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sordre , il en faisoit son rapport au tri-bun , avec ses témoins ; & auffi- tôt onaíTembloit le conseil pour vérifier la sau-te , & châtier le coupable selon qu’it leméritoit.
Les ve'lites faisaient la garde autour d uretranchement, par le dehors, par le de-dans , & aux portes.
On ne trouve point dans les auteursle nombre des corps-d e-garde des Ro-mains ; la maniéré dont ils posoient leurssentinelles autour du camp ; A combienon avoir de journées franches de la garde.{D J.)
Garde PRÉTORfENNE. Voyez Co-horte prétorienne , au mot COHORTE.
GARDE , {Art milit.) est proprementun certain nombre de soldats d’infanterie& de cavalerie, destinés à mettre à cou-vert une armée ou une place , des entre-prises de l’ennemi. II y a pluíìeurs espa-ces d e g. rdes.
Garde avancée, est un corps decavaliers ou de fantassins qui marchentâ la tête d’une armée , pour avertir de1’approche de l’ennemi.
Quand une armée est en marche, lesgrandes gardes qui dévoient être de ser-vice ce jour-là, servent de garde avan -'Cée â Parmée.
On donne le nom de garde avancée â•un détachement de quinte ou vingt ca-valiers , commandés par un lieutenant,portés au - delà de la grande garde du‘Camp. Charniers.
Les officiers généraux de Parmée ontchacun une garde particulière pour leurfaire honneur & veiller à leur fureté dansles différens logemens qu’ils occupent. La•garde des maréchaux de France est de-cinquante hommes avec un drapeau j celledes lieutenans généraux, de trente; desmaréchaux de camp, de quinze; & celledes brigadiers, de dix. Voye\ le tome IIIdu Code militaire de M. Briquet, pag. 7& suiv. Voyei aujji GARDE d’HON-NEUR.
Gardes du camp , c’est dans l’in-•fanterie une garde de quinze hommes ouenviron par bataillon, qui se porte á peurts à soixante pas ou environ en-avantu centre de chaque bataillon de la pre-
GAR
m tore ligne , & à même distance en-arriere du centre des bataillons* de laseconde.
Dans la cavalerie, il y a une garde àpied par régiment, laquelle se tient à latête du camp.
Des grands-g ardes ou gardes ordinai-res qui forment P enceinte du camp. Cesgardes font d’infanterie & de cavalerie.
Les gardes d’infanterie se placent tou-jours dans quelque lieu défendu par une■èspece de fortification , soit naturelle ouartificielle.
On regarde comme fortification natu-relle une église , un cimetiere, un jardinfermé de tous côtés , vin endroit entouréde haies fortes & difficiles á percer ,
& on regarde comme fortifications arti-ficielles celles dans lesquelles il est besoinde quelque précaution pour les former,comme un abattis d’arbres dont on se faitune espece d’enceinte, un fossé dont laterre sert de parapet, &c.
Tous les hommes qui composent cesgardes doivent être absolument dans leurposte, & n’ensortir qu’avec la permissiondu commandant. Les fusils doivent êtreplacés de maniéré que tous les soldatspuissent les prendre ensemble & commo-dément ; pour cet effet, on les place dans.le lieu que chaque homme doit occuperen cas d’attaque.
Ces gardes ont des sentinelles devantelles ou fur le retranchement, ou de tousles côtés par où les ennemis peuvent pé-nétrer ; elles avertissent aussi-tót qu’ellesapperçoivent quelque chose dans la cam-pagne: alors tout le monde prend les ar-mes pour être en état de combattre eamoins de tems qu’il n’en faut à l’ennemi,depuis fa découverte par les sentinelles ^pour arriver au poste occupé par la garde*Les gardes doivent faire ferme , & tenirdans l’endroit où elles font placées, jus-qu’â ce qu’elles soient secourues du camp..C’est pour favoriser cette défense, qu’ortles place dans les villages & autres lieuxfourrés, où il est aisé , avec quelque con-noístànce de la fortification , de se mettreen état de soutenir les attaques des par-tis qui veulent les enlever.
Des gardes de cavalerie. Comme les