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», divers autres signes, pour représenter„ les tremblemens & les renstemens du», son, le tems , îa mesure â deux , trois,,, & quatre gestes, les silences, &c. Ces„ derniers s’appe’lent pauses & soupirs ,„ parce qu’ils donnent au chanteur le„ tems de se reposer, de respirer, &„ de reprendre haleine. Quant aux clefs„ placées au commencement de chaque», ligne,soit qu’on les y voie seules, soit», qu’elles soient accompagnées de dieses,, & de bémols, elles ouvrent l’intelli—,, gence de la modulation traitée dans», Pair: elles montrent tout-d’un-coup„ quelle est l’octave employée dans cet„ air ; si c’est la baffe, la moyenne, ou», l’aiguë ; & par - là elles font voir à», portée de quel genre de voix l’air est», composé. Nous répétons la clef au com-», mencement de chaque ligne t mais les,, Italiens le contentent de la figurer une», fois p ur toutes au commencement de», la première ligne. II y a sept clefs, c’est-», á-dire, autant que de sons dans I’é—»» cheîle diatonique: dans la réglé, les» sept clefs devroient porter le nom des», sept sons, & çhacune se trouver po-», fée au commencement de la ligne sur», la place de la tonique de l’air qu’elle», indique. Mais comme les clefs ont été», introduites, moins encore pour mon-», trer le ton final & principal de l’air,», que pour indiquer si Pair est grave,», moyen, ou aigu ; & comme l’inven-», teur ne considérois alors que son échelle», naturelle de l’octave ut , il n’a donné», que trois noms aux clefs, savoir, fa ,», ut y fol} parce que dans cette échelle», de son octave ut , la note tonique,», c’est-à-dire, le son principal, final, &», moyen, est ut , ayant pour dominante», aiguë fol , & pour sous - dominante», grave fa. Sur ce principe, il s’est dé-», terminé à indiquer le chant grave par», la clef de fa , le chant moyen, par la», clef d 'uti le chant aigu, par la clef de„ fol. Cette observation étoit trés-heu-», reuse de la part de l’inventeur, soit», qu’il y ait été conduit par force de» génie, ou par hasard ; car elle indiquoit», en même tems tout le plan de l’har-», monie, tant conformants que distò-
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», nante. Elle s’est trouvée d’accord aveff„ le fameux principe de la basse fonda-», mentale par quintes, découvert depuis», par le célébré Rameau, & qui sert de», base à sa profonde théorie. Un chant,>, dit ce savant homme , composé du ton», ut & de ses deux quintes fa & fol,» l’une au - dessous, I’autre au - dessus,„ donne le chant ou la fuite des quintes», fa, ut, fol, que j’appelle baffe fonda-», mentale d 'ut par quintes. Les trois sons», qui forment cette bastè & les harmo-», niques de chacun de ces trois sons,», composent tout le mode majeur d 'ut y», & en même tem's toute la gamme dia-», tonique inventée par Guy d’Arezzo ,», comme nous le verrons encore mieux», ci-après.
,» Telle est la fuite des procédés & des», idées qu’a eu dans la tête l’inventeur», de notre gamme , en réformant la mé-», thode grecque. Ces procédés sont fi», connexes, si bien liés,si dépendans les», uns des autres, qu’on ne peut douter», qu’il n’ait eu de telles pensées dans l’efi», prit, & à peu près dans le même ordre» que je viens de les décrire. C’est ainfi», qu’un soigneux examen des noms im-», posés aux choses, en nous apprenant la», cause de leur imposition , nous fait re-», monter aux choses même ; nous donne», lieu de pénétrer leurs causes & leurs ef-»» sets ; nous remet fur les voies des pre-», miers principes des arts & de leurs pro-»> grès successifs ; nous fait suivre les opé-», rations de l’inventeur à la trace des„ termes appellatifs, qu’il a mis en usage.
», Au reste , notre méthode d’usage», actuel, inventée par Guy d’Arezzo, de», tracer la musique fur le papier par des», notes noires disposées fur les lignes &», les entre-lignes de cinq raies, quoique» trés-ingéniense , n’est pas fort bonne :», elle est compliquée de figures embar-», raflantes & nombreuses. On sent aster», que, soit que l’on se servît de raies, de« notes, de lettres, de chiffres, ou des», sept couleurs , il seroit facile d’inven-»» ter dix méthodes différentes d’écríre», les chants, plus simples , plus courtes,», & plus commodes, sur-tout pour la mu-», sique vocale : car l’instrumentale, plus