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Son étendue fait à peu près la cinquiè-me partie de l’Angleterre ; elle comprend•cinquante-huit bourgs à marché, & en-viron trois cents cinquante mille âmes,qui paient pour la taxe des terres qua-rante - trois mille sept cents cinquante-deux livres sterling. Son port de Milfbrd,Milford-Haven 3 est un des plus furs &des plus grands qu’il y ait en Europe.
Le pays de Galles a produit des gensillustres dans les sciences, parmi’ lesquels.je me contenterai de nommer GuillaumeMorgan, traducteur de la Bible en gal-lois ; Jean Owen poète latin, connu parses épigrammes ; & le lord Herbert de•Cherbury : ce dernier né en 1581, &mort en 1648, fut tout ensemble ungrand homme de guerre, un habile mi-nistre d’état, & un écrivain très-distinguépar ses ouvrages ; son histoire du régné &de la vie d’Henri VIII, est un morceauprécieux. ( D. J.)
Galles (les) Ge'og. peuples d’Afriquedans î’Ethiopie á l’orient, au midi & aucouchant de l’Abystìnie: de là vient qu’iîfaut les distinguer en orientaux, occiden-taux , & méridionaux.
Ces peuples ennemis'de la paix, nevivent que de leurs brigandages, & fontcontinuellement en course contre lesAbyssins. Ils ne cultivent ni ne moisson-nent ; contens de leurs troupeaux, soit enpaix , soit en guerre, ils les chassent de-vant eux dans d’excellens pâturages ; ilsen mangent la chair souvent crue 6 c sanspain ; ils en boivent le lait, & se nourris-sent de cette maniéré, soit au camp , soitchez eux. Ils ne se chargent point de ba-gages ni de meubles de cuisine ; des ga-melles pour recevoir le lait, voilà tout cequ’il leur faut. Continuellement prêts àenvahir le bien des autres, ils ne crai-gnent point les représailles, dont la pau-vreté les met à couvert. Dès qu’ils sbsentent les plus foibles, ils se retirentavec leurs bestiaux dans le fond des ter-res , & mettent un désert entr’eux & leursennemis. C’est ainsi qu’on vit autrefois lesHuns, les Avares , les Goths, les Vanda-les, les Normands, répandre la terreurchez les nations policées de l’Europe, &Jes Tartares orientaux se rendre maîtresTome XV.
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de la Chine. De même les Galles choi-sissent un chef tous les huit ans pour lescommander ; & ce chef ne se mêle d’au-cune autre affaire. Son devoir est d’as-sembler le peuple, & de fondre sur l’en-nemi, pour y acquérir de la gloire & yfaire du butin.
Telle est cette nation terrible qui a sibien affoibli le royaume de PAbyssinie,qu’il en reste à peine au roi la moitié desétats que fes ancêtres ont possédés. LesGalles^ l’auroient conquis entièrement, sila mésintelligence ne s’étoit pas mise en-tr’eux, & s’ils ne fe fustènt pas mutuelle-ment affoiblis. V. VHistoire d’Ethiopie ,du savant Ludolf. (D. J.)
GALLIANA , ( Hift. nat.) pierre quequelques auteurs croient avoir été la mê-me que Pline appelle callaïs , & dont parcorruption on a fait galliana. On croieque c’est la turquoise; mais le P. Har-douin dit qu’il est fort douteux que laturquoise fût connue des anciens.
GALLIAMBE, f. m. ( Belles-Lettres .)terme de poésie ; forte de vers fort agréa-bles , que les galles ou prêtres de Cybelechantoient en l’honneur de cette déesse.
Ce mot est formé de gallus nom des
prêtres de Cybele ; & d 'ïambus , forte depied fort usité dans la poésie grecque' &latine. V. Iambe.
Galliambe , fe dit aussi d’un ouvrageen vers galliambiques. V. Galli-AMBI-QÚE. Dictionnaire de Trévoux A Cham -bers.
G ALLIAMBIQUE ( Belles-Lettres.)terme de l’ancienne poésie. On áppelloitpoème galliambique , un poeme composéde vers galliambiques. V. GALLIAMBE.
Le vers galliambique étoit composé desix pieds ; i°. un anapeste, ou un spon-dée ; 2°. un ïambe, ou un anapeste, ouun tribraque; 3“. un ïambe, ensuite deuxdactyles, £c ensin un anapeste.
On peut encore mesurfcr autrement levers galliambique, & faire un arrange-ment de syllabes qui donnera des piedsd’une autre espece. Les anciens n’avoientguere égard dans les vers galliambiquesqu’au nombre des tems ou des interval-les, parce qu'on chantoit ces fortes devers en daflrahí que d’ailleuts on s’yVwv