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Tome XV.
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bois pour cette percuílion: Solinger, fa-meux chirurgien hollandois, propose ì'ex-tirpation des ganglions ,• d’autres auteursrejettent cette opération; elle n’est pasfans inconvénient par rapport aux par-ties circonvoisines. Mais comme il estconstant par toutes les cures cju’on a fai-tes en comprimant, qu’il suffit que lamembrane soit ouverte en un point quel-conque de fa circonférence, pour laisseréchapper l’humeur qu’elle renferme ; onne courroit aucun risque de piquer lekiste avec une lancette, comme on ou-vre une veine en saignant. M. Warner,de la société royale & chirurgien de l’hó-pitaí de Guy à Londres, vient de nousdonner dans un Recueil d*observations dechirurgie , le détail de deux cures de gan-glions très-considérables, qu’il a jugé àpropos d’extirper ; ils étoient devenusadhérens aux tendons des doigts ; il a étéobligé de couper dans son opération leligament transversal du carpe ; les mala-des qui ne pouvoient plus fermer la main,ni mouvoir les doigts , ont recouvré par-faitement l’ufage de ces parties, après laguérison qui fut accomplie en 40 jours.L'auteur convient que ces opérations peu-vent être suivies d’inflammation & d’ab-eès ; il ajoute qu’il ne connoît point decas où ils fe soient mal terminés.

Parlerons-nous des moyens supersti-tieux auxquels quelques personnes ont lafòibleste d’avoir confiance pour la curedes ganglions ì L’application de la maind’un homme à l’agonie , jusqu à ce qu’ilsoit mort, & tant qu’il conserve encorede la chaleur. Frotter la tumeur avec lachemise d’un homme qui vient de mou-rir , & qui est encore moite par la sueurde son corps. J’ai connu qu’on ne per-suadoit pas de la sottise de ces moyensles gens qui s’étoient proposé d’y avoirrecours; je me fuis plusieurs fois prêtédans les hôpitaux à ces tentatives ridicu-les , après avoir perdu mes raisons pouren détourner. (F')

GANGRENE , f. f. (Chirur. ) est lamort d’une partie, c’est-à-dire, 1 extinc-tion ou l’abolition parfaite du sentiment& de toute action organique dans cettepartie. Les auteurs mettent communé-

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ment la gangrené au rang des tumeurscontre nature ; quoiqu’il y ait des gangre-nés fans tuméfaction, comme AmbroiseParé, fameux chirurgien du seizieme sié-cle , I’avoit remarqué; & c’est ce que lespraticiens plus modernes ont reconnu parla division si utile qu’ils ont faite de lagangrené , en humide & en feche. On aauffi confondu la gangrené avec la pour-riture. Cependant les parties peuvent êtremortes fans être atteintes de putréfaction.II est vrai que la pourriture dans bien descas succédé très-promptement à la morti-fication ; d’un autre côté la pourriture deschairs est toujours accompagnée de mor-tification: mais la pourriture a des signescertains & très-sensibles, qui font la dis-solution putride & la puanteur cadavé-reuse , qui ne se trouvent pas dans toutesles especes de gangrené. II est donc im-portant d’examiner cet état si différentsuivant ses différentes causes, dont les ef-fets variés produisent autant de maladiesdistinctes, qui fournissent des indicationstrès-opposées.

La cause prochaine de la gangrené estI’extinction du principe vital dans les par-ties qui en font atteintes. S’il y a de l’en-gorgement, la gangrené est humide. L’a-bondance des lues arrêtés dans la partiequi tombe en mortification, est le carac-tère distinctif de cette gangrené. C’estl’engorgement qui la rend susceptible depourriture , & qui est la principale sourcedes indications particulières que ce genrede gangrené fournit.

Les causes éloignées de la gangrené hu-mide, font les inflammations, l’étrangìe-ment, l’infiltration, les contusions & stu-péfactions , la morsure des bêtes venimeu-ses, le froid excessif, la brûlure & la-pourriture. La gangrené feche vient or-dinairement du défaut des sucs nourri-ciers.

De la gangrené par inflammation. Lavie ne subsiste que par le cours des flui-des des artères dans les veines. Toute in-flammation íúppose un obstacle dans lesextrémités artérielles, par le moyen du-quel le passage du liquide qui doit tra-verser les vaisseaux, est intercepté. Lorf--que cet obstacle a lieu dans tous les vais--