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gardes de cavalerie peuvent se mouvoiravec plus de vitesse que celles de l’infan-terie, elles font ordinairement placéesdans les plaines, ou dans d’autres endroitsdécouverts ; elles ont des vedettes placéesencore en-avant, qui découvrent au lointous les objets de la campagne. On appellevedettes dans le service à cheval ce quel’on nomme sentinelle dans le service àpied. F. Vedette.
Comme les vedettes font placées d’au-tant plus avantageusement qu’elles décou-vrent plus de terrein devant elles, on lesavance quelquefois à une assez grande dis-tance de la troupe ; & on les place sur leslieux les plus avantageux pour cette dé-couverte, comme les hauteurs à portéede la grande garde.
Pour la fureté des vedettes, & pourque la garde soit informée promptementde ce qu’elles peuvent découvrir, on placeà une petite distance de ces vedettes,c’est-à-dire > entre elle & la garde , uncorps d’environ huit cavaliers; on lenomme petit corps-de-garde ; il est com-mandé par un cornette ou autre officieralternativement. Ce corps doit être tou-jours à cheval, & très - attentif aux ve-dettes ; il doit par conséquent être à por-tée de les voir ; & il doit austi être vude la grande garde : mais il n’est pas né-cessaire qu’il découvre lui - même le ter-rein , comme les vedettes; il est feule-ment destiné à les soutenir & à veiller àce qu’elles fassent leur devoir : austi ar-rive-t-il quelquefois que les vedettes fontfur le sommet d’une hauteur, & que lepetit corps-de-guwfe est derriere, à unedistance médiocre, Lt caché par la hau-teur, pendant que la grande garde estencore dans un lieu plus bas, d’où elle dé-couvre feulement le petit corps-de-garí/e.
On éloigne aussi les vedettes les unesdes autres, pour qu’elles soient à portéede découvrir un plus grand espace de ter-rein , fans qu’il soit besoin de trop avan-cer les troupes de la garde , & par-lâ deles exposer à être enlevées. Lorsque lesvedettes font dans des endroits dange-reux , il les faut doubler, c’est - à - dire,en mettre deux ensemble, ou dans lemême lieu.
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S’il paroit des ennemis, ou quelquecorps de troupes que ce puistè être, lesvedettes en avertissent ; & suivant que lecommandant de la troupe le juge à pro-pos , ou suivant les ordres qu’il a, il faiti rester les vedettes à leur poste, & il or-donne au corps-d e-garde d’avancer pourles soutenir; lui-même marche avec satroupe pour joindre ce corps, & s’op-pofer ensemble aux ennemis ; ou bienle commandant fait replier ses vedettesfur le corps-àe-garde ; celui-ci fur fatroupe ; & cette troupe fur quelqu’autreposte, ou enfin fur le camp, s’il le jugenécessaire.
Les commandans de ces gardes doiventprendre les mêmes précautions par rap-port à leurs troupes, que les générauxd’armée par rapport à leur armée ; ce fontles mêmes principes appliqués à un grandobjet ou à un petit ; c’est pourquoi ilsdoivent avoir pour premiere réglé de dis-poser les vedettes de maniéré qu’aprèsqu’elles ont averti de ce qu’elles ont dé-couvert ,. elles aient le rems de formerleur troupe , & de se mettre en étatde combattre avant l’arrivée des enne-mis.
Le commandant d’une garde ordinaire,ou en général de troupes détachées, à laguerre, peut faire mettre pied à terre àun rang de fa troupe, pour reposer leshommes & faire manger les chevaux,suivant le tems qu’il juge nécessaire àune troupe ennemie pour qu’elle appro-che de lui, depuis le moment de fa dé-couverte par les vedettes : mais il fauttoujours que chaque cheval soit prêt àêtre bridé dans un instant, & que le ca-valier soit à portée pour monter dessusau premier ordre.
Il y a des circonstances où les com-mandans peuvent faire mettre pied àterre aux deux rangs que forment leurtroupe ; mais ce n’est qu’après s’être bienassuré que l’ennemi fera découvert dansun assez grand éloignement, pour qu’ilsoit plus de tems à parcourir Pefpace dé-couvert par les vedettes, qu’il n’en fautpour faire monter toute la troupe à che-val : c’est pourquoi la maniéré de fairela guerre à l’ennemi qu’on combat. doit
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