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Tome XV.
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’7Ç2 à G A N

fer , â détruire des dépôts, à fortifier lesparties après la cure, à les assouplir ,álesrétablir dans leur mouvement & dans leurjeu. Mais outre que tous ces objets nousentraîneroient trop loin, il feroit a fiezdifficile de tracer fur ces points divers,des réglés certaines , chaque cas exigeantquelques différences dans le traitement;ce qui constitue conséquemment le maré-chal dans la nécessité de faire usage des lu-mières particulières qu’il doit avoir, ou .qu'on ne sauroit trop leprestêr d’acquérir.

GANGUE , en ail. Gang. (Ififi. nat.minéral.) Ce nom est allemand, & signifieen cette langue filon ou veine métallique.II a été adopté par les naturalistes françois,pour désigner la pierre ou substance quisert d’enveloppe ou de matrice au minéral,& de laquelle on le sépare quand on veuten faire!'exploitation , & traiter le mineraidans les travaux de la métallurgie. On sentque cette pierre varie considérablement,étant tantôt du quartz, tantôt du spath ,de l’ardoise , de la pierre à chaux, Ùc. (—)

GANJAM ( Géog.) ville commerçanted'Asie sur la côte de Gergelin, qui faitpartie des côtes de Coromandel à quatrelieues de Barampour. Elle est baignée parla riviere de Ganjam qui passé à Suratefur la côte de Malabar.

Ganjam est célébré par fa pagode , quiest une tour de pierre massive , de figurepolygone, hauted’environ 80 pieds,fur 30à 40 de base. A cette mastè de pierre estjointe une espece de salle, où est placéeI'idole quis’appelle Coppal. Elle est serviepar des sacrificateurs ik des devadachi ,c’est-à-dire par des esclaves des dieux. Cefont des filles prostituées, dont Pemploíest de danser & de sonner de petites clo-ches en cadence, en chantant des chansonsinfâmes, soif dans la pagode , quand on yfait des sacrifices ; soit dans les rues, quandon promene I’idole en cérémonie.

II régné à Ganjam un dérèglement demœurs quin’a rien de semblable dans touteTInde: le libertinage y est si public, queî’on y crie souvent à son détrompé, qu’il ya du péril à aller chez ìes d'evadachi tjui de-meurent dans la ville , mais qu’on peut voiren toute sûreté celles qui desservent letemple de.CoppaU ( jD./. )

G A N

_ GANKING , ( Géog .) ville de la Chine ;riche & marchande, dans la provincede Nanking, dont elle est la dixieme mé-tropole : elle est de zo degrés plus orientaleque Peking, c’est-à-dire au 31. zo. de la-titude fur le bord septentrional du fleuveKiang, &aux confins de la province Kiansi.{D. J.J

GANO. {Jeu. ) A I’hombre à trois, ilsignifie laijje\ venir â moi ; ainsi deman-der gano , c’est avertir qu’on ne prennepas la carte jouée. Celui qui fait jouer nepeut pas demander ga.no.

GANSE , f. f. ( Rubanier . ) espece depetit cordonnet d’or , d’argent, de soie oude fil, plus ou moins gros , rond, & mêmequelquefois quarté , qui fe fabrique fur unoreiller ou coussin avec des fuseaux, ou surun métier avec la navette.

Les ganses servent de boutonnières pourarrêter & boutonner les boutons ; on endécore aussi les habits , sur-tout aux envi-rons des boutonnières.

Les chapeliers s'en fervent pour re-trousser les chapeaux, & les femmes pourlacer leurs corps & corsets.

On fait un commerce assez considérablede ganses en France:les marchands mer-ciers les vendent; mais ce font les tissu-tiers-rubaniers & les pastèmentiers-bou-tonniers qui les fabriquent.

GANSE, ( Manufacl. en foie.) petitepoignée de gavassmes auxquelles les lacssont arrêtés, & que la tireuse attache avecune corde. Faire les ganses , c’est arrêterla même poignée de gavassines, afin quetous les lacs ne tombent pas fur la main dela tireuse.

GANT, s. m. {Art méchan. ) espece devêtement d’hiver, destiné à défendre lesmains du froid. Les anciens en ont eu qu’ilsappelloient chiroteques. Ilsétoient de cuirfort. Les paysans s’en servirent pour segarantir les mains de la piquure des épines;ensuite le reste de la nation en prit en hivercontre le froid. II y en avoit de deux espe-ces : les unsétoient fans doigts, & les au-tres avec des doigts. On les fit de drap , &on les garnit quelquefois parles bords avecde la soie. Les gants s’introduisirent dansl’églile vers le moyen âge. Les prêtres enporteront en célébrant. Le don du gant

marqua