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9*. ce changement, il joignit un signe par-,, ticulier au B ; & comme le son d u B», devenoit par-là plus doux & plus mou,t) on nomma ce íìgne B mol : or le B e'tantle fi , delà vient que le premier bémol», en musique se pose sur le st. Usant du„ même artifice sur son second tricorde,
„ quand il voulut le faire commencer», comme le grec, il bailla d’un demi-ton„ l’intervalle du ré au mi ; de là vient„ que le second bémol en musique se pose„ sur le mi : lorsqu’il voulut remettre»» son premier tricorde A, B, C, dans„ le premier état naturel où il I’avoit», composé, il joignit au B un signe quarté,» angulaire, pour avertir que l’intervalle», d’A à B étoit d’un ton dur & en-„ tier; & ce signe fut nommé B quarre.
,» II s’étoit occupé fur ses tricordes mi-„ neurs, de rabaissement des sons qui», convient au mode mineur : revenant à», son échelle d’octave modulée selon le», mode majeur, il s’occupa de l’élévation,» des sons convenable à ce mode ; il éleva 1», d’un demi-ton de plus le premier inter- ;», valle de sémi-ton qui se trouve dans„ Tordre de son échelle, c’est-à-dire,
», celui du mi au fa. ; &c en fit autant fur»» le second intervalle semblable, c’est-à->» dire, sur celui du fi à Vue : de là vientn que dans la musique, le premier diese», sc pose fur le/a , & le second sur Vut.», Cette expérience dut lui paroître très-», heureuse , & d’autant plus conforme à», la fuite des sons dans la nature, que le», fa diese annonçoit la modulation du fol ,», dont il est la note sensible ; & qu’en», effet, la modulation de fol est engen-», drée dans les corps sonores par la mo-», dulation d 'ut, dont fol est la note do-», minante. L’inventeur , pour avertirh qu’il voulait mettre Tintervalle d’un», ton entier entre mi & fa, joignit», au fa un signe quarté, de figure â peu», près semblable au béquarre , parce que», T effet des deux signes étoit le même :», on appella ce signe diese , du mot grec», îìi !,nj, division , parce qu’il divisent en», deux Tintervalle du ton entre fa &„ fol ; & parce que dans les instrumens», grecs , entre deux cordes formant en-», tr’elles un intervalle d’un ton, on en
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», mettoit un autre qui les séparoit, &», formoit le sémi-ton intermédiaire. L’é-» chelle diatonique ainsi formée avec», adjonction de deux dièses par ut , ré,», mi , fa dièse, fol fia, fi , ut dièse, est», suivie progressivement par Péchelle fui-» vante, ré , mi , fi diese , fol, la , fi ,», ut diese, ré, entièrement femblabledans», Tordre de ses intervalles à l’échelle na-», tutelle de Toctave ut, fans aucun diese.», Or en continuant de procéder selon le»» mode majeur , en élevant le premier», intervalle de sémi-ton qui se rencontre„ dans la nouvelle octave te entre fa dièse„ & fol, pour la rendre pareille en inrer-», valle à Toctave ut avec deux dièses , il„ en résulte ré, mi ,fa diese , fol dièse,,» la , fi, ut diese, ré diese : de là vient», que dans la musique le troisième diese», se pose fur le fol, & le quatrième fut», le ré.
,» Guy d’Arezzo s’appercevant que les», sept lettres ou les sept syllabes dont il», se servait pour tracer les sons musicaux», au - dessus des paroles, n’exprimoient» qu’une octave, & ne distinguoient pas» si le son étoit d’une octave plus baffe», ou plus aiguë que la moyenne, s’avisa»» d’un troisième expédient plus commo-», de, à ce qu’il lui parut, que les lettres», ou les syllabes ; ce fut de tracer fur le», papier de longues raies parallèles, pro-„ bablement pour imiter la figure des,» cordes tendues de la lyre, qu’il fut forcé», de disposer horisontalement, non ver ?», ticalement ; sans quoi, il n’auroit pu y», joindre avec facilité Técriture des pa-», rôles chantées, qui parmi nous est ho»», rifontale, & non verticale. II traça donc», plusieurs lignes ses unes fur ses autres,», représentant ses degrés & ses intervaU», les des sons plus au moins aigus ; il», figura fur ses lignes & les entre-lign es», de petites notes noires, chaque ligne», & entre-Iigne immédiats représentant», Tintervalle d’un demi - ton. D’autres», musiciens ont depuis distingué la vh-» tesse ou la lenteur du chant, & fixé la», durée intrinsèque de chaque note , en», traçant les notes blanches, noires, à», queue, crochues, doublement cro-», chues, &c. D’autres ont ensuite inventé