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rendit le calme à l’état. Le jeune comtede Castille, auquel étoit promise en ma-riage la princesse dona Sancha, dont ilétoit éperdument amoureux, après avoirfixé le jour de son mariage, informé del’arrivée prochaine de cette princesse,mais trop empressé de la voir pour at-tendre qu’elle se fût rendue dans ses états,alla au - devant d’elle , & entra dans leroyaume de Léon. Les trois comtes dèVêla, anciens ennemis de la maison deGarde, ne furent pas plus tût instruits dece voyage, qu’ils allerent au-devant ducomte, lui témoignèrent rattachement leplus tendre, le zele le plus vif & le plusrespectueux. Le jeune Garde avoit d au-tant moins de défiance, qu’il chéristòitFainé des trois frétés qui étoit son par-rain, & qu’il lui paroissoit très - naturelqu’ils marquassent par cette satisfactionapparente, l’envie qu’ils avoient de se ré-concilier avec lui, puisque son pere avoitété leur souverain: mais il fut cruelle-ment détrompé par celui méme des troiscomtes qu’il estimoit le plus, par son par-rain, qui s’étant avancé comme pour luibaiser la main, le poignarda à l’instant oùdon Garde se baistòit pour l’embrastèr.Ainsi mourut dès le commencement deson régné ce jeune comte de Castille,l’objet chéri des espérances & des vœuxde ses sujets. Don Sanche, roi de Na-varre , son oncle & son successeur, ven-gea fa mort, & répandit le sang de seslâches assassins; mais la punition de cestraîtres ne consola point les Castillans,qui resterent long-tems sensibles à cetteperte irréparable. (L. C.)
GARCIS, ( Géog. ) petite ville d’A-frique assfe fur un roc , près la rivierede Malacan dans la province de Cutz ,au royaume de Fez. Elle est dans lescartes de la Lybie de Ptolomée, à n.de long. & à 32.. 40. de lat. fous le nomde Galas a. {D. J.')
GARÇON, f. m. ( Gramm. & comm .)enfant mâle à qui cette dénomination de-meure tant qu’il reste dans le célibat ;ainsi il y a des garçons de tout âge.
On appelle chez les marchands garçonsae boutique , ou garçons de magasin , ousimplement garçons , des apprentifs qui
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ayant fait le tems de leur apprentissage,fervent encore chez les marchands , letems marqué par les statuts de chaquecorps, avant que de pouvoir être reçusà la maîtrise & de faire le commerce poureux -mêmes. II y a des apprentifs qui,quoique reçus maitres , fe fixent à la qua-lité de garçons, & qui par leur intelli-gence font très-utiles aux maîtres qui lesemploient & qui les gagent, au lieu queles apprentifs paient à leurs maîtres.
Ces garçons aident à ranger, à plier,à remuer & à vendre les marchandisesdans la boutique ou dans le magasin ; ilsles portent même en ville lorsqu’il en estbesoin. Ce sont eux qui vont recevoir& faire accepter les lettres & billets dechange, qui tiennent les livres , en ti-rent des extraits pour dresser les mémoi-res & parties des débiteurs, &c.
Les banquiers donnent toujours àceux qui les aident dans leur commerce,le nom de commis , & jamais celui degarçons. Les marchands donnent quel-quefois à leurs garçons le nom de fac-teurs & commis , mais improprement.
Garçons , fe dit aussi des compagnonsou apprentifs qui travaillent chez les arti-sans ; un garçon menuisier , un garçonperruquier, &c. Dicl. de Comm.
Garçons de bord, ( Marine. ) ce sontde jeunes garçons au - dessous de dix-huit ans, mais plus grands & plus âgésque les moufles, qui servent sur les vais-seaux & commencent de travailler à lamanœuvre ; les garçons de bord qui ontservi sur les marchands ou les pêcheurs ,font réputés matelots à l’âge de dix-huitans, & les maîtres ne peuvent plus lesretenir comme garçons de bord. Les gar-çons de bord ne gagnent que peu au-dessus des moufles. (Z)
Garçons de pelle , font des manou-vriers ou gagne-deniers qui fe tiennentfur le port de la Greve ou autres portsde Paris, où arrivent les bateaux de char-bon. Ce font eux qui avec de grandespelles de bois ferrées remplissent les mi-nes & minots dans lesquels on mesure& distribue cette marchandise. Voye\GAGNE-DENIER. Diclionn. de Com-merce „
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