Band 
Tome XV.
Seite
780
JPEG-Download
 

7So G A R

faire prendre à cet égard des mesures aucommandant pour n’étre point surpris.Ainsi si l’on a affaire à un ennemi quimanœuvre avec une grande vîresse, com-me les Turcs, lesTarcares, &c. il faut,pour n’en être point surpris, prendre plusde précautions que contre les Allemandsou les Hollandois, quoique les troupesde ces deux nations soient supérieures àcelles des Turcs.

II fuit des observations qu’on vient devoir , que morns une troupe ou ses vedet-tes découvrent de terrein , plus elle doitredoubler son attention, pour être en étatd’être formée le plus promptement qu’ileft poífible ; & qu’au contraire, lorsqu’elledécouvre un espace de terrein aísez grandpour avoir le tems de se former avantque l’ennemi puisse le parcourir, le com-mandant peut profiter de cette positionpour donner plus de repos aux hommes& aux chevaux.

fii les sentinelles de Pinfanterie font pla-cées ordinairement dans des lieux moinsfavorables que les vedettes de la cavale-rie , pour découvrir beaucoup de terrein ,il faut aussi moins de tems à des gens àpied pour prendre un fusil & se mettreen défense , qu’il n’en faut à des cavaliersqui font pied à terre, pour brider leurschevaux, monter dessiis, & se former enordre de bataille. Essai sur la cailramé-tation . (Q)

, Garde de fatigue, (Art milit.)c est celle qui est commandée pour con-duire les travailleurs , les fourrageurs ;mener les soldats au bois, à la paille, &autres choses semblables. Pour ces sortesde gardes , que les troupes font successi-vement, le tour n’en passe jamais: soitque l’officier commandé soit absent ou deservice ailleurs, il doit toujours lc re-prendre après son retour au camp. Or-donnance du 17 février 175 3.

Les gardes de fatigue sont aussi ,appel-Jées gardes dc corvées. (Q)

Garde de piquet, (Art milit.)c’est celle qui est faite par les officiers &les soldats de piquet. P r . PIQUET.

Celui dont le tour vient de marcher àun détachement armé, pendant qu’il estde piquet, le quittera fie fera censé l’a-

.. . G A R

voir fait, pourvu que le détachement passe-les gardes ordinaires ; & à l’instant qu’ilfera commandé, on le remplacera par celuide ses camarades qui le suivra dans le tourdu piquet. Ordonnance du 17 février

l 7 ’> 3 - (Q)

Garde d’honneur, (Art milit.)c’est à la guerre, la garde accordée auxofficiers généraux & à plusieurs autres of-ficiers relativement à leur grade militaire.Celui dont le tour viendra de marcher àun détachement armé, pendant qu’il feraà une garde d’honneur , demeurera à cettegarde. Ordonn. du 17 février 1753. (Q)Gardes d u corps, (Hist. milit.)militaires attachés à la personne de laplupart des princes souverains, pour endéfendre la vie, maintenir la sûreté,combattre pour eux fit près d’eux, enexécuter les ordres avec promptitude fievigueur, fit le tout, en vertu d’engage-mens particuliers St plus étroits que ceuxqui d’ordinaire lient à ces divers égards lereste des serviteurs ou sujets des princes.

A juger de l’origine de ces gardes parla nature de leur vocation, l’on peut pré-sumer que leur ancienneté ne le cede pasde beaucoup à celle des souverains eux-mêmes. II dut s’écouler peu de tems, aprèsla formation des états, entre la créationdes chefs, 6 1 le besoin de donner sûretéà leur personne, fit activité à leurs or-dres. La volonté générale dont cette créa-tion étoit le résultat, n’ayant pas en soila faculté d’anéantir les volontés particu-lières qui pouvoient la contrarier, avoitau moins le pouvoir d’obvier aux mau-vais effets de ces contrariétés. Elle pou-voit, au moyen de certaines précautions,empêcher que les chefs ne fussent maltraités, mal servis, ou mal obéis; ellepouvoit en un mot, leur donner des^ar-des ou leur permettre d’en prendre.

C’est ainsi que l’on voit les fondateursdes empires avoir des gardes presqu’aussi-tót que des sujets. Déjocès en eut chezles Medes, avant même que d’avoir unpalais ; Cyrus s’en étoit formé dès son en-fance ; Ninus ou Belus ou Nimrod enavoient eu fans doute aussi dans Niniveou dans Babylone. Gygès de Lydie étoit,au rapport d’Hérodote, le capitaine des