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mcttoit peu en peine de Pefpece des piedsqu on faisoit entrer dans fa composition.Vossius croît qu’ils imitoient fort le dé-sordre & l’obscurité des dithyrambes. V.Dithyrambe. Diclionn. de Trévouxéá Charniers.
GALLICANE, adj. f. (. Hifi. mod.) Cemot ne s’empîoie que dans les matièresecclésiastiques, & même en peu d’occa-íìons.
L’églife gallicane est I’astêmblée desprélats de France. V. Eglise.
Le bréviaire gallican , c’est le bréviaireparticulier qu’avoit l’églife de Gergenti enSicile, & que les auteurs modernes de cepays-là nomment le bréviaire gallican.
Apparemment qu’ils le nomment ainsi,parce qu’il y fut introduit par S. Ger-land , qui fut fait évêque de Gergenti,après que le comte Roger en eut châtiéles Sarrasins, & par les autres évêquesfrançois que les Normands y attirèrent.V. Bréviaire.
La liturgie gallicane , c’est la maniérédont on célébrois autrefois le service di-vin dans les Gaules. V. Liturgie. V.le P. Mabillon , i. lyturg. gall. ch. Ç , &c.Diclionn. de Trévoux Ú Charniers.
Sur les libertés de l’églife gallicane }voyez Libertés.
GALL1 CAN US SALTUS , (Géo -graph.) autrement dit dans les auteurs la-tins MaJJicus & Gaurus ,- trois noms sy-nonymes d une montagne de la Campanieheureuse. On l’appelle présentement Ger-ro. Elle est dans la terre de Labour auroyaume de Naples. (D. J.)
GALLICISME, f. m. ( Gramm ,) c’estun idiotisme françois, c’est-à-dire, unefaçon de parler éloignée des loix généra-les dn langage, & exclusivement propreá la langue françoise. V. Idiotisme.
u Lorsque dans un livre écrit en latin,
dit le dictionnaire de Trévoux fur ce» mot, on trouve beaucoup de phrases,, & d’exprestìons qui ne font point du„ tout latines, & qui semblent tirées du,, langage françois > on juge que cet ou-„ vrage a été fait par un François ; on dit», que cet ouvrage est plein de gallicis-», mes .,, Cette maniéré de parler sem-ble indiquer que le mot gallicisme est le
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nom propre d’un vice de langage, quidans un autre idiome vient de limitationgauche ou déplacée de quelque tour pro-pre à la langue françoise ; qu’un gallicismeen un mot est une efpece de barbarisme.On ne fauroit croire combien cette opi-nion est commune, & combien on lasoupçonne peu d’être fausse : elle a mêmesurpris la sagacité de cet illustre écrivain,que la mort vient d’enlever à I’Encyclo-pédie ; ce grammairien créateur, à quinous avons eu la témérité de succéder,sans jamais oser nous flatter de pouvoirle remplacer; ce philosophe exact ík pro-fond , qui a porté la lumière sur tous lesobjets qu’il a traités, & dont les vues ré-pandues abondamment dans les partiesqu’il a achevées, feront le principal mé-rite de celles que nous avons à remplir jen un mot, M. du Mariais lui-même pa-role n’avoir pas été assez en garde contrel’impieflìon de ce préjugé. Voici commeil s’expliqueà Varticle ANGLICISME: «Si», l’on difoit en françois fouetter dans de», bonnes moeurs ( whip into good man-„ nets ), au lieu de dire fouetter afin de», rendre meilleur , ce seroit un angli-», cisme. „ Nesembie-t-ilpasqueM.diiMariais veuille dire que le tour angloisn’est anglicisme que quand il est trans-porté dans une autre langue ? C’est uneerreur manifeste, &c que ceux même quiparoíssent l’insinuer ou la répandre ontsentie : la définition que les auteurs dudictionnaire de Trévoux ont donnée dumot gallicisme , & celle que M. du Mar-iais a donnée du mot anglicisme , enfournissent la preuve.
L’essence du gallicisme consiste en ef-fet à être un écart de langage exlusive-ment propre à la langue françoise. Legallicisme en françois est à fa place, & ily est ordinairement pour éviter un vice Jdans une autre langue, c’est ou une locu-tion empruntée qui prouve l’astìnité decette langue avec la nôtre , ou une expres-sion figurée que limitation suggéré à lapassion ou au besoin, ou une expressionvicieuse qui naît de l’ignorance: mais par-tout & dans tous les cas, le gallicisme estgallicisme dans le sens que nous lui avonsassigné.