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tout le terrein où l’ancienne ville de Willanétoit bâtie.
Le guetteur du Grinez se trouve dans1 s cap de France le plus proche de l’An-gleterre : le trajet en droite ligne n’estque de cinq lieues & demie , à 2400 toisesla lieue. Ce guetteur découvre avec falunette la moindre barque qui fort du portde Douvres : deux cavaliers d’ordonnancerestent de garde au Grinez pour taire leurrapport à Boulogne.
Le guetteur de Blanez découvre toutce qui fort des Dunes & double la pointede Danjeneastè ; des ordonnances du Ca-lai sis v restent de garde, & íont leur rap-port a Calais.
De la tour de Dunkerque le guetteurdécouvre tout ce qui fort de la Tamise ;toute cette partie des cotes de France voità f instant ce qui fe passe fur les bords op-posés , d’où l’on ne peut découvrir nosmanœuvres, nos côtes étant plus balles,& la mer les couvrant: ce qui fe définit,en terme de marine, en disant que la mermange la côte. Les capitaines gardes-côtesdoivent connoître tous les sondages de dé-tendue de la côte qu’ils ont à garder , pourjuger sûrement des endroits où il est pos-sible de faire une descente.
Cette connoiíïànce est très-facile àprendre fur les côtes de la Méditerranée,où le flux le plus haut ne monte pasà un pied ; mais fur les côtes de l’Océanil faut évaluer toutes les différentes hau-teurs des marées, qui varient selon lesfaisons & le tems des équinoxes, & deuxfois tous les mois régulièrement, en sui-vant les quartiers de la lune; ce qui faitdeux changemens considérables en vingt-huit jours. Les gens de mer nomment cesflux réglés, vive-eau & morte-eau. Telpetit port des côtes de l’Océan ne pourroitrecevoir de morte-eau un bâtiment de60 tonneaux, qui peut en recevoir un de300 de vive-eau. Cette connoiflànce pa-roit avoir été négligée ; cette évaluation estcependant très - importante à faire, soitlorfqu’on médite quelqu’embarquement,loir lorsqu’on peut craindre quelque des-cente.
D’espace en espace il y a des batteries& des redoutes fur le bord de la mer ;Tome XV.
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quelques-unes font armées en bronze ; &les canons, leur service & leur garde ap-partiennent à l’artillerie & aux troupes deterre ; les autres , qui font armées en fer,appartiennent à la marine, & font gardées& servies par des détachemens de troupesde la marine ou des gardes-côtes. En temsde guerre , les unes & les autres font éga-lement fous les ordres de Pofficier généralcommandant dans la province.
Ces batteries font placées, le plus qu’ilest possible, dans les endroits où la merfait échor , terme dont les marins fe fer-vent pour indiquer un point de la côte oùle fond est aílèz profond pour que la merreste près de la côte à basse mer, mêmependant le tems de morte-eau.
II feroit à desirer qu’on mît plus d’uni-formité dans !e service des gardes-côtes ,• ilest facile aussi de perfectionner ce service,qui devient quelquefois très-important :il le fera toujours beaucoup en tems deguerre , de mettre ce service au point queles côtes puissent être défendues par leurspropres forces, &: que les armées en cam-pagne ne soient point obligées de détacherdes brigades ou des régimens pour rem-placer ce qui manque à la défense des côtes.Article de M. le comte de Tr ES s a N.
Garde-CôTES. ( Marine. ) On donnece nom à des vaisseaux de guerre ou à desfrégates que le roi fait croiser le longde nos côtes pour la sûreté du commerce,& protéger les marchands contre les cor-saires qui pourroient troubler leur navi-gation.
Gardes-côtes, capitaineriesGARDES-CÔTES; c’est un nombre devillages voisins de la mer, qui font sujetsà la garde d’une certaine étendue de côtesréglée par des ordonnances du roi, quifixent l’étendue de chaque capitainerie,& les lieux qui y font compris. Chaquecapitainerie a son capitaine , un lieutenant& un enseigne ; en tems de guerre , cescompagnies font obligées de faire le guet,& de marcher aux endroits où les ennemisvoudroient tenter quelques descentes , oufaire quelques entreprises. V. GARDES-CÔTES.
Garde DE FEU ( Marine. ) , ce fontdes caisses de bois qui fervent à mettreGgggS