toujours entièrement, si cettepression devenoit nulle. L’exemplede deuxscies lufpendues verticalement, de façonque les dents de Tune fe logent dans lesintervalles que laissent celles de l’autre,peut servir à nous convaincre du contraire.II est sûr que si l’on vouloir mouvoir uned’elles verticalement , cet engagementréciproque de leurs dents y apporteroitquelque obstacle , & formeroit une résis-tance de la nature de celle que nous avonsnommée frottement : il est vrai que cetterésistance ou seroit absolument invincible,cu cesserait bientôt, les dents s’étant dé-gagées , & n’y ayant aucune force qui lesoblige à «'embarrasser de nouveau les unesdans les autres.
IV. La vitesse des surfaces qui frottentparaît devoir influer fur la quantité dufrottement: il semble qu’un corps qui femeut plus vite, rencontre dans le mémetems un plus grand nombre de petiteséminences de la surface de celui sur lequelil se meut, les choque aussi plus rude-ment, ou les plie plus vite ; & par toutesces considérations, doit éprouver beau-coup plus de résistance à son mouvement.
Aussi M. Musschenbroek nous dit s’étreassuré par des expériences dont il ne donnepas le détail, que le frottement étoit pro-portionnel à la vitesse , excepté lorsquecette vitesse est très - considérable : cardans ce cas il a trouvé le frottement beau-coup plus augmenté.
Cependant M. Euler, considérant quedans le mouvement dsiua corps qui glisse
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fur un autre , les petites éminences de fasurface fe dégagbnt des petites cavités dePautre, & y retombent alternativement,a cru qu’il ne devoir éprouver de résis-tance que comme par intervalle ; au lieuqu’un Corps en repos , qu’on veut mou-voir , en éprouvoit une continuelle ; &qu’ainíi la vitesse d’un corps , bien loind’augmenter le frottement , devoir le di-minuer. A cette considération il en ajouteune autre tirée de l’expérience : il lui aparu que lorsqu’on donnoit à un plan in-cliné une inclinaison très-peu différente decelle où le frottement étoit précisémentégal à faction de la pesanteur , pourmouvoir le corps , ce corps parcourait leplan incliné beaucoup plus vite qu’onn’auroitdû s’y attendre , vu le léger chan-gement qui s’étoit fait dans l’incîinaison :d’où il a conclu que le mouvement unefois commencé , îe frottement étoit di-minué : il a même donné une méthodepour décider par le tems qu’un corps em-ploie à parcourir un tel plan , si fa con-jecture est juste & conforme à la réalité.Voye\ , fur tout cela, les Me m. de Berlin ,afin. 1748 .
De telles contradictions entre des phy-siciens de cet ordre, nous montrent com-bien nous sommes encore éloignés deconnoître la nature & les vraies loix dufrottement ; c’est à l’expérience feule ànous les apprendre : fur le point dont ils’agit actuellement, nous n’en avons au-cune qui mérite une confiance entiere.M. Musschenbroek ne nous ayant pointcommuniqué son procédé , nous ne pou-vons pas juger s’il ne s’est point glissé quel-que erreur dans les résultats qu’il nousdonne ; & nous croyons qu’il est plus saged’attendre de nouvelles expériences , pourdécider si & comment la vitesse doit en-trer dans P évaluation de cette résistance.
V. Le frottement retarde & détruit lemouvement d’un corps , comme le seroitune puissance qu’il tirerait dans une di-rection opposée â celle de ce mouvement:d’où il suit tout naturellement que, pourjuger de la résistance qu’il apporte à factionde la puissance qui produit 011 tend âproduire ce mouvement, il ne suffit pasde connoître fa quantité absolue, mais