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Tome XV.
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cération y développeroit des filamens, maisje ne puis pas en appeîler à l’expérience.La nature compacte du ganglion íemble-roit mener à croire que les filamens ner-veux s’y confondent & s’y abouchent, &qu’une celluloíìte ferrée, comme celle deleur enveloppe commune, les y attacheles uns aux autres. Mais nous n’avons riend'assuré fur cette structure.

On a estàyé d’en découvrir Pusige. Cequ’on a dit là-deílùs ne m’a pas satisfait.On a cru qu’ils étoient faits pour don-ner une vitesse nouvelle au liquide ner-veux. Cette conjecture est fondée fur unestructure musculaire, qu’on leur a prêtée.On leur a attribué d’interrompre les or-dres de la volonté, & de détruire I’empirede faîne fur les nerfs qui fe perdent dansun ganglion pour en renaître. Cette idéepeut être venue du grand nombre de gan-glions qui se trouvent dans les branchesdes nerfs sympathiques. Us font en effetbeaucoup plus nombreux que ne font faitles auteurs. II y en a plusieurs dans le plexuscardiaque ; les nerfs mous sortis du grandganglion cervical supérieur , en formentassez souvent ; on en trouve dans les plexus,qui embrassent fartere céliaque & les deuxméfentériques ; il y en a dans les plexus ré-naux, que M. Duvernoi a pris pour de pe-tits reins. Mais cette hypothèse ne peutavoir lieu, puifqu’il y a des ganglions dontil fort des nerfs évidemment destinés auxmouvemens volontaires.

Je n’ai jamais trouvé de véritables Fun-ghons dans le tronc de la cinquième paire ;il est attaché a la dure-mere , & en sépa-rant cette méninge du nerf, on peut y avoirlaissé une partie de sa cellulosité, qui auradonné du volume à ce nerf : mais avec unpeu de foin on détache la dure-mere fansla déchirer, & le nerf fe trouve plat, fansapparence d eganglion. Je n’ai pas vu nonplus le ganglion que l’on a cru voir dansune branche de la feptieme paire, réunieavec des nerfs cervicaux ; ni dans la hui-tième paire, qui cependant est, du moinspar fes branches pulmonaires, stomachi-ques & hépatiques, un des principaux nerfsvitaux.

Ganglion , ( Chir .) tumeur circons-crite, mobile, fans douleur, & fans chan-

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gement de couleur à la peau, qui vientdans les parties membraneuses fur les ar-ticulations des os du carpe & du tarse.Ces tumeurs font du genre des enkistées.Elles se forment communément fans qu’ilait précédé aucun accident. Si elles ne fedissipent pas d’elles-mêmes , ce qui ar-rive quelquefois, ou qu’on ne les détruisepoint par les secours convenables, lorf-qu’elles font encore récentes, elles par-viennent souvent à une grandeur consi-dérable. Elies deviennent alors incom-modes , en gênant le mouvement de lapartie, & le rendant pénible & doulou-reux.

La cause de ces tumeurs est une lym-phe retenue dans une cellule du tistù foJ-liculeux qui est entre les tendons & lesos du poignet. Les contusions , les disten-sions violentes , les coups, les chûtes enfont ordinairement les causes occasion-nelles. La mobilité de la tumeur montrebien qu’originairement elle ne tient niaux os, ni aux tendons.

Les remedes résolutifs, difcuísifs &fondans ne font pas de grande utilité dansla cure de cette maladie, quoique lesauteurs rapportent en avoir éprouvé debons effets dans les ganglions récemmentformés. La compression a communémentplus de succès. On recommande aux per-sonnes qui en ont, de Tes frotter forte-ment avec le pouce plusieurs fois parjour. Ces attristons répétées usent le kiste j& il est ordinaire de sentir ensin la tu-meur fe dissiper absolument fous factiondu doigt qui la frottoit.

C’est pour favoriser l’ouverture du kiste& l’évacuatíon- de l’humeur lymphatique,qu’on fait porter une plaque de plombbien ferrée sur la tumeur. On la fait frot-ter de vif-argent du côté qu'i touche à lapeau ; ce qui ne paroît pas donner à cetteplaque plus de vertu. Òn a des exemplesde guérisons subites des ganglions par uneforte compression qui rompoit ou faifoitcrever le kiste. Muys vouloir qu’on la fîtavec le pouce ; Job à Mecuftren recom-mandoit que la main fût posée fur unetable, & qu’on frappât plusieurs fois leganglion à coups de poing ; d autres sefont servis avec succès d’un marteau de