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Tome XV.
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lignes d’épaisseur. Voye\ COULISSE DEGALÉE.

On dit auss dans l’imprimerie, aller engalée ; c’est faire de la composition dansdes gale'es , fans folio & fans signature ,jusqu’à ce que la matière qui précede soitfinie , à la fuite de laquelle on met cequi est en galée , avec les folio & les signa-tures.

GALEGA , f. m. ( Botan . ) genre deplante à fleur légumineuse : le pistil sortdu calice , & devient une silique presquecylindrique , remplie de semences ordi-nairement oblongues , dont la figure res-semble en quelque façon à celle d’un rein.Les feuilles de la plante font attachées parpaires à une côte qui est terminée par unefeule feuille. Tournefort, Inft. rei herb.Voyez Plante. (/)

Boerhaave compte quatre especes degalega , & Tournefort, cinq ; il suffira dedécrire la principale, nommée des bota-nistes , galega commune à fleurs bleues.

Ses racines font menues, ligneuses, blan-ches , fibrées , longues, éparses de tous cô-tés ; & quelques-unes d’elles germent tousles ans au printems : ses tiges font hautesde deux coudées , & plus cannelées ,creuses, & fort branchues ; ses feuillesfont semblables à celles de la vefce , maisplus longues , ailées, & terminées par unefeuille impaire , munies d’une petite épinemolle à leur extrémité , d’une saveur légu-mineuse. Ses fleurs font portées fur despédicules qui naissent des aistelles desfeuilles ; elles forment un long épi, fontpendantes, légumineuses, de couleur blan-che , ou d’un blanc tirant fur le violet : illeur succédé des gousses presque cylindri-ques , menues, longues , droites , qui con-tiennent plusieurs graines oblongues faitesen forme de rein : cette plante est assezcommune dans les pays chauds, où ellevient fans culture. (D. J.)

Galega. (Mat. méd. ) Cette plante estappellée un alexipharmaque & un sudori-fique très-célebre, propre à dissiper puis-samment le poison, sur-tout celui qui estpestilentiel. On en recommande 1 usagedans les pétéchies , les autres maladiespestilentielles & la peste même , la rou-geole , l’épilepsie des enfans, les morsures

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des serpens, & les lombrics. On la mangecrue ou cuite , ou on en donne le suc jus-qu’à une ou deux cuillerées ; on la prescritdans les bouillons & les apozemes alexi-teres, à la dose d’une poignée. Geossroi,Mat. méd.

f GALEMBOULE, (Géog. ) M. de Lisleécrit Guallenboulon , anse de la côte orien-tale de Madagascar , très - grande, maisd’un fond dangereux , à cause des rochesqui font fous l’eau ; cette anse est à deuxlieues au nord de la riviere d’Ambato , à17. 30. de latitude méridionale. (D. J.)

GALENE, f. f. ( Hift. nat. Minéral. )nom générique donné par plusieurs auteursà la mine-de-plomb , & sur-tout à cellequi est composée de grands cubes, galenatejsulata. On ne fait pas trop l’origine dumot galena , les Allemands expriment lamême chose par glant\ , qui signifie éclat.Galena flerilis , est le crayon ou la mine-de-plomb. V. Bley-Glantz , Plomb.

II y a encore la galene martiale queles mineurs Allemands nomment Eysen-Glant\} elle ressemble à la gustne ou mine-de-plomb en cubes, excepté qu’ellen’a pasPéclat de cette derniere ; elle est plus noire& plus dure qu’elle ; il est très-difficile d’entirer le fer ; elle paraît composée de fer,d’arsenic , & de soufre. Voye\ Lehmann,Traité des mines. (—,)

GALÉNIQUE, adj ; (Méd.) Ce termeest employé dans les écrits des médecinsmodernes ; i°. pour désigner la maniéréde raisonner en médecine, & de traiter lesmaladies selon la théorie & la pratique fon-dées fur les principes du fameux Galien ;ce qui forme la médecine galénique , ladoctrine galénique, comme on appelle hip-pocratique en médecine, la doctrine fon-dée fur les principes du prince des méde-cins ; voye\ GalÉNISME, médecine. 2°.Pour distinguer une des deux parties prin-cipales de la pharmacie , qui consiste dansla préparation des médicamens faite parune simple action méchanique , par le seulmélange de leur substance, sans égard auxprincipes dont elle est composée : en quoil’on a voulu dans les écoles que cette fortede pharmacie , telle que renseigne Galien,fût différente de celle qui est appellée chy-mique , dont toutes les opérations fe íònt