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des chevres & des brebis ; qu’ils faisoientpendant leurs sacrifices, des contorsionsviolentes de tout le corps, tournant rapi-dement la tête de toutes parts, & se heur-tant du front les uns contre les autres à lafaçon des béliers.
Plutarque étoit fur - tout irrité de cequ’ils avoient fait tomber les vrais ora-cles du trépied. Ces gens-là, dit-il, poury parvenir , te font avisés de chanter desvers par tous pays ; de rendre des oracles,les uns sur-le-champ, les autres en lestirant au fort ; après quoi ils les ont ven-dus à des femmelettes, qui ont été ra-vies d’avoir des oracles en vers & encadence.
11 y avoit deux galles à Rome, unhomme & une femme, pour le servicedes autels de Cybele, qu’on honorait fousle nom d’Idata mater. Voyez ce mot. IIétoit même permis par la loi des douzetables, à cet ordre de prêtres, de deman-der saumoné dans certains jours de Tan-née, à l’excluíìon de tout autre mendiant.Vous trouverez de plus grands détails àce sujet, dans Rosinus, Antiq. rom. li-vre II, chap. 4. Godwin , Anthol. rom.lib. II. Voisins, & autres.
Rajouterai seulement que les galles,tout méprisables qu’ils étoient, avoient unchef très-considéré qu’on appelloit archi-galle , ou souverain prêtre de Cybele. Cechef étoit vêtu de pourpre, & portoit latiare. Voye\ Archigalle. II y a desinscriptions antiques qui font mention deParchigalle; Lilius Gyraldus , Onuphrius& Gruter se sont donné la peine de lesrecueillir. (D. J.)
GALLES {le pays de) Ge'og. autrefoisnommé Cambrie , en latin Cambrìa,Vallia , & en anglois Wales principautéd’Angleterre , bornée à Test par les com-tés de Chester, de Shrop , de Hereford ,& de Montmouth ; à l’ouest & au nordparla mer d’Irlande, & au midi par lecanal de Saint-Georges.
Les Romains, maîtres de la Grande-Bretagne, la divisaient en trois parties ;savoir, Britannia maxima Ccefarienfis ,contenant la partie septentrionale ; Bri-tannia prima , contenant la méridionale ;& Britannia fecunda , contenant le pays
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de Galles. Ce dernier pays étoit alorshabité par les peuples Silures f . Dimetce& Ordovices.
La plupart des Bretons s’y retirer en tpour y être à couvert des Saxons, lors-qu’ils envahirent T Angleterre ; & depuisil a toujours été habité par leur postérité,les Gallois, qui ont eu leurs princes par-ticuliers jusqu’à la fin du treizième siecle.Alors Edouard premier les réduisit fousson obéissance, & leur pays devint parconquête Tapanage des fils aînés des roisd’Angleterre, avec titre de principauté.Cependant ces peuples ne furent jamaisvraiment soumis , que quand ils virent unroi Breton fur le trône de la Grande-Bre-tagne ; je veux parler d’Henri VII, quiréunit les droits des maisons de Lancas-tre & d’Yorck, & conserva la couronnequ’il avoit acquise par un bonheur inoui.
Enfin sous Henri VIII, les Gallois fu-rent déclarés une même nation avec Pan-gloise, sujette aux mêmes loix, capabledes mêmes emplois , & jouissant des mê-mes privilèges.
Leur langue est Tancien breton ; & c’estpeut-être la langue de TEurope où il y ale moins de mots étrangers. Elle est gut-turale ; ce qui en rend la prononciationrude & difficile. Pastons au pays.
II se divise en douze provinces ; six sep-tentrionales , qui forment le North-Wa-les ; & six méridionales, qui constituentle South-Wales. Les géographes vous in-diqueront les noms & les capitales de cesdouze provinces.
L’air qu’on y respire est sain, &: Tony vit à bon prix. Le sol placé entre leneuvieme & le dixième climat septen-trional, est en général fort montagneux ícependant quelques-unes des vallées fonttrès - fertiles, & produisent une grandequantité de bled & de pâturages ; de forteque ses denrées principales consistent enbestiaux, peaux, harengs, coton, beurre,fromage, miel, cire, & autres chosessemblables.
Ce pays contient aussi de grandes car-rières de pierres de taille, & plusieursmines de plomb & de charbon. Voye\-enle détail dans T Hifioire naturelle de Chil-drey, Paris, 1667, in-iz.
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