FUS
a arqué , pour exprimer la ligne courbequ’elle a décrite.
On place quelques petits tampons depapier chiffonné dans les interstices desserpenteaux ou des paquets d’étoiles, pourempêcher qu'ils ne balottent; & on fer-me le pot avec un rond de papier collédessus : il faut le taillader par les bords,pour empêcher qu’il ne fasse des plis.
Avant de mettre les paquets d’étoilesdans le pot, on les pastè dans du poussier,pour leur faire prendre feu plus subitement.
Le chapiteau est ce qui termine la fu-sée en forme de cône ; il est fait d unesimple épaisseur de carton. Pour lui don-ner la grandeur qui convient, on tracefur du carton un rond au compas, dontl’ouverture doit être d’un diamètre untiers du pot ; on divise ce rond en deux,& chaque moitié donne de quoi formerun chapiteau ; on la mouille, pour en ôterle ressort ; on en colle les extrémités ; &en la contournant, on lui fait prendre laforme d’un cône.
Lorfqu’il est sec, on donne des coupsde ciseaux fur les bords de fa circonfé-rence , pour que cette partie joigne mieuxfur le pot où elle doit être collée ; & onla mouille pour en ôter le reiîort.
Le chapiteau étant placé bien droit furle pot, on colle fur la scissure une bandede papier brouillard, tant pour la cacher,que pour empêcher qu'elle ne se décolleen séchant.
Cette bande de papier doit être mouil-lée de colle des deux côtés : on observerala même chose pour tout le papier quel’on emploiera à couvrir les scistùres oujointures des fusées ou porte-feux: le pa-pier en est plus maniable, & les plis enparoissent moins.
On amorce ensuite la fusée , en prenantun morceau d’étoupille plié double & degrosseur proportionnée, que l’on fait en-trer dans le trou qu'a formé la broche, àla hauteur d’un diamètre extérieur de lafusée ; & on la colle dans la gorge avecde l’amorce. II ne faut mettre de l’amor-ce, que ce qui est nécessaire pour la te-nir : une trop grande quantité, qui don-neroit beaucoup de feu, pourroit fairecrever la fusée.
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On finit par coller un rond de papierfur la gorge ; ce que les artificiers nom-ment bonneter : cela sert à empêcher,lorsqu’on tire les fusées , que celle quipart ne communique son feu aux autres,& aussi à les garantir de Phumidité.
Bien des artificiers ne mettentpoint depot aux petites fusées de caisse ; ils se con-tentent de rouler & de coller desiùs unquarré de papier gris, qui déborde la fu-sée de la hauteur de ía garniture qu’ilsveulent y placer. Après qu’ils y ont misla chasse & la garniture, ils lient le papierdessus pour la renfermer. Les fusées ainsigarnies montent plus haut, parce qu’ellesfont moins chargées : mais comme c’estaux dépens de leur garniture, qui est fortpetite, il n’y a rien à gagner, si ce n’çstpour l'artificier.
Art. VIL Des baguettes & du che-valet. La baguette que l’on attache auxfusées , sert à les maintenir droites , encontrebalançant leur pesanteur, contre la-quelle le feu agit par l’un des bouts, quidoit toujours être tourné en-bas, & qu’elleforce à garder cette situation.
Le bois le plus léger est le plus propreà faire des baguettes ; celles des fuséesde dix-huit lignes & au-dessus, doiventêtre de sapin de sciage ; quant à cellesd’au-dessous, le coudre, le saule, & for-mé fournissent abondamment des ba-guettes qui leur font propres.
11 faut leur donner au moins huit foisla longueur du moule. Son épaistèur enquarté par l’un des bouts, doit être d’undemi - diamètre extérieur de la fusée ; &depuis le bout auquel on attache la fusée,elle doit aller en diminuant jusqu’à l’au-tre extrémité, qui se termine à un hui-tième du même diamètre.
Plus les baguettes ont de longueur, plusles fusées montent droit ; elles ne Iku-roient en avoi? trop , pourvu que n’ayanten tête que la grosseur ci-dessus, elles sstrouvent en équilibre à une certaine dis-tance, lorsque les fusées y font attachées:cette distance se réglé par le diamètre ex-térieur de la fusée ; on en donne deux &demi aux plus petites fusées } jusques &compris celles de ir lignes; pour cellesi d’au-dessus, jusques & compris celles de