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nature, avec toutefois cette restriction,qu’il y en a qui font très - aisés , d’autrestrès-difficiles à fondre, & d’autres qui neprennent l’état de fonte qu’à l’aide d’unou de plusieurs autres corps fixes aussi.Ces corps prennent le nom d q fondans oude menftrues secs. V. la section des fon-dans á Varticle FLUX, qu’il faut joindreavec celui-ci. On peut encore cependantcomparer leur action à celle des menstrueshumides. Ceux-ci n’ont besoin que d’unetrès-médiocre chaleur pour être dans l’étatde fluidité , & jouir conséquemment del’exercice de leurs propriétés. Les fondansen exigent une plus forte, les uns plus,les autres moins. II est vrai qu’il s’en trouvequi demandent le même degré de feu quele corps à fondre, comme nous l’avonsdit du mélange de deux corps infusiblespar eux-mémes ; mais ceux-ci se trouventdans l’extréme, qui fait exception, non-seulement avec les menstrues humides,qui dissolvent & ne font point dissous,quoique leurs parties soient divisées par lamême raison quelles divisent, mais encoreavec les fondans même, qui doivent êtreplus fusibles que le corps qu’on veut fon-dre par leur intermède.
Les corps volatils en font austi suscepti-bles , mais quelques-uns seulement, & ilsse dissipent si-tôt qu’ils ont éprouvé cet état.
II y a des métaux qui fe calcinent audegre du feu qui les met en fonte.
Quelle que soit l’intention de l’artiste ,il faut toujours que le corps auquel il faitsubir la fufion, devienne le plus fluidequ’i! est possible ; mais si cette conditionest nécessaire à l’égard d’un corps simple ,â plus forte raison l’est-elle quand c’en estun composé, comme quand il s’agit defaire un alliage ou une nouvelle matière..Ceux dont le génie est assez pénétrant &l’imagination assez forte pour atteindreaux points physiques du tems, concevrontaisément que dans l’efpace d’un quart-d’heure chaque molécule intégrante , ouprincipe d’un corps tenu en fonte bien li-quide , subit un nombre infini de mouve-mens qui méritent considération. II estsouvent indispensable de soutenir long-tems cette fluidité , pour désunir d’abordles dissérens principes métalliques, & pour
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les combiner ensuite entr’eux. C’est pourlors que fe font, ainsi qu’au milieu dufluide aqueux, qui est le véhicule des corpsfermentatifs, ces nombres prodigieux decourses rapides de la part des moléculessolitaires ou réunies, de chocs , de frotte-mens, qui produisent enfin ce nouvel ar-rangement de parties, qui existe dans cha-que molécule intégrante du nouveau ré-sultat. La désunion préalable qui fe faitdes principes du corps primitif, arrive enconséquence de leur mouvement , tantspontané que forcé. C’est à ces dissérensphénomènes que nous avons donné le nomd ’attraction à Y article F LUX. II est à sou-haiter qu’il naisse un nouveau Newton,qui en pénétré la nature, & en développele méchanisme. Si la raison inverse duquarré des distances a lieu dans la cir-constance présente , l’application en paraîtdifficile à démontrer.
C’est pour les raisons mentionnées, queles expériences qu’on n’obtient qu’à ía fa-veur de la fufion , font sujettes à tant devariétés. Si l’on ne connoît ni le pouvoirde la fonte liquide , ni les avantages de laforme des vaisseaux, ni la mesure du temsqu’exige une expérience, & si l’on ne faitbien entre-méler & combiner ces diffé-rentes conditions , on manque d’ordinairetout succès. On peut citer pour exemple,la mine perpétuelle de Beccker , toutesles autres vitrifications graduées , les fu-sions & réductions répétées, par lesquellesIsaac le Hollandois retirait toujours quel-que peu de métal précieux, &le départ parla voie feche, ou séparation de l’or d’a-vec l’argent. C’est dans ces fortes de casparticulièrement que bon nombre d’artif-tes n’ont que trop éprouvé que , quand ilsmanquoient aux conditions nécessaires, ilsn’obtenoient rien de ce qu’ils pouvoient& dévoient obtenir. Ce n’est pas que laréussite manque absolument, parce qu’onn’a pas choisi les vaisseaux de la forme laplus avantageuse ; mais ce défaut est aumoins capable de porter des imperfectionsdans l’expérience.
Mais iî faut encore être bien convaincuque la quantité des matières apporte une dif-férence dans l’opération, & c’est un articlede conséquence, qui mérite l’examen le plus