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Tome XV.
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L pouces , 2 diamètres, & à celles par-delà , un diamètre & demi ; suivant les-quelles proportions, la baguette d’une fu-sée d’un pouce doit être en équilibre àdeux pouces & demi de la gorge. Oncherche l’équilibre avec un couteau , furle tranchant duquel on pose la baguette;íi elle est trop légere, il saut en changer ;lorsqu’il y va de peu de chose, on peutattacher la fusée d’un pouce ou deux plushaut ; cela donne plus de longueur & depoids à la baguette : si elle est trop pe-sante , il faut en ôter, soit en retranchantde sa longueur, si elle a plus de huit foiscelle du moule, soit en ôtant de sonépaisseur.

On fait une cannelure aux baguettes desapin , dans l’endroit où la fusée doit êtreattachée, pour qu’elle soit plus stable. Al’égard des baguettes de branchages, ilsuffit d’unir avec un couteau & de ren-dre plane la surface du même endroit :l'extrémité du gros bout doit être coupéeen talut, tant pour la propreté , que pourfaire moins de résistance dans l’air.

La fusée étant placée dans la cannelu-re , jusques & non compris la ligature dupot, qui doit excéder la baguette, il fautla lier dans deux endroits du nœud del’artisicier ; premièrement , un peu au-deílòus du talut qui termine la baguette ;& en second lieu, dans l’étranglement:on fait une entaille à la baguette à cha-cun de ces endroits, pour que la ficellene glisle point.

On a imaginé en Angleterre, pour évi-ter les accidens causés par la chute desgrostès baguettes, d’en composer avec depetits saucissons faits de cartes à jouer.On les arrange de maniéré qu’en débor-dant les uns fur les autres, & étant col-lés de colle forte , & recouverts de ban-des de papier collées de colle de farine,ils puistènt former une continuité unie &solide. Chacun de ces saucissons contiententre deux étranglemens, la petite quan-tité de poudre nécesiàire pour le fairecrever. Une étoupille qui tire son feu dupot de la fusée , & qui communique àtous ces petits saucissons garnis chacund’une étoupille, leur donne Çeu dans l’ins-tant que la fusée jette sa garniture ; & la

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baguette se divise en autant de petitesparties qui font une agréable efcopete-rie. La cherté de ces baguettes ne permetguere d’en faire que pour essais : on croitcependant que , si elles étoient fabriquéespar des ouvriers qui ne fistbnt que cela,ils parviendraient en peu de tems à unpoint d'habileté qui les mettrait en étatde les donner à un prix modique.

Le chevalet est un poteau que l’onplante en terre, ou qui est soutenu surterre par un pied en forme de croix : ilest traversé en-haut par une barre de ferplate posée sur tranche, fur laquelle onplace îes fusées l’une après l’autre pourles tirer.

11 y en a de plusieurs formes ; mais leplus simple de tous, & qui est d’autantplus commode qu’on le transporte aisé-ment où l’on veut, est une perche arméepar l’un de ses bouts d’un fer pointu quisert à la piquer dans terre. On vistè de-dans à la hauteur que l’on veut, unevrille un peu longue, fur laquelle on tireles fusées.

II faut débonneter la fusée , en crevantle papier d’un coup d’ongle, dans l’instantqu’on la pose sur le chevalet ; on y donnefeu avec une lance placée au bout d’unporte-feu, qui est un léger bâton d’envi-ron cinq pieds, & qui est terminé parune efpece de porte-crayon de fer, danslequel entre la lance, & que l’on y re-tient en la ferrant avec un anneau coulant.

Art. VIII. Des serpenteaux , pluie defeu , marrons , saucissons Ù étoiles , donton garnit les fusées volantes. Les serpen-teaux destinés à garnir les fusées volantes& les pots à feu , sont faits de cartes àjouer : on donne à ceux d’une carte qu’onnomme vétille , trois lignes de diamètreintérieur ; à deux cartes, trois lignes &demie; & à trois cartes, quatre lignes:ceux d’un plus grand diamètre doiventêtre faits en carton.

On charge ceux de trois lignes dansune efpece de boistèau un peu moins hautde bord que les cartouches, de la ma-niéré qui fuit.

Les cartouches étant étranglés & liés,on les arrange tout droits dans le bois-seau, autant qu'il en peut tenir ;on frappe