FUS
du régiment. En 1693 , le roi ordonnaque le régiment seroit appellé désormaisle régiment royal de VArtillerie. Lecommissions des officiers font du roi ; maiselles font adressées au grand-maître de Far-tillerie, comme au colonel-lieutenant durégiment. Mémoires d’artillerie de Saint-Remi.
Le régiment royal de l’ArtilIerie estaugmenté depuis 1721 du régiment desbombardiers, qui y fut alors incorporé,pour ne faire qu’un seul & même corpsavec ce régiment. Voye\ Bombardiers.II fut divisé en cinq bataillons qui furentplacés à Strasbourg, Grenoble , la Fere,& Perpignan: celui de cette derniere villea été transféré depuis à Besançon.
Ces bataillons font composés de huitcompagnies de cent hommes chacune,non compris un capitaine en premier &un capitaine en second, deux lieutenans& deux fous - lieutenans : chaque compa-gnie est divisée en trois escouades.
La premiere qui est double, est com-posée de vingt - quatre canonniers oubombardiers, & de vingt-quatre soldatsapprentifs.
La seconde est composée de douze mi-neurs ou sappeurs, & de douze apprentifs.
Et la troisième est composée de douzeouvriers en fer & en bois, & autres pro-pres à l’usage de F artillerie , & de douzeapprentifs. II y a aussi deux cadets & deuxtambours dans chaque compagnie.
Les bataillons sont indépendans les unsdes autres; les officiers de différens ba-taillons ne roulent point ensemble pourles emplois ; chacun monte à ceux de sonbataillon. (O)
FUSION., s. f. {Chymie.) changementqui arrive dans un corps solide, en con-séquence de Faction du feu qui le rendfluide.
Dans cette opération , le feu diminuetellement la cohésion des parties inté-grantes de ce même corps, qu’il les meut& les fait rouler les unes fur les autres àla façon des liquides.
On doit faire cette différence entrefonte & fusion , que fonte s’entend seule-ment de l’état d’un corps qui a perdu lacohésion de ses molécules agrégatives
F U S 597
en conséquence de Faction du feu ; au lieuque fusion s’entend de Faction qui pro-duit ce changement, de ce changement,de ses causes, & des phénomènes qui l’ac-compagnent. La fufion est un phénomènedifficile à expliquer ; mais il n’est per-sonne qui ne distingue la fonte d’un corpsde son état de solidité. La fonte d’un mé-tal qui doit passer à travers un vaisseau,doit être bien liquide. Voye\ COUPELLE& Affinage.
Quoique la plupart des auteurs em-ploient le mot de liquéfaclion ou de li-quificadon dans le même sens que fufion ,il faut pourtant ne Fappliquer qu’aux selsqui prennent de la fluidité fur le feu , parla grande quantité de leur eau de crystal-lisation, comme il arrive aux vitriols, auborax, &c. On peut encore le dire desmétaux qui font soumis à la liquation.
Quand la fusion n’est que partielle,Ac’est-à-dire, qu’elle n’a lieu qu’à F égarddes parties similaires d’une mine ou d’unalliage métallique, elle prend le nom deliquation. Voyez cet article.
On donne le nom de précipitation parla voie seche, ou par la fonte, à cetteefpece de fufion où il arrive que la ma-tière fondue forme deux couches distinc-tes ; Fune pesante qui occupe le fond du;vaisseau , & c’est le régule ; l’autre légere& qui surnage la premiere , qu’on ap-pelle le s scories.-
On appelle vitrification , F efpece defufion qui change tellement un corps, ouen combine plusieurs ensemble, de façonqu’il en résulte une matière diaphane quireste constamment dans le même état ,quoiqu’expofée de nouveau au feu defonte..
fl ne faut pourtant pas croire qu'omn’emploie pas aussi le mot de fonte dansbien des cas, pour Faction du feu quidésunit les parties aggrégatives d’un corps :on dit aussi la fonte de la cire , de lagraisse 3 &c. ensorte que le mot de fusionest plus particulièrement employé pour les*métaux.
Cette opération est une des plus fré-quentes de la partie métallurgique de lachymie.
Elle s’étend fur tous les corps fixes dé lai